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Bono et K’naan militent pour plus d’aide à la Somalie frappée par la famine

mercredi 14 septembre 2011 / par Corine/Dead / Tags:
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Bono, le chanteur leader de la formation rock irlandaise U2, à gauche, l’artiste de hip-hop somalo-canadien, K’naan, au centre et le rédacteur en chef du Globe and Mail, John Stackhouse débattent de la famine en Somalie à Toronto le 10 septembre 2011. Photo : Michelle Siu/The Globe and Mail

K’naan portait son chapeau en croute de porc. Bono ses lunettes mauves aux verres fumés, véritable pare-brise privé qu’il ne semble jamais quitter. Mais si ces célébrités étaient présentes avec leurs incontournables accessoires désormais marque de fabrique, elles s’étaient également déplacées avec de nouveaux messages et des opinions sur la Somalie déchirée par la guerre où la pire des famines depuis 60 ans dévaste le continent africain.

Dans les tous prochains mois, quelque 750 000 Somaliens risque la famine. Plus de quatre millions de ce pays vivent désormais dans des zones frappées par ce fléau. Des dizaines de milliers – dont la moitié au moins est composée d’enfants – sont déjà morts cette année.

La superstar irlandaise du groupe U2 et le rappeur somalo-canadien se sont entretenu avec John Stackhouse, rédacteur en chef du Globe and Mail, lors d’une manifestation exclusive donnée sur le toit du TIFF Lightbox en centre ville de Toronto.

Nos deux célébrités étaient dignes d’une étude de contrastes. Bono, décrit par M. Stackhouse comme le “pitbull militant contre la pauvreté” a un lourd passé de défense de l’Afrique notamment au travers de ONE, l’association caritative de défense qu’il a cofondé pour lutter contre la misère et les maladies que l’on peut prévenir avant tout sur ce continent. Très à l’aise derrière ses illustres lunettes, posant quelque peu, crânant même un peu en se qualifiant d’ “épine dans le pied” lancé en 1984 pour comprendre la famine en Éthiopie.

K’naan, quant à lui, est apparu comme un homme timide un peu candide qui se soucie peu de sa propre célébrité de rappeur. Il s’est exprimé de manière humble, le flot de ses phrases et sa voix s’écoulant à une cadence modérée. Notre rappeur récompensé par un Juno est à l’évidence amoureux des mots. “Je suis un peu comme un pompier dans l’enfant se trouverait dans le bâtiment en flammes”, a-t-il confié pour expliquer le fait qu’il n’était pas très bon lorsqu’il s’agissait d’adopter les manières des célébrités telle que poser pour les photos. “Pour ma part, à présent, mes relations vont plus à l’aspect famine qu’à l’aspect célébrité”, a-t-il souligné.

La Somalie est un pays “sous la gouvernance de la poésie”, a-t-il déclaré dans l’une de ses nombreuses descriptions de ce pays foyer d’un peu noble et fier. Il était important pour lui de dresser un tableau de son pays qui ne correspondrait pas aux idées que s’en faisaient de nombreux nord Américains. “Nous sommes un pays qui souffre de l’absence de contexte”, a-t-il poursuivi. Il est moins question de pirates, semble-t-il, et bien plus de personnes jeunes motivées excellant dans les technologies, douées en affaires et souvent trop fières pour accepter la charité.

De son côté, Bono a reconnu que les problèmes pour lutter contre la misère étaient plus complexes que ce que son association et les agences de l’aide avaient tendance à promettre. “C’est le bazar”, a-t-il déclaré, mais il espère que cela ne dissuadera pas les gens de contribuer à ce qui est “belle aventure... et un voyage qui se poursuit de l’égalité.” Et d’ajouter que le Canada avait “contribué au-delà de son poids” en injectant 72,35 millions de dollars.

[...]

Bono a laissé la parole à K’naan durant la plupart du débat, soulignant que son association se mettait à la disposition du jeune rappeur. Comme pour se racheter de la soirée d’inauguration du festival où un documentaire sur son groupe était projeté, il a répondu à la question portant sur la façon de réconcilier les problèmes de la pauvreté avec le monde plus glamour des réceptions avec abondance de canapés en tous genres et verres de vin en affirmant que “la célébrité était l’un des plus ridicules concepts modernes... et qu’il retournait la vision de Dieu du monde, faisant de nous des héros alors que les pompiers et les infirmières étaient les véritables héros.”

Facile à dire quand on est une célébrité mondialement connue qui n’a qu’un mot comme nom et porte des lunettes de soleil même au lit – c’est tout au moins ce que nous présumons.

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