Davis Guggenheim à propos de U2 (fin) - U2 France

Davis Guggenheim à propos de U2 (fin)

lundi 21 novembre 2011 / par Corine/Dead / Tags:
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(Bono, Davis Guggenheim & The Edge. Photo : FlynetPictures.com)

par Andy Morris

On parle beaucoup de votre admiration pour les documentaires ’Stop Making Sense’ et ’New York Doll’. A quels films avez-vous lié le groupe ?

D. G. C’est drôle, nous n’avons pas vraiment beaucoup parlé de mais The Last Waltz en fait partie, pour sûr. Je suis un grand fan de Errol Morris en ce qui le concerne - particulièrement The Fog Of War et The Thin Blue Line. Pour autant que je sois frustré par tous les films de Michael Moore, il a fait un boulot génial en termes de la place occupée par les documentaires en dehors de ce ghetto et qu’ils peuvent être divertissants. Mais je trouve qu’ils ne rendent pas justice aux personnes à propos desquelles il réalise. Il se met lui-même beaucoup trop en avant de son récit. [Cependant] si Michael Moore n’avait pas été dans les parages pour m’influencer, je n’aurais pas inclus la séquence dans From The Sky Down expliquant toutes les raisons pour lesquelles les groupes de rock se séparent.

Y a-t-il un truc en particulier que vous auriez souhaité avoir ?

D. G. Probablement des centaines. A chaque scène que je regarde, je me dis : "J’aurais pu mieux faire". J’aurais aimé les avoir plus en train de jouer. Une partie du talent est de cacher la performance dans la narration - ainsi Edge chantant "Love is Blindness" est parfait parce qu’il chante mais il raconte aussi une histoire. On ne vous fait pas simplement traverser une chanson. Lorsque le groupe chante "One" à la fin c’est aussi plutôt génial. J’aurais pu faire appel à deux ou trois chansons en plus dans ce film mais nous n’avions tout simplement pas le temps pour ça. Nous avons fait ce film très rapidement - en 4 mois et demi.

Quel a été le truc le plus abstrait dont vous avez fini par parler avec Bono mais que l’on ne voit pas à l’écran ?

D. G. La première heure, nous avons abordé les poètes irlandais. Sachant que j’avais tout ce temps supplémentaire, c’était merveilleux parce que je sais qu’il va s’installer et que quelque part quand il le décidera, il relierait tout cela à lui-même - et que lorsqu’il le fera toute l’émotion qu’il ressent envers les grands poètes irlandais rejaillira. Je pourrais me contenter de ne parler que ce qui m’intéresse - il ne s’agit pas simplement de se plier "à la liste obligatoire des choses à aborder en cochant des cases". Et plus important encore, parce que je fais beaucoup de trucs dramatiques, le ton est tellement important - le ton sur lequel je devais les interviewer dans un lieu de réflexion calme transpire vraiment dans ce film.

C’est incroyable de voir Bono quitter la scène en pétard dans les prises de Rattle and Hum…

D. G. Je lui ai montré à lui et au reste du groupe et il auraient pu me dire : "Coupez tout ça". Surtout pour cette scène - il traite certains manœuvres de la scènes de "trouduc" et d’idiots. Qui veut voir de telles images de soi ? Ils ne m’ont pas demandé de couper quoi que ce soit - j’ai eu beaucoup de chance.

De qui aimeriez-vous parler dans votre prochain projet ?

D. G. J’aimerais raconter Led Zeppelin d’un bout à l’autre. J’ai en un là [rires] mais il m’en faut encore quelques uns ! J’adorerais également raconter l’histoire de Paul McCartney. J’ai vraiment eu de la chance de convaincre des personnes qui étaient très évasives. Si je parvenais à en convaincre une, je serais très heureux. J’ai hâte de voir le documentaire de Martin Scorsese sur George Harrison.

Ça ne vous dirait pas de raconter l’histoire de Kanye West story ?

D. G. Il me faudra en lire plus pour cela. Je dois faire des films sur les gens que j’apprécie. Je pourrais l’apprécier mais je n’en suis pas certain [rires]. Je pense que c’est quelqu’un de fascinant, de brillant, de talentueux - et que son Twitter ne nous dit pas tout.

Avez-vous croisé des fans obsédés par U2 ?

D. G. J’avais une fan en salle de montage ! Nous avions un planning très serré et nous avons trouvé une assistante monteuse que nous pensions être fantastique. Elle s’est pointé et a dit : "Je veux vraiment ce boulot mais il y aura un moment entre jeudi et samedi où je devrais m’absenter". Je me suis dit qu’il y avait peut-être un mariage dans sa famille ou qu’elle devait passer des examens - et là elle me dit que U2 jouait à Seattle et qu’il fallait qu’elle y aille. Elle était tellement dingue et acharnée de U2 qu’elle était prête à renoncer au boulot plutôt que de rater un concert qui se donnait à 500 miles (NDLT : 750 km) de là.

Selon vous, qui est le Britannique le mieux habillé ?

D. G. Je pense que Jimmy Page est la plus belle interprétation des dieux de la guitare. Il porte ces longs et beaux trench coats et ces fabuleuses bottes John Varvatos - c’est d’ailleurs pour cela que j’en ai moi-même une paire. Jimmy est vraiment élégant. Toutes les femmes de mon bureau se seraient jetées sur lui - y compris mon épouse.

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