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Dix hommages en musique à un personnage politique emblématique : Nelson Mandela

samedi 7 décembre 2013 / par Corine/Dead / Tags:
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Nelson Mandela et Bono photographiés après une rencontre chez Mandela à Johannesburg le 25 mai 2002. JUDA NGWENYA/AFP/Getty Images

par Drew Poulsen

Mandela : ces trois syllabes ne renvoient pas seulement au légendaire leader de la lutte contre l’apartheid et ancien président de l’Afrique du sud, mais sont également un synonyme moderne d’égalité, de liberté et de révolution. La contribution de Nelson Mandela continue de survivre dans les cœurs et les manuels d’Histoire et ses idéaux continuerons à servir d’inspiration à la musique populaire.

Le 5 décembre dernier, ce personnage emblématique est décédé à l’âge de 95 ans dans sa demeure de Johannesburg, sa famille à ses côtés. De Public Enemy à Youssou N’Dour en passant par Santana et la formation rock irlandaise U2, certains des plus grands noms de la musique ont salué l’homme d’État révéré dans leurs chansons, albums et même poèmes. Retrouvez ci-après dix hommages particulièrement mémorables de ces musiciens à Nelson Mandela.

U2, "Ordinary Love"

U2 a écrit ce titre du fond du cœur pour le nouveau long-métrage sorti "Mandela : Long Walk To Freedom", un biopic dont le sujet est le grand homme lui-même. Lorsque "Ordinary Love" est tombé il y a quelques semaines de cela, il s’agissait du tout premier nouveau matériel de notre groupe de rock depuis "Soon", en 2010 présenté en avant-première sur la soundtrack de "U2 360 at the Rose Bowl". Avec des paroles telles que "We cannot reach any higher/ If we can’t feel ordinary love", Bono a tenté de donner corps à ce que Mandela représentait.

Hugh Masekela, "Mandela (Bring Him Back Home)"

Masekela, musicien de jazz d’Afrique du sud nommé aux Grammies, a enregistré ce titre en 1987 et chante qu’il "wants to see him (Mandela) walking down the streets of South Africa tomorrow." (NDLT : veut le voir arpenter les rues d’Afrique du sud demain)

The Special A.K.A., "Free Nelson Mandela"

Contrairement à la plupart des chansons engagées, "Free Nelson Mandela" avance à un rythme festif et sur un refrain enjoué — mais son message reste avant tout un plaidoyer pour la libération de Mandela emprisonné. "His body abused, but his mind still free" (NDLT : son corps a été maltraité mais son esprit est toujours libre) traite de Mandela, qui était emprisonné depuis vingt et un ans à l’époque où ce titre a été composé. Produit par Elvis Costello, ce single a été interprété pour l’émission britannique "Top of the Pops" en 1984.

Youssou N’Dour, "Nelson Mandela"

N’Dour est l’une des plus illustres icônes culturelles du Sénégal et son répertoire éclectique l’a vu collaborer avec Peter Gabriel, Bruce Springsteen et Wyclef Jean. En 1986, N’Dour sort un album intitulé "Nelson Mandela", un hommage au futur président de l’Afrique du sud.

Public Enemy, "Prophets of Rage"

L’un des groupes les plus influents de l’histoire du hip-hop, Public Enemy n’a jamais été à court de messages politiques bien-pensants — aussi n’y a-t-il rien de surprenant à ce que l’un de leur morceau les plus emblématiques contienne le nom de Mandela. Pour "Prophets of Rage", Chuck D rappe "We have a reason why to debate the hate" (NDLT : nous avons une raison pour débattre sur le sujet de la haine) tandis que Mandela est mentionné au côté d’autres éminents leaders du mouvement de la lutte contre la ségrégation.

Santana, "Mandela"

Contrairement à la plupart des chansons hommage de la pop, ce morceau datant de 1988 par Carlos Santana avait été composé sous forme instrumentale et également interprété lors de la 70th Birthday Celebration de Mandela. Bien évidemment, cette chanson n’indique pas de manière explicite qu’elle traite de Mandela, la guitare immédiatement identifiable et les percussions latines agissent tel un hymne à la gloire durable du musicien plusieurs fois disque de platine.

Simple Minds, "Mandela Day"

L’on se souvient mieux de Simple Minds comme le groupe qui en 1985 décrochait un tube avec "Don’t You (Forget About Me)", devenu un standard à la sortie du génial long-métrage "The Breakfast Club". Trois ans plus tard, nos Écossais interprétaient ce titre au stade de Wembley pour le concert anniversaire des 70 ans de Mandela. Cette chanson a servi de bannière à l’espoir alors que le groupe de Glasgow chantait : "The tears are flowing wipe them from your face I can feel his heartbeat moving deep inside" (NDLT : les larmes coulent, essuie-les je sens son cœur battre profondémment).

2pac, "Just a Breath of Freedom (4 Nelson Mandela)"
Le poème de Tupac Shakur agit telle une lettre de louange envers Mandela pour ses décennies de lutte au nom de l’égalité des droits. "Held captive 4 your politics/ They wanted 2 break your soul/ They ordered the extermination of all minds they couldn’t control" (NDLT : en captivité en raison de tes opinions politiques, ils voulaient briser ton âme, ils ont ordonné l’extermination de tous les esprits qu’ils ne pouvaient contrôler), le thème de Pac est le parcours de Mandela.

Tracy Chapman, "Freedom Now"

Peu après que Tracy Chapman ait atteint la célébrité avec son premier album éponyme sorti en 1988, elle s’est retrouvé à écrire et à interpréter cette chanson engagée dont le thème est Mandela pour le concert anniversaire de ses 70 ans. Porte parole constante du changement social, la chanson de Chapman s’élève contre une société qui tue et détruit ce qu’elle ne comprend pas. Le plus parlant de ce morceau reste : "Soon must come the day/ When the righteous have their way/ Unjustly tried are free/And people live in peace I say/ Give the man release/ Go on and set your conscience free/ Right the wrongs you made/ Even a fool can have his day."

Johnny Clegg, "Asimbonanga"

Écrit sous la frome d’une combinaison de zoulou et d’anglais, le titre de ce morceau pour la liberté de Mandela est l’équivalent en zoulou de "We have not seen him" (NDLT : nous ne l’avons pas vu) ; à ce stade, personne n’avait vu Mandela hors d’une prison pendant plus de deux décennies. Originaire d’Afrique du sud, Clegg avait attisé la controverse non seulement parce qu’il avait écrit cette chanson engagée devenue un tube mais également parce qu’il avait des camarades de son groupe de différentes races sous l’Apartheid. En 1999, le groupe était rejoint sur scène par Mandela alors qu’il interprétait "Asimbonanga".

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