Accueil / Industrie / Daniel Lanois au Hall of Fame… (Part. 1)

Daniel Lanois au Hall of Fame… (Part. 1)

dimanche 25 mars 2012 / par Corinne/Dead / Tags:

(mais pas avant de s’être entretenu avec nous)

JPEG - 69.7 ko

par MARSHALL WARD

Dans les notes propos de l’album de Daniel Lanois sorti en 200, Shine, le musicien et producteur écrit : “Quel privilège d’être en mesure de faire de la musique et quel honneur de la voir distribuée et appréciéee.”

“Appréciée”est peut-être le moins que l’on puisse dire, étant donné que la réputation légendaire dans l’industrie musicale de Lanois et les louanges considérables véhiculées par ses pairs — tout récemment avec l’annonce de son induction au Music Industry Hall of Fame canadien le 22 mars dernier.

Lanoisa laissé une marque indélébile dans cette industrie en produisant des albums qui ont défini la carrière de Peter Gabriel (So, Us), Emmylou Harris (Wrecking Ball), Willie Nelson (Teatro), Robbie Robertson (album éponyme) et son collaborateur fréquent Brian Eno. Ensemble Eno et Lanois ont produit des albums avant-gardistes avec la formation rock irlandaise U2, incluant The Joshua Tree, The Unforgettable Fire, et Achtung Baby.

Salué par Rolling Stone comme le “plus important producteur de disques émergé des années 1980”, Lanois poursuivra sa carrière en produisant ce que de nombreux critiques allaient appeler par la suite l’album comeback de Bob Dylan en 1989, Oh Mercy, puis plus tard en 1997, Time Out of Mind, qui lui rapportera pas moins de trois Grammy awards dont celui de l’album de l’année.

La signature sonore et atmosphérique de Lanois peut également être entendue sur les albums des Neville Brothers (Yellow Moon), Neil Young (Le Noise), et les projets séminaux de U2 telsq ue How to Dismantle An Atomic Bomb et All That You Can’t Leave Behind (il a également co-écrit la musique du dernier opus de U2, No Line on the Horizon).

Ses percées pour le 7e art incluent les bandes sonores de Sling Blade, le thème du film de David Lynch, Dune, ainsi qu’un film chroniquant l’enregistrement de son propre album, Here Is What Is. En tant qu’artiste, le catalogue personnel de Lanois inclut de nombreux albums, dont l’acclamé de ses débuts de 1989, Acadie jusqu’à l’album éponyme de son tout dernier projet sorti en 2010, Black Dub.

Lanois est entretenu avec Rock Cellar Magazine sur sa carrière de quatre décennies et son induction au Music Industry Hall of Fame canadien.

ROCK CELLAR MAGAZINE Pour commencer, permettez-nous de vous féliciter pour cet honneur qui vous est fait et ce trophée qui vous a été remis lors du gala d’induction au Music Industry & Broadcast Awards canadien à Toronto.

DANIEL LANOIS Je suis très touché de voir que les gens prêtent attention à mon travail. J’ai passé quelques bonnes années en laboratoire. Nousnous rendons dans les profondeurs du coeur ouvert du laboratoire sans penser à nous selon nos produits et talents. .Et heureusement nous avons trouvé un foyer pour tout ce travail, comme ça a été le cas pour moi, et être reconnu pour ce travail c’est réellement formidable.

Prenez-vous le temps pour revenir sur le travail de vos débuts en écoutant les albums des artistes que vous produisiez alors tels que Martha & The Muffins, The Parachute Club, ou Ian et Sylvia Tyson ?

Daniel Lanois Je trouve le temps de réfléchir à mon travail du passé en tombant dessus en chemin, un peu comme lorsque je suis dans la rue et entends quelque chose qui vient d’une boutique. Je l’entends et je me dis, tiens, ça me semble familier.. puis je me dis, non mais attends un peu, c’est moi qui ai fait ça. C’est assez sympa d’être immortalisé par la radio et par la compilation de disques de quelqu’un. Toutes accolades mises à part, c’est vraiment charmant que l’on se souvienne de vous pour avoir touché quelques coeurs.

