Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part III) - U2 France
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Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part III)

dimanche 20 mars 2011 / par Corine/Dead / Tags:



par PATRICK HEALY et KEVIN FLYNN

Ambitions ascendantes

En tant qu’auteur du livret, Miss. Taymor orientait le musical vers le mythe grec, créant une méchante araignée du nom d’Arachne tandis qu’elle déchargeait l’émotion sur l’oncle Ben de Peter. “Lier cette histoire à la mythologie”, d’expliquer Miss. Taymor, il y a plusieurs semaines de cela, “était le truc principal que les films n’avaient pas et c’était quelque chose que je voulais vraiment faire. C’est un truc que l’on peut faire sur les planches — se rendre dans cet endroit mythique tel que dans les rêves, intemporel, entre réalité et univers du rêve. C’est là que je vis. On peut le voir dans tout ce que j’ai fait.”

Plus de quelques blogueurs à Broadway ont comparé Miss. Taymor à Arachne et ont remarqué que dans the Playbill, ce personnage est décrit comme né d’une prétention démesurée — “un mot unique pour cette sorte d’arrogance qui vous fait oublier votre propre humanité.”

Pourtant alors que les répétitions débutaient en juillet dernier, il semblait que la réussite de ce succès ne tenait non pas à son script mais à la sécurité de ses 27 séquences de haute voltige, les plus ambitieuses et rapides que Broadway ait jamais eues.

Dans la plupart des productions les interprètes volent à bord d’avion parallèles, comme les enfants sur des balançoires parallèles. Mais les voltigeurs de “Spider-Man” dépassent les bornes, ils s’interceptent de sorte qu’ils peuvent, par exemple, se battre dans les airs, un personnage chevauchant le dos d’un autre comme ce que l’on peut voir dans un film ou ne rêve. Pour arriver à ce résultat, les producteurs avaient embauché 35 machinistes et l’homme responsable des scènes de haute voltige pour les films de la franchise “Spider-Man”. Ils avaient engagé sept managers de scène, alors qu’un musical moyen en embauche trois ou quatre. Les voltigeurs ont été envoyé à l’ouest pur s’entrainer. Et l’arrière du théâtre était plein d’ordinateurs, en quantité suffisante pour pister un voyage jusqu’à la lune.

“Il n’y avait pas de modèle où que ce soit pour montrer combien de temps et combien il serait difficile de créer seulement le combat dans les airs entre le Bouffon Vert et Spider-Man”, de souligner Patrick Page, un vétéran de Broadway qui joue le bouffon vert. “Les autres spectacles répètent ; nous avons répété plus longtemps. D’autres spectacles règlent la technique ; nous l’avons fait plus longtemps.”

Malgré toute l’attention portée aux séquences de voltige, Miss. Taymor et Bono affirmaient qu’ils comprenaient que si, selon les mots de Bono, les “wows” ne venaient que de tels effets, et non “de l’âme ou du cœur, nous penserons tous que nous avons échoué.”

Avec des tonnes d’argent sortant et aucune entrant, M. Cohl insista pour que les avant-premières débutent en novembre. D’ordinaire, les compositeurs assistent à la plupart des avant-premières, mais Bono et the Edge étaient programmés pour être en tournée en Australie avec U2 pour les premières semaines. Ils ratèrent les première ratées aériennes et la chute de 10 m de haut de l’acteur Christopher Tierney.

Bono ne vit aucune performance avant le 4 janvier — cinq semaines d’avant-premières plus tard — et remarqua immédiatement la mauvaise acoustique du théâtre. Le lendemain, le producteur de musique, Steve Lillywhite faisait son entrée pour revoir tout le sound system. Il s’améliora mais dans les semaines qui suivirent Bono et the Edge repartaient en tournée avec U2.

Les producteurs affirment que les compositeurs étaient en contact permanent alors qu’ils tournaient et qu’ils auraient assisté aux premières avant-représentations si le spectacle n’avait pas été reporté pour pouvoir travailler sur les séquences de voltiges. Enfin, la voltige était réglée, mais pas tout le monde cependant en fut impressionné. Un commentateur télé la qualifia de : “la reprise J.V. du Cirque du Soleil.”

Mais lorsque les critiques se pointèrent en février dernier, pour ce qui était alors le 4e report de première, c’était le livret de Miss. Taymor — le récit qu’elle avait écrit avec l’auteur de pièces Glen Berger — qui était voué à l’échec. “Pour une histoire qui a également inspiré des films d’action, son récit est remarquablement plat”, d’écrire Ben Brantley dans le New York Times. Et sa critique de souligner que “Spider-Man” pouvait “figurer dans le classement des pires musicaux de Broadway depuis leurs origines".

(à suivre)

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Voir en ligne : The New York Times

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