’Mission Accomplie Capitaine’ (Part I) - U2 France

’Mission Accomplie Capitaine’ (Part I)

lundi 11 juillet 2011 / par Corine/Dead / Tags:
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24 juin 2011 - Festival de Glastonbury festival. Concert.

J’ai plutôt passé une bonne nuit à dormir, me suis levé à temps pour arriver pour la fin du petit déjeuner avant de retourner sur le site du festival de Glastonbury vers midi. Il n’y avait pas grand chose que je pouvais faire car les autres groupes participant occupaient "notre" scène pour la journée, mais je tenais à avoir l’opportunité de me balader sur le site, d’absorber l’atmosphère, jauger l’ambiance du campement et peut-être même voir jouer certains groupes. Les festivals sont également des croisements géniaux de troupes du monde aussi, je suppose que je vais croiser une centaine de personnes que je connais.

La boue était encore assez tenace mais nous portions tous nos bottes alors nous nous en sortions plutôt pas mal. Le site de Glastonbury est vaste, et plus vous vous éloignez de son "centre ville", plus les choses deviennent intéressantes. ‘Lost Vagueness’, ‘Shangri-la’, les champs de guérison, les installations, les encampés – il existe toute un section de festivaliers qui ne s’approcheront jamais de la pyramide. J’errai vers "l’autre scène" et assistai au concert d’un groupe du nom de “The Naked and Famous” (les nus et les célèbres) qui s’avérèrent être ni l’un ni l’autre mais dont le son était totalement intéressant dans cette sorte d’electro-pop minimaliste. Un peu plus sur la scène ‘Spirit of ’71 Stage’ le trio Noel Harrison jouait une set délicieusement folk face à deux douzaines de personnes, à ce stade j’avais le sentiment d’approcher du cœur du festival.

A 14 h30, une pluie fine mais insistante se mit à tomber et je me rendis compte que j’avais oublié mon parapluie que j’avais trimbalé partout depuis Londres. Les festivaliers ne semblaient pas être affectés plus que ça. Il y avait suffisamment d’énergie du 1er jour dans l’air et reconnaissons-le, il ne faisait pour l’heure que pluvioter. Je tenais à voir The Vaccines, comme j’adore leur album, je me demandais s’ils étaient aussi bons sur scène. Je me frayais un chemin jusqu’à "l’autre scène" alors qu’ils débutaient leur set et m’autorisai à être moi aussi un festivalier pendant un petit moment. Ils n’étaient pas mal du tout - il leur fallut quelques chansons pour se chauffer mais c’était totalement justifié dans une case occupée pour un festival en plein jour. Au bout d’une demie heure, je commençais à ressentir les effets de la station debout sans chapeau ni parapluie sous la pluie, aussi m’en retournai-je vers le poste de commande centrale pour me sécher et réchauffer. Mon expérience de ce festival se résume en gros à cette escapade, mais c’est toujours mieux que rien.

Le crachin dura toute la journée avec à l’occasion quelques saucées. Je sortais mon parapluie au moins et découvrais également le campement de la BBC (parvenant à trouver un autre passe bracelet pour y entrer) bien plus calme et largement plus sec que le campement en coulisses pour la scène pyramidale. Pour la toute première fois, je fus frappé par les effets secondaires pour les masses de festivaliers ) l’extérieur, en dehors, à l’évidence du fait d’être en permanence trempé et de se geler, il n’y a nulle part où s’asseoir. Les places pour s’asseoir pour manger ou boire sont en nombre restreint et pas abritées, pour la plupart, et il ne fait pas bon s’allonger sur l’ancienne herbe. Sans compter que chaque pas simplement pour se dégager de la gadoue en levant le pied, relève de l’exploit digne d’un camp militaire.

La journée s’achevait et finalement U2 arrivait sur le site. Edge le premier et d’attaque pour un petit tour dans les parages, les autres suivirent au fur et à mesure de leur arrivée. Ils étaient en bonne forme, semblaient plutôt sereins sur ce qui les attendait. Peut-être que, tout comme moi, ils ses entaient aussi prêts que possible, alors pourquoi stresser et ne pas en profiter pour se détendre un petit peu ? Morrissey occupait à présent la pyramide tandis que le crachin se transformait en précipitation et je faisais venir le groupe avec le groupe pour leur montrer (via croquis et photos) ce à quoi ressemblerait l’agencement de la scène, car ils n’auraient pas l’occasion pour eux de s’en rendre compte avant de débouler pour y jouer. Puis, la set s’achèverait et nous serions sous les ordres du starter.

Morrissey acheva sa set et je pus jeter un dernier œil à la scène afin de m’assurer que rien n’était de travers avant de me diriger vers le poste de mixage. La pluie commençait à présent à tomber drue si bien qu’il était assez difficile d’atteindre le devant de la scène, de s’y serrer en traversant les hordes de festivaliers. J’y parvenais et prenais position au côté d’Ethan aux commandes des éclairages. Il n’y a pas de plateforme là devant (mais qui serait suffisamment courageux pour s’y risquer ?) mais quelques invités du groupe nous rejoignirent dont Damien Hirst venue pour les débuts de son extraordinaire séquence vidéo pour Real Thing. L’ouverture de la set de U2 pour Glastonbury était conçue pour être très chargée en vidéo, essentiellement pendant une demie heure, du ZooTV avec les visuels originaux de 1992/1993, auxquels s’ajouterait le morceau de bravoure de Hirst. Nous nous rendîmes compte que c’était là l’antithèse de l’esprit attendu à Glastonbury où nous étions tous en lo-fi et campions avec les festivaliers, mais parfois il faut savoir nager à contre courant.

J’avais fait ce cauchemar récurrent qui me réveillait à chaque fois où une catastrophe technique ma laissait les bras ballants debout près de Damien Hirst, observant l’arrivée de U2 sur scène et jouant face un éventail d’écrans vides. Je n’avais pas conscience que c’était sur le point de devenir réalité. Enfin, enfin, après 18 mois de pontificat, nous étions tous à Glastonbury avec la bande d’intro jouant le Space Oddity de Bowie. Suivie par une séquence sirène au plus fort de Real Thing et les écran vidéo explosant de vie avec des images de mouches hachurées en extrêmement gros plan (allez Damien !) Je remarquais cependant que les deux écrans du festival sensés montrer les plans des interprètes étaient noires et elles demeurèrent ainsi jusqu’à ce que le morceau débute au chant et que le public devienne dingue. Je m’attendais à ce que les visuels de Hirst paraissent énigmatiques, mais à les voir là isolés sans aucune image du groupe au beau milieu de ce son énorme frisait la performance artistique. Et c’était en quelque sorte fantastique.

(à suivre)

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