Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part II) - U2 France
Accueil / Cinéma / Théatre / Spider-Man, Turn Off The Dark / Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part II)

Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part II)

samedi 19 mars 2011 / par Corine/Dead / Tags:



par PATRICK HEALY and KEVIN FLYNN

Débuts inquiétants

Le 20 octobre 2005, un petit groupe se rassemblait dans l’appartement de the Edge à TriBeCa (NDLT : quartier de New York réhabilité notamment par Robert de Niro et Martin Scorsese, entre autres, qui lui ont même donné un illustre festival du film) pour signer un accord de partenariat pour créer une version musicale de “Spider-Man”. La force motrice derrière ce spectacle depuis 4 ans était Tony Adams, qui avait produit “Victor/Victoria” à Broadway et avait vendu l’idée de “Spider-Man” aux partenaires de U2. Mais alors que the Edge quittait la pièce en quête d’un stylo, M. Adams était frappé par une attaque, à laquelle il succomberait deux jours plus tard.

D’autres en seraient resté là, mais l’équipe “Spider-Man” décida de poursuivre l’aventure avec l’associé de M. Adams, David Garfinkle, comme producteur principal. Avocat de l’industrie du spectacle, M. Garfinkle avait une expérience quasi inexistante en matière de production et il cédait alors les décisions artistiques à Miss. Taymor, une perfectionniste dont la devise est de ne jamais se répéter. M. Garfinkle ne s’attacha pas au fait que Disney avait bossé pendant longtemps avec Miss. Taymor à leur musical tube “The Lion King” : son génie s’épanouit mieux quand il est supervisé.

“Disney savait comment gérer Julie pour s’assurer qu’ils travaillaient dans la même optique”, de confier Jeffrey Seller, producteur vétéran à Broadway qui n’a pas travaillé directement avec elle. “Ça a royalement payé.”

Bientôt, cependant, M. Garfinkle allait quitter le projet. A la fin 2009, lorsqu’il devint plus qu’évident qu’il ne serait pas en mesure de rassembler les capitaux nécessaires à ce spectacle, il fut remplacé par M. Cohl, promoteur de concerts avec une petite connaissance de Broadway et Jeremiah J. Harris, dont l’entreprise avait fabriqué les décors.

“Michael et moi-même avons repris ce projet alors qu’il coulait, proche de sa fin”, de déclarer M. Harris lors d’une interview. “Les premiers jours nous avons fait marcher la pompe à fric. Nous avons rassemblé 30 millions de dollars. A présent, est-ce un spectacle à 30 millions de dollars ou l’un de ces machins à 65 millions de dollars — vous pouvez me citer — le pauvre type qui gérait le truc avant nous qui a tout foiré ?”

M. Garfinkle a souligné que la crise économique avait contrarié son initiatuive. “Je suis très heureux que ces gars nous aient rejoints pour nous aider. Je n’ai pas d’ego surdimensionné. Tout ce qui m’importe c’est ce spectacle.”

M. Cohl était un talentueux rassembleur de fonds à la touche showbiz. Mais son domaine dans l’industrie du spectacle n’est pas le récit et il déclarait l’an dernier que son boulot n’était pas de neutraliser les instincts artistiques de son équipe. Il avait signé comme producteur, “à cause de Julie, Bono et Edge — point final.”

Livrée à elle-même, Miss. Taymor engageait la crème de la crème pour concevoir décors et costumes et pour chorégraphier ce spectacle. L’équipe costumes à elle seule comprenait 23 personnes — 4 designers, 4 acheteurs et 15 habilleuses. Lors d’une répétition en novembre dernier, au moins une douzaine de designers et de membres de la troupe s’étaient battu pour attacher un costume d’araignée sur l’actrice Natalie Mendoza. Pas suffisant, semblait-il.

“Pouvons-nous avoir le département des marionnettes par là ?”, de demander Miss. Taymor au micro. Et là, une vingtaine de personnes montaient sur scène pour aider Miss. Mendoza. Une équipe vidéo a d’ailleurs documenté cette énergie créative.

“Si ce spectacle marche, tout cet argent sera un point discuté”, de préciser plus tard, Miss. Taymor. “Sinon, ce sera une tragédie.”

(à suivre)

Notez cet article (de 1 à 5)

Partagez cet article


Voir en ligne : The New York Times

Toutes les versions de cet article : [English] [français] [français] [français] [français] [français]


Nous Contacter

Le site de la communauté francophone U2. Depuis 1997 avec U2France accédez à l'actualité de U2, des tonnes de ressources, du contenu multimédia en tout genre et une communauté de fans via le forum. Vous trouverez toutes les actualités (news, revues, vintage, divers), les derniers ajouts de notre partie ressources, les discussion du moment sur le forum, ainsi que des extras tels que le son de U2 pour bien commencer la semaine, des albums photos et des fonds d'écran.

  • Adresse: Paris
  • Email: contact [@] u2france.com
  • Facebook: facebook.com/U2France
  • Twitter: twitter.com/u2france
  • Google+: https://plus.google.com/+u2france
  • Visiteurs sur le site : 47

Derniers posts

Instagram widget

go-top