En plein dans la lucarne - U2 France

En plein dans la lucarne

mardi 17 juin 2014 / par Corine/Dead / Tags:

Humeur cathodique

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par Corinne/Dead

Alors que la planète foot explose avec la coupe du monde, je me suis dit qu’il serait peut-être sympa de partager avec ceux qui ne sont pas plus que ça amateurs du ballon rond… si, ça existe je vous le promets… autre chose !

Un excellent prétexte pour aborder la série du moment qui lorsqu’elle débarquera sur les chaines françaises séduira les aficionados de mystère, d’étrange, de paranormal, de supernaturel…

L’action de Penny Dreadful, c’est son titre, se déroule dans l’Angleterre victorienne, à Londres précisément.

Alors, allez-vous me dire, qu’est-ce qu’un Penny dreadful ? Il s’agit d’un roman de quatre sous ou de gare qui fait peur. Au XIXe siècle, le rituel londonien était de se rendre chaque semaine chez le marchand de journaux pour y acheter ce “roman” de quatre sous (un penny) aux histoires plus épouvantables les unes que les autres : meurtres, monstres, créatures sataniques ou supernaturelles qui passionnaient les lecteurs de la classe ouvrière londonienne. Pour la toute première fois, les media de masse étaient en mesure d’amener chez les gens l’horreur.

En partant de ce concept, le créateur de la série John Logan (scénariste de The Aviator de Hugo et de Gladiator, entre autres) a décidé de faire la même chose, narrer une histoire différente en s’inspirant des personnages les plus gothiques de la littérature anglo-saxonne de genre tels Jack l’éventreur, Frankenstein, Dorian Gray, Dracula et même Van Helsing dans le Londres des années 1890. Ce qui n’a rien de honteux quand on sait que le Dracula de Bram Stocker est largement inspiré de l’un de ces romans de quatre sous, Varney, the vampire.

John Logan n’avait jamais réalisé pour la télévision auparavant, il n’a donc pas écrit de trame à faire évoluer mais directement les deux premiers épisodes, qu’il a présentés à Showtime accompagnés d’une véritable Bible de quarante pages explorant la complexité des différents personnages et du récit… il n’en a guère fallu plus pour convaincre le réseau câblé américain.

À la coproduction, on retrouve et, c’est décidément dans l’air du temps de l’autre côté de l’Atlantique, un metteur en scène de renom (David Fincher - House of Cards, Alfonso Cuaron - Believe, Steven Spielberg pour nombre de séries dont Falling Skies, Martin Scorsese - Boardwalk Empire), Sam Mendès (American Beauty, Jarhead, Skyfall…).

Pour donner vie à ce petit bijou, le Londres victorien (fin XIXe siècle) a été entièrement reconstitué dans les studios Ardmore à l’extérieur de Dublin (costumes, décors, accessoires, tournage, traiteur, figuration… absolument tout est made in Ireland).

Pour appâter, s’il en était besoin, le spectateur, Showtime, l’une des chaînes les plus audacieuses du petit écran américain avec HBO, n’a pas hésité à mettre à disposition et gratuitement le premier épisode de sa série d’horreur sur différentes plateformes : YouTube, Hulu et Showtime.com.

Le buzz a été immédiat et le week end dernier, Showtime annonçait une nouvelle saison pour Penny Dreadful… souhaitons qu’elle soit à la hauteur de cette ambitieuse et prometteuse première saison.

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Sa distribution n’est pas des moindres puisqu’y figurent le Gallois Timothy Dalton (Le Lion en Hiver), la Française Eva Green (fille de Marlène Jobert, révélée par Dreamers de Bernardo Bertolucci et, accessoirement, Morgane dans l’adaptation française de Merlin l’enchanteur), les Américains Josh Hartnett (La Chute du Faucon noir, Le Dahlia Noir, Rencontre à Wicker Park, 30 jours de nuit, Slevin, Sin City …) et Reeve Carney (La neige tombait sur les Cèdres, La tempête mais aussi et surtout le premier Peter Parker mis en scène pour Broadway dans SpiderMan Turn Off The Dark) et l’Anglaise Billie Piper (Docteur Who et Journal intime d’une call girl).

Les vingt premières minutes du pilote incluent deux scènes qui vont vous laisser cloués à votre fauteuil, de quoi faire de cette nouveauté la série qui fera couler l’encre des critiques TV de la planète qui vont se disputer pour en décrypter les codes.

Un petit résumé peut-être ?

Sir Malcom Murray (Timothy dalton), riche et célèbre explorateur, va devoir affronter les forces du mal et le monde des ténèbres en partant à la recherche de sa fille enlevée. Pour cette quête, il va enrôler des spécialistes des phénomènes paranormaux ou liés à l’au-delà. Cette fine équipe comprend une médium tourmentée aux pouvoirs extraordinaires (Eva Green), accessoirement la meilleure amie d’enfance de la fille de Murray, une gâchette du far West qui s’exhibe dans les spectacles itinérants (Josh Hartnett) pour échapper à son passé de fils de riche américain et un tout jeune docteur Frankenstein (Harry Treadaway). Nous parlons bien ici du docteur qui redonne vie aux cadavres fruit de l’imagination de Mary Shelley.

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Leur route va croiser celle de Dracula immortalisé par Bram Stocker, de Dorian Gray, le dandy né de la plume d’Oscar Wilde, de Van Helsing, le chasseur de vampires…

Ce qui accroche dans cette série c’est l’alchimie entre les personnages, l’étrange et intrigant jeu de pouvoir et de séduction qui opère entre Vanessa Ives, la médium (Eva Green), Ethan Chandler, le cowboy (Josh Hartnett), Dorian Gray, le dandy (Reeve carney) et Brona Croft, la prostituée (Billie Piper) qui nous ferait presque oublier qu’il s’agit d’une série d’action. Chaque personnage cache un lourd passé qui est révélé au fil de la série, je vous recommande particulièrement celui consacré, dans son intégralité, au personnage de l’envoutante et vénéneuse Vanessa Ives (Eva Green) aussi fascinant que terrifiant.

Chargée d’érotisme, profondément dérangeante, Penny Dreaful happe littéralement le spectateur qui s’enfonce dans la noirceur de ces personnages torturés en quête d’une rédemption, pas toujours méritée. Chaque épisode tente de rétablir un fragile équilibre entre le bien et le mal pour sombrer encore plus avant dans les profondeurs de l’abîme.

Pour finir, quelques images

Penny Dreadful… if there is one thing we all want, it’s to belong

Je recommande également aux amoureux de l’Angleterre victorienne l’excellente Ripper Street (dont la troisième saison est en tournage) produite par la BBC sur le thème de Jack the Ripper (l’éventreur ;-)) … moins gore et plus policière que Penny Dreadful mais tout aussi passionnante.

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