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Le groupe U2 triomphe à Barcelone et sa magie fait vibrer 18000 personnes

dimanche 12 août 2001 / par Acrobat

Le groupe irlandais emmené par Bono nous a offert mercredi soir un concert magnifique dans un Palau Sant Jordi plein à craquer et survolté. Cela fut l’occasion de passer en revue ses vieux morceaux, lors de l’unique étape espagnole de l’Elevation Tour.

Nous n’étions qu’à quelques minutes de 22h30, c’est à dire plus d’une demi-heure en retard par rapport à l’horaire prévu, quand les dernières notes du Sergent Pepper des Beatles nous ont laissé penser que quelque chose était sur le point de se passer. Et ce quelque chose s’est bel et bien passé. Avec toutes les lumières de la salle et de la scène allumées, et contrairement à ce que l’on a coutume de voir, les quatre se dirigent calmement vers leurs instruments respectifs, au milieu de l’hystérie générale. Un début bien loin des déchaînements de bruits traditionnels des concerts pop-rock. Une façon bien à eux de faire savoir dès les premières minutes que U2 n’est pas un groupe comme les autres et que leur seul déchaînement vient d’eux-mêmes.

Sans même prononcer un seul mot, Bono, tout de noir vêtu, se place au centre de la scène, et après s’être signé, s’est tourné sur la gauche et, s’agenouillant, a défié du regard les 18000 spectateurs qui ont rempli le Palau Sant Jordi.

Avec ce seul regard vers une foule survoltée et à la pensée que les places ont toutes été vendues en pas plus de 6 heures, Bono a oublié le mauvais coup encaissé il y quelques semaines, dans cette même enceinte. Il fut en effet contraint de chanter devant une audience faible et insipide, alors qu’il s’agissait pourtant d’un concert dont les bénéfices étaient destinés à la Fondation Mandela. Rien à voir : cette fois, Bono est présent corps et âme (pas seulement avec son corps) et le public est vraiment son public.

Les notes hypnotiques de Elevation, le titre qui a donné son nom à la première tournée de U2 en quatre ans, marquèrent le début du concert devant un public encore hagard. Les bras en l’air et toutes lumières allumées, pour que tout le monde voit leurs visages, et les quatre enchaînent ensuite Beautiful Day : la trame est beaucoup plus simple que lors de la précédente tournée, mais terriblement efficace. Une longue passerelle en forme de cœur séparait le public de la scène, des lumières zigzagantes marquaient ses extrémités tandis que Bono et The Edge se lançaient sur cette estrade, immédiatement suivis des spectateurs du cœur.

Tout est intime malgré le gigantisme. Quatre immenses écrans vidéo (en noir et blanc), situés au dessus de la scène, suivaient chacun des protagonistes : deux autres écrans latéraux suivaient essentiellement Bono (il s’agit d’un quatuor mais le vedettariat marque son territoire et cela se voit). Des jeux de lumière et des projections allant au-delà des limites de la scène, pour faire participer le public, ponctuaient chaque nouveau morceau, sans excès et avec un indéniable air rétro (Bono avec sa guitare acoustique, éclairé par un minuscule et unique rayon de lumière, voilà qui n’est pas banal dans un macro-concert de rock.
Plus tard, ce sont des énormes rideaux mobiles qui descendent afin de créer d’immenses ombres chinoises avec le visage de Bono, qui interprètent à demi-jour New York. C’est sensationnel : la technologie de pointe au service d’une simplicité terriblement communicative, et une beauté dénuée d’appareillages gratuits.

Pendant plus de deux heures, Bono et les siens ont passé en revue la plupart des chansons de leur dernier album All That You Can’t Leave Behind (pas toutes puisque certaines sont restées dans le tiroir), entrecoupées des classiques incontournables et avec même quelques surprises comme Spanish Eyes, interprétée pour la première fois lors de l’Elevation Tour et réservée à Barcelone. Des versions interprétées avec une authenticité réconfortante qui est l’une des plus belles forces du groupe en concert, immédiatement après, peut-être, ce charisme scénique de Bono duquel se dégage un magnétisme bien particulier dans presque n’importe quelle situation. Ce même magnétisme qui le rend crédible à la fois lorsqu’il chante des titres engagés et lorsqu’il accompagne des musiques simplement basées sur un rythme trépidant.

Joyeux anniversaire The Edge

Les situations particulières se sont succédées lors de cette soirée de mercredi, avec, vers le milieu du concert, tout le Sant Jordi qui entonne Happy Birthday pour The Edge, le guitariste qui atteignait ce jour la quarantaine. Un thème acoustique avec Bono et quelques bouteilles de champagne ouvertes à la manière des podiums de Formule 1 et partagées avec les premières rangées de spectateurs.

Un moment de tranquillité suivi par des versions acoustiques de Desire et Stay, avant que, l’électricité à son comble et le public totalement conquis (chantant tel le chœur de Bono), commence la dernière ligne droite.

Une dernière ligne droite sidérante et là pour rappeler à qui veut l’entendre que les anecdotes n’étaient qu’anecdotes et que l’essentiel de la soirée reste la musique. La lumière inonde à nouveau le Sant Jordi : rouge, jaune, bleu et vert, dans un enivrant tourbillon ponctué par l’unanime cri de Love, ultime parole de Pride, classique toujours aussi efficace interprété par le groupe avant de quitter la scène.

L’immense cœur est resté illuminé dans l’attente des rappels qui se firent attendre, attente qui se traduisit par quelques mots inscrits au fond de la salle, des lettres de lumière dénonçant en castillan le fait que les cinq intégrants du Conseil de Sécurité des Nations Unies soient les cinq plus grands trafiquants d’armes de la planète.

Après cette habituelle prise de conscience politique présente dans tous les concerts de U2, le même écran a accueilli des images mobiles de guerres et de désastres politico-sociaux récents, tandis que le quatuor irlandais terminait son concert en allant puiser dans d’autres thèmes classiques de son répertoire, comme Bullet The Blue Sky, Wake Up Dead Man ou With Or Without You. L’occasion pour Bono d’évoquer le mémoire de Nelson Mandela et les habituels politesses apprises pour l’occasion en catalan. Un total de trois titres supplémentaires interprétés par U2 avec un public en délire et Walk On. Ce dernier titre est présent dans tous les concerts de cette tournée, entamée à Miami le 24 mars dernier et qui se terminera au Slane Castle, près de Dublin, le 25 août prochain. Le groupe a voulu clore sa tournée mondiale dans sa propre ville, pour commémorer le 20ème anniversaire de son premier grand concert, sur cette même scène, en première partie du groupe Thin Lizy.

U2 a clairement fait savoir à Barcelone que, malgré la grande réussite de ventes de disques (plusieurs millions d’albums vendus et plusieurs récompenses), ils restent un groupe de direct. Un des meilleurs groupes du moment sur la scène internationale.

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