Votre frère Bob et vous-même avez fait vos premiers enregistrements dans la maison de votre mère à Ancaster, en Ontario, n’est-ce pas ? A quoi pouvait bien ressembler cet espace d’enregistrement ?

Daniel Lanois Notre premier studio, c’était tout simplement la cave de la maison de ma mère (rires). Il y avait quelque chose dans le fait qu’il soit en sous-sol — une sorte de densité du son — que je n’ai pas su entièrement apprécier à l’époque. Mais en écoutant mes enregistrements de cette époque, je me dis : “Wow, il y avait vraiment quelque chose dans le son de cette vieille cave.” Et c’était incroyable que d’avoir le soutien de ma mère qui a vraiment été un ange avec tout le vacarme que nous faisions sous sa chambre toutes ces années durant.

Votre frère et vous-même avaient enregistré tout le monde des artistes de country aux choeurs haïtiens. Ces sessions sont-elles la raison qui vous ont conduit à travailler avec des artistes tels que Raffi, Willie P. Bennett et Nash the Slash ?

Daniel Lanois J’ai toujours l’appétit vorace d’emmener le studio au prochain pallier et je l’ai fait du mieux que j’ai pu. Et une fois que je me suis extirpé de la cave de ma maman — elle nous a jeté dehors — nous nous sommes rendus dans la grande ville - c’est-à-dire Hamilton (rires)… pour nous lancer dans un petit studio sur place (le réputé Grant Avenue Studios).

Là-bas, nous avons fait un grand nombre de disques pendant de nombreuses années — de très bons disques. Je pense que l’on peut affirmer sans trop se tromper que peu importe la géolocalisation ou l’équipement que nous avions, mais ce qui compte c’est ce qui se trouve à l’intérieur du coeur humain, et c’est le carburant qui nous faisait avancer. Nous avions le feu sacré, comme moi à présent, mais assurément lorsque j’étais un jeune homme. J’adorais tellement ce que je faisais qu’il n’y avait rien avec quoi le comparer.

Vous souvenez-vous du tout premier album que vous avez acheté ?

Daniel Lanois Il y avait ce tube instrumental quand j’étais gamin, Wipe Out par un groupe du nom de The Surfaris. C’était un instrumental à la batterie, peut-être vous en souvenez-vous, un solo génial à la batterie snare. La première fois que je l’ai entendu, je l’ai tellement aimé que je me suis précipité pour l’acheter et la face B s’intitulait Surfer Joe.

(à suivre)


Partagez cet article


Voir en ligne : Rock Cellar Magazine

Toutes les versions de cet article : [English] [français] [français] [français]


Nous Contacter

Le site de la communauté francophone U2. Depuis 1997 avec U2France accédez à l'actualité de U2, des tonnes de ressources, du contenu multimédia en tout genre et une communauté de fans via le forum. Vous trouverez toutes les actualités (news, revues, vintage, divers), les derniers ajouts de notre partie ressources, les discussion du moment sur le forum, ainsi que des extras tels que le son de U2 pour bien commencer la semaine, des albums photos et des fonds d'écran.

  • Adresse: Paris
  • Email: contact [@] u2france.com
  • Facebook: facebook.com/U2France
  • Twitter: twitter.com/u2france
  • Google+: https://plus.google.com/+u2france

Derniers posts

Tag cloud

Actu The Edge Bono Larry Forum Adam Video Live Songs Of Innocence tickets concerts
Loading

Instagram widget

  • #U2 #U2auLGJ #Canal+ #bono  par Maxime Bruno
  • #U2 #U2auLGJ #Canal+ #theedge  par Maxime Bruno
  • #U2 au The Graham Norton Show www.u2france.com
  • #U2 au The Graham Norton Show www.u2france.com
  • #U2 @ #LGJ #Canal+ www.u2france.com
  • Gagnez l'un des albums Songs Of Innocence de U2:  bit.ly/Znhc64 #U2 #songsofinnocence www.u2france.com
  • #U2 en tournée, ce que nous savons à ce jour… www.u2france.com #U2France
  • #U2 #songsofinnocence #SOI www.u2france.com
  • #U2 #songsofinnocence #SOI www.u2france.com
go-top