BONO - époux, père et militant… (Part I) - U2 France
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BONO - époux, père et militant… (Part I)

dimanche 14 juillet 2013 / par Corine/Dead / Tags:

Le 25 juin dernier, Bono était l’invité de Jim Daly pour une interview radio dans le cadre de l’émission Focus On The Family. Cette interview avait été enregistrée le 23 mai dernier à New York, alors que la formation rock irlandaise U2 œuvrait à son prochain album. L’audio de cette interview est disponible sur le site de Focus On The Family et @u2.com en a fait une transcription que nous reprenons ci-après.

Jim : Commençons par votre mariage et votre famille puisque notre émission s’intitule Focus On The Family et que tant que personnes sont intéressées par la santé de la famille, son bien-être, parce que nous pensons que c’est une institution que Dieu a instauré pour y donner la vie. Vous êtes marié depuis trente ans dans une industrie qui ravage les mariages. Comment avez-vous fait ?

Bono : Je dirais que ma moitié a avant tout une patience considérable. J’ai épousé une femme extraordinaire. En fait, je — la semaine où j’ai rejoint U2, j’ai rencontré Ali. Ali Stewart. Et c’est une créature… mystérieuse. J’ai toujours le sentiment de ne pas la connaître. J’essaie encore et nous avons traversé tant de choses ensemble. Et je pense, pour répondre à votre question sérieusement, probablement, voyez-vous, qu’elle est très indépendante. Aussi, ai-je plus besoin d’elle, qu’elle de moi probablement. Je m’accroche elle avec vigueur.

Jim : Je pense que l’une des choses étonnantes à propos du mariage et pourquoi Dieu l’a conçu ainsi, est qu’il unit deux personnes et qu’il faut, en quelque sorte, se débarrasser de son égoïsme, égoistes nous le sommes tous par nature, en tant qu’êtres humains.

Bono : Bien, voyez-vous, je dirais que le boulot de l’amour — peut-être que le mot "job" n’est pas le bon terme — est de prendre conscience du potentiel des autres, aussi lorsqu’on le fait de manière équitable dans une relation et que les deux personnes sont axées sur le prise de conscience du potentiel de chacune, probablement que l’on peut construire quelque chose ensemble. Cependant, si c’est à sens unique, je pense que le problème est tout autre.

Mais c’est également vrai en amitié. Ça l’est également au-delà du strict sens de la famille. Nous devons, voyez-vous ... le gâchis de potentiel humain est l’une des raisons pour lesquelles je suis devenu militant, parce qu’une fois encore, le boulot de l’amour consiste à prendre conscience des potentiels. Et lorsque l’on voit des vies gaspillées dans le monde en voie de développement parce qu’ils ne peuvent avoir accès aux médicaments que nous pouvons acheter dans n’importe quel Duane Reade, ici à New York, ou qu’ils ne peuvent vacciner leurs gamins contre la varicelle, alors on sait que quelque chose ne va pas. Et puis, on se doit de se mettre au service de cela. Une fois encore, parce que c’est le potentiel du monde que nous possédons — le boulot de l’amour est de prendre conscience de ce potentiel.

Jim : Absolument. Avez-vous senti une différence en élevant d’abord deux filles puis un peu plus tard en ayant deux garçons ? Avez-vous senti cette différence ?

Bono : Ouais, un peu. je veux dire, c’est un drôle de truc. On dit qu’en devenant parent, on retourne au même âge que celui de ses enfants. Ainsi, je me souviens que pour les filles, je me souviens les avoir mises au lit et que des chansons me sont venues en tête que je ne pensais pas connaître — des mélodies, des comptines, à l’évidence que ma mère avait dû me chanter ou me réciter quand j’allais me coucher. Ça a éveillé des souvenirs. Il y a de la beauté en cela ; cela peut également apporter du chagrin, bien sûr, quand on a des enfants car cela ravive les bleus et/ou blessures d’un certain âge. je ne sais pas si cela vous est arrivé. Le fait d’avoir des enfants, a-t-il ravivé des souvenirs douloureux en vous, Jim ?

Jim : Oh, oui. Voyez-vous, ce que j’allais vous demander, en fait concernait la perte de votre maman car j’ai perdu la mienne à l’âge de neuf ans et cette souffrance gamin… ma maman était tout pour moi. Elle avait ce génial sens de l’humour irlandais et elle en faisait preuve tout le temps, même dans la pauvreté. Nous avons grandi dans l’une des parties les plus pauvres de la Californie. Nous avons vécu à Compton et ... mais elle était tout pour moi et ça m’a secoué. Et, vous avez perdu votre maman vers l’âge de 13-14 ans, n’est-ce pas ?

Bono : Ouais, effectivement. C’était quelqu’un de très drôle. Ça, je m’en souviens. je n’ai pas beaucoup de souvenirs d’elle, c’est bien malheureux.

J’ai un souvenir de ma mère qui, parce que j’étais vraiment un gosse odieux, et qu’un voisin lui avait conseillé de m’inculquer un peu de discipline. Aussi, avait-elle dégoté une canne. Et elle l’avait accrochée dans la cuisine et le but était, voyez-vous, que si je continuais à mal me comporter, voilà ce qui m’attendait. Aussi —

Jim : C’était une menace.

Bono : Je ne me souviens pas bien de ce qui s’est passé, mais je me rappelle qu’elle a attrapé la canne. Ça suffit ! Et elle a commencé à me poursuivre dans le couloir. J’ai commencé à courir et lorsque je me suis retourné, j’étais terrifié. Je me suis retourné avec la peur au ventre. Et là, je l’ai vue. Elle était morte de rire. [Rire] Et, je pense que c’est un signe de ce qu’elle était. J’aimerais tant avoir plus de souvenirs d’elle.

Et puis, une chose merveilleuse est arrivée. Quelqu’un à l’aéroport a retrouvé un cousin ou autre et il y a eu un film — des images tournées en Super 8, que possédait un parent éloigné de ma famille, de ma mère à l’âge de vingt-quatre ans, jouant à la thèque (NDLT : une sorte de base-ball joué par les enfants) à la plage. Et la K7 est arrivée et je trépignais d’impatience et je l’ai aussitôt mise dans le magnéto — c’était sur une VHS ou quelque chose comme ça — et j’attendais. Je me préparais psychologiquement. Et, c’est alors que j’ai vu cette belle créature qui courait dans une sorte de mouvement en Super 8, voyez-vous, et elle arrivait — après avoir frappé la balle.

Aussi, voyez-vous, j’ai hâte de la retrouver. Mais cette perte est très importante pour moi. je l’ai comblée avec la musique et ça a renforcé ma foi, je suppose.

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