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Pop par U2 : La fièvre du dimanche matin (Fin)

vendredi 12 mars 2010 / par Corinne/Dead / Tags:
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Pourquoi avoir appelé cet album Pop ?

Larry Mullen Jr. C’est génial sur un T-shirt. (NDLT : ah, il me semblait bien que j’avais écris que Larry participait à cette interview... voilà, il a fait sa part ! ;-))

Edge Il s’agit de musique consacrée à ce qui se passe. Elle n’est pas vraiment conçue pour les radios du matin dans le monde. C’est simplement de la musique qui célèbre l’instant présent. Nous voulions la dénuder et qu’elle soit complètement simple, nous ne voulions pas être trop abstraits.

Pourquoi avoir enregistré à Miami ?

Adam Parce qu’il y fait chaud.

Bono La lumière du jour en a été la raison, littéralement simplement pour voir la lumière. Nous avions passé beaucoup de temps en studio à Dublin et passé tout notre temps dans la salle de répétitions. Il se passe des choses intéressantes à Miami. Un peu comme si elle était déjà dans le prochain siècle. C’est un carrefour : l’Amérique du sud, Cuba, les Caraïbes et l’Amérique du nord. D’une façon bizarre c’était comme être à Berlin, mais très différent. Miami est également une sorte de capitale du glamour et du kitsch. Les latino-américains possèdent le bout sexy du catholicisme. Ils ont ces carnavals que nous n’avons pas en Europe du nord. Nous avons tout le dénie mais pas la célébration — ça n’est jamais arrivé jusque Dublin ou même en Angleterre. Miami a une influence hispanique les gens sont plus chez eux avec leur foi. Je voulais également explorer les cheveux longs et les méchants aux gros cigares. Nous avons enregistré là-bas le titre "Miami" et deux ou trois autres trucs, mais au bout du compte le fun que nous avons eu a été aussi important que le travail. Nous voulions un disque qui ait joie et lumière du soleil. Je veux que mon travail soit à la fois vulgaire et précieux.

Edge Miami en tant que ville nous a encouragés à ne pas prendre tout ça trop au sérieux. On peut dire que c’est du tourisme créatif. Nous y sommes allés, nous avons vu ce qui s’y passait, nous avons pris tout ce que nous pouvions et nous sommes revenus. Il ne s’agit pas d’être débordé par l’angoisse existentielle, il s’agit en quelque sorte de laisser sortir les idées sans s’interroger trop toutes les secondes. Alors que les chansons étaient écrites, nous n’avons pas vraiment réfléchi aux thèmes. Mais ironiquement, c’est probablement l’un de nos albums le plus spirituel. Même s’il est dédié à l’instant présent, d’une façon bizarre, il est devenu un album spirituel. Je ne sais pas tout à fait comment cela est arrivé. Ce n’était pas vraiment notre intention. Peut-être que lorsque l’on ramène les choses à l’essentiel, on se retrouve presqu’à un niveau spirituel très religieux.

Durant l’enregistrement d’Achtung Baby, Bono a développé le personnage de the Fly. Avez-vous développé un quelconque alter ego cette fois ?

Bono J’ai essayé de ne pas le faire mais il est probable que j’ai échoué. En faut, je voulais faire un disque complètement personnel. J’ai essayé d’éviter les personnages sur cet album. Le titre "Mofo" s’intitulait au départ "The Return of the Fly", un peu comme un film de série B, et puis c’est devenu la chanson la plus lourde, peut-être, que nous ayons jamais écrite. J’ai le sentiment que toute ma vie est enfermée dans ce seul air.

Après le Zoo TV, la prochaine tournée sera-t-elle extravagante ?

Bono Notre dernière tournée coûtait 125.000 dollars par jour. Nous avons risqué la faillite. Cette fois, nous nous sommes dit qu’il fallait être prudent. Aujourd’hui, nous avons un meilleur accord, un promoteur mondial et je pense que nous avons une façon pour que les t-shirts et autres produits dérivés rapportent. Dans la musique blanche, surtout le rock blanc en Amérique et même dans la musique indépendante en Angleterre, il existe une vraie gêne à parler espèces sonnantes et trébuchantes. On a ces gars très timides et qui disent : "Je ne veux pas vraiment faire partie d’un groupe, je ne sais pas comment ça m’est arrivé ; me voilà, j’ai réussi et j’ai signé avec une grande maison de disques, j’ai un gros management, mais c’est un peu trop pour moi tout ça." Ce n’est pas quelque chose que l’on voit dans le hip hop. C’est bien plus libérateur car ces gars disent : "La musique c’est la musique mais il faut aussi gérer le bizness." Ils sont très honnêtes sur ce point et on les présente toujours comme s’ils étaient vachement intéressés par l’argent, comme si seul l’argent leur importait mais tel n’est pas le cas. L’erreur que nous avons commise dans les années 1980 a été d’essayer de nous justifier. Notre façon de gérer le succès était d’essayer d’être purs. Il y avait cette sorte de droiture et cela peut être dangereux pour un artiste. Aussi, avons-nous fait avec en déclarant : "Nous ne sommes pas vertueux." En fait, nous avons trouvé une grande libération pas seulement en écoutant la musique noire mais également dans les philosophies. Dans la musique rock blanche il y a quelques idées très bidons en terme d’authenticité : "Me voilà dans mon jean délavé, je ne joue que de la guitare, je ne veux aucune de ces nouvelles technologies, je suis un puriste." D’un autre côté, il y a ces gamins de 16 ans issus de Harlem ou d’endroits similaires qui créent le son du siècle prochain. Ils n’ont pas peur des nouvelles technologies. Et aussi coléreux que soient les gens du hip hop, leur musique est toujours branchée. Le punk ce n’est pas branché : c’est très Europe du nord.

A chaque tournée, n’est-il pas dur de surprendre le public avec quelque chose de nouveau ?

Bono C’est l’occasion de faire quelque chose d’extraordinaire. C’est ça le boulot. Le boulot ne doit pas être ennuyeux. Je ne veux pas trop aborder le sujet de la tournée car nous ne l’avons pas encore totalement mise au point. Mais je dirai une chose : la dernière fois nous avons emmené une station de télévision sur la route — cette fois, nous emportons dans nos bagages un supermarché.


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