Davis Guggenheim à propos de U2 (Part. I) - U2 France

Davis Guggenheim à propos de U2 (Part. I)

jeudi 17 novembre 2011 / par Corine/Dead / Tags:
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(Bono, Davis Guggenheim & The Edge. Photo : FlynetPictures.com)

par Andy Morris

Ils appellent ça le "Bonolese" : une forme unique de scatt-ish sans aucun sens discouru par le chanteur leader de la formation rock irlandaise U2 lorsque le groupe esquisse des chansons. Des images de ce charabia en répétition sont l’une des nombreuses surprises que l’on trouve dans From the Sky Down, le nouveau film de Davis Guggenheim qui documente la création de Achtung Baby. Clos par la performance de U2 à Glastonbury l’été dernier, Guggenheim (mieux connu pour son film mettant en vedette Al Gore, An Inconvenient Truth (NDLT : Une Vérité Qui Dérange) et son rockumentaire It Might Get Loud) a eu accès à la fois aux membres du groupe eux-mêmes et à des images inédites issues des tréfonds des archives du groupe.

"Selon moi, ce qui est également intéressant c’est de les avoir vus en studio tentant de se souvenir comment jouer ’Who’s Gonna Ride Your Wild Horses’ ou ’So Cruel’", de confier Guggenheim, assis dans une minuscule chambre blanche de l’hôtel The Dorchester à Londres. "On le voit dans le film - Edge et Bono se regardant et déclarant : ’Je crois que les accords sont comme ça.’"

Après des débuts acclamés au festival international du film de Toronto, Guggenheim s’est entretenu avec GQ.com à propos de l’intelligence de Brian Eno, des pires erreurs de mode du groupe et de ces histoires qu’il veut ensuite narrer...

GQ.com From The Sky Down contient des séquences très drôles. Pourquoi était-il important de faire ressortir l’humour de U2 ?

Davis Guggenheim Pour It Might Get Loud, Edge m’avait dit d’entrée : "Il faut être humoristiques. Parce qu’en général, les rock stars sont présentées comme étant très sérieuses. Qui se préoccupe des déboires et tribulations de personnes riches essayant d’écrire des chansons ?" L’humour c’est ce truc génial qui donne de la légèreté à la narration. Pour être un bon musicien, il faut le prendre très au sérieux. Mais les autres y voient une façon de dire que vous pensez être seul au monde... et comment osez-vous être un humain aussi arrogant.

Brian Eno semble être assez intimidant. Quelle impression vous a-t-il laissé ?

D. G. J’avais l’impression d’être assis face à un cerveau gigantesque. Je pourrais fermer les yeux et voir sa chair fondre, ses os disparaître et tout ce qui resterait ce serait un cerveau avec des milliers de câbles partant dans tous les sens - et j’aurais pu connecter ces câbles directement à ma caméra. J’étais à la moitié du tournage du film et je lui ai posé la question [clef] : Comment U2 a-t-il fait pour ne pas se séparer ? Nous pensons savoir ce qu’est un groupe mais nous ne le comprenons probablement qu’à des niveaux très superficiels. Je lui ai dit : "Oublie la façon dont la majeure partie des gens le voit - sois un anthropologue Brian !"

Quel a été votre souvenir le plus mémorable de Glastonbury ?

D. G. Mon fils et moi-même essayant de nous rendre d’une tente à l’autre dans 12 pouces (NDLT : environ 30 cm) de boue qui aurait pu être de la colle. La boue en Amérique est loin d’être aussi adhésive. Un faux pas et votre botte reste plantée dans la boue. Également, il y avait une zone "backstage" (NDLT : coulisses) et mon fils était en train de déjeuner à côté d’un gars très calme et modeste afro-américain qui mangeait des pommes de terre - puis, je me suis rendu compte que c’était le rappeur leader du groupe Wu Tang Clan qui s’apprêtait à monter sur scène et qui parlait de jardinage.

C’était intéressant de voir Bono parler de la création de son kit d’identité de rock star - les lunettes de soleil inspirées par Lou Reed, les pantalons en cuir par Jim Morrison, la veste (et les cheveux) par Elvis Presley. Quelle est votre séquence mode préférée dans ce film ?

D. G. Voilà une question très GQ ! C’est amusant de voir ce qu’ils portaient. Ils avaient des fringues géniales et ils ont fait des erreurs impardonnables. Larry s’en est toujours bien sorti parce qu’il est toujours resté fidèle à son look Harley Davidson. La mode ne nous a pas vraiment gâtés dans les années 1980. En regardant Bono et the Edge, on observe des choix "intéressants"...

Il y a pas mal de bandanas à l’écran… En Amérique, nous appelons ça des "doo-rag". Ça a aidé Edge et ça nous a tous aidés lorsqu’il a découvert le bonnet. Le bonnet marche.

(à suivre)

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