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Pour le réalisateur Mark Romanek, un nouveau chapitre, en quelque sorte

samedi 15 février 2014 / par Corine/Dead / Tags:
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par Steven Zeitchik

Le réalisateur Mark Romanek a contribué à la réinvention du clip musical dans les années 1990, ses œuvres telles “Closer” pour Nine Inch Nails et “Devil’s Haircut” pour Beck devenant des exercices avant-gardiste en termes de style et de récit. À présent, il pourrait de nouveau être sur le chemin de la réinvention — en quelque sorte.

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Steve Granitz/WireImage

À l’automne, Romanek dirigeait “Picasso Baby” l’exercice pop-up pour Jay-Z qui rassemblait des personnalités aussi disparates que Judd Apatow et Marina Abramovic. Romanek a également réalisé un clip similaire en temps réel pour le dernier titre de la formation rock irlandaise U2, “Invisible”, une œuvre en noir et blanc jouant et révélant en même temps le statut emblématique de Bono que Romanek a tourné sous la forme d’un concert en live dans un hangar de l’aéroport de Santa Monica, il y a quelques mois de cela (NDLT : le mois dernier plutôt !). (Un extrait a été diffusé lors de l’entracte du Super Bowl sous la forme d’une pub pour (Red).)

“Je m’ennuie à l’idée d’avoir un concept pour ensuite l’exécuter ; ça me paraît tellement peu original”, lorsque l’on demande à Romanek pourquoi il a délaissé la structure conventionnelle du clip musical au profit de quelque chose de plus spontané. “Je trouve bien plus intéressant de créer quelque chose d’à demi-prévisible et voir ce qui arrive.”

À 54 ans, Romanek a montré un peu de cette demi-prévision à lui. Trois décennies dans sa vie professionnelle, le réalisateur est un sujet d’étude intéressant sur la manière, à l’ère des multimedia, dont les carrières de réalisation n’ont pas à suivre une voie toute tracée — ou sans surprise.

Après avoir modestement budgété un long-métrage en 1985, "Static”, Romanek est devenu un commercial et gourou de la vidéo, travaillant sur (et décrochant un bon nombre de récompenses pour cela) de nombreuses œuvres sous la forme de cours dans les années 1990. Cela représentait une influence culturelle probablement aussi géniale que celle de n’importe quel réalisateur de long-métrage et un qui, en raison de son rythme et efficacité, permettait tout un éventail de collaborations différentes.

Romanek semblait laisser ça derrière lui en 2002, lorsqu’il dirige Robin Williams dans un drame thriller intitulé “One Hour Photo” et commence à se plonger lui-même dans le film. (Avant cette récente culture, son dernier clip datait de 2005 pour le titre de Coldplay “Speed of Sound”.)





Mais après une année de turbulences pour le film de genre ignare d’Universal, “The Wolfman” du grand n’importe quoi, il quitte le projet, en désaccord avec les exécutants sur le ton et le contenu.





Il commence à travailler sur “Never Let Me Go” (NDLT : perso j’adore ce film très glaçant) l’adaptation avec Carey Mulligan en vedette du roman dystopien de Kazuo Ishiguro sur les humains boîte de Petri. Bien que le film ait reçu d’excellentes critiques et soit le favori de son auteur (et de bien d’autres), son résultat au box-office fut une vrai catastrophe à sa sortie en 2010.





Pourtant, Romanek retourna au charbon, en signant en 2011 une nouvelle version de Cendrillon. Mais ses visions divergeant totalement de celles des exécutifs, un an plus tard, il quittait le projet. C’est ainsi qu’il s’en retournait aux vidéo.

Il s’agit pourtant d’un retour temporaire. “Je me considère comme un cinéaste — c’est ce que j’ai toujours voulu faire”, confie-t-il assis dans une salle de montage de Santa Monica la semaine dernière ajustant le clip d’"Invisible", qui sortira à une date encore inconnue pour promouvoir l’album du printemps de U2 (NDLT : rien de tout cela n’est avéré, si l’on en croit les derniers événements et informations).

Effectivement, même après le chaut “Cinderella” (Cendrillon), Romanek a hâte de retourner à ses amours dans l’industrie cinématographique avec quelque chose qui est effectivement bien plus sombre — un film sur le tristement célèbre étrangleur de Boston, Albert DeSalvo et sa poursuite par les forces de l’ordre, avec la Warner Bros et Casey Affleck. Bien que Romanek décrive ce que l’on pourrait qualifier d’aspects du récit plus shakespeariens et précise combien ça pourra être différent des tueurs en série qui peuplent le réseau en primetime, il le qualifie d’“un peu plus commercial” que certaines de ses autres œuvres cinématographiques.

Bien entendu, parfois ce sont ces œuvres absolument pas commerciales qui sont les plus populaires — voir sous le clip “Closer” son imagerie animale et religieuse qui dérange.

Et bien sûr, il est possible qu’une carrière trait d’union entre les clips musicaux et le cinéma converge — surtout pour quelqu’un dont le travail sous la forme de courts a toujours été salué. (Le spot “Invisible” pour U2, par exemple, en est bien la preuve, à commencer par l’idée même du noir et blanc au milieu des éclats de couleurs du Super Bowl.)

Romanek, avec une attitude prévenante mais pas absurde (et qui avec sa barbe épaisse et son expression parfaite suggèrent un Andrew Weil plus filmique) déclare qu’il a essayé de faire avec les étranges revers de sa carrière — particulièrement ceux qui ont suivi “Never Let Me Go” vendu comme concurrent possible à des récompenses et qui avait le potentiel de redéfinir une carrière.

“Je suis déçu, oui, mais je ne suis pas surpris que le film n’ait pas mieux fait. je veux dire que c’est un film bizarre”, il soupire et le qualifie de “longue conversation” sur ses luttes commerciales puis s’explique. “Avec du recul, garder le secret envers le marketing a été une erreur. Ça aurait dû être ‘des clones amoureux.’”

Il a également des mots durs sur la raison pour laquelle il a abandonné le Cendrillon. “Les gens disent que c’était trop sombre et ce n’est pas vrai. C’était trop sombre pour Alan Horn”, donnant à sa voix une inflexion signifiant : ‘c’est une chose de totalement différente’.

Bien que la vidéo soit considérée comme une forme plus marginale à présent que MTV l’ait tout sauf laissé tomber, Romanek conserve un surprenant optimisme envers ce format. Il dit que s’il si essayait à nouveau il y aurait seulement peu de personnes avec qui il aimerait réellement travailler, incluant Tom Waits et Bob Dylan.

Et de souligner que l’effet “centralisé” de la période vidéo-centrique du réseau câblé n’était pas génial pour ce format et que l’actuelle démocratie du Web est faite pour une période de bien loin plus créative. “On a des vidéo sur YouTube de partout qui sont visionnées cent millions de fois. C’est vraiment une bonne chose”, conclut-il.

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