Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part I) - U2 France
Accueil / Cinéma / Théatre / Spider-Man, Turn Off The Dark / Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part I)

Spider-Man : Chronique d’un désastre financier annoncé (Part I)

vendredi 18 mars 2011 / par Corine/Dead / Tags:



Par PATRICK HEALY et KEVIN FLYNN

Après une année de faux départs les producteurs de “Spider-Man : Turn Off the Dark” avaient proclamé en janvier dernier que leur musical pour Broadway aurait bien sa première musical nouvellement décidée le 15 mars. La plupart des acteurs et membres de la troupe de cette production n’y croyait pas.

“Ouais, c’est ça”, griffonnait quelqu’un en coulisses en ouverture de note, qui allait bientôt être retirée. Un peu plus tard, une autre note faisait son apparition, présentant le 15 mars comme un gala.

“Qu’est-ce que ça veut dire ?”, gribouillait quelqu’un.

Avec l’annonce, la semaine dernière que la première de “Spider-Man” était reportée pour la 6e fois à l’été, le drame qui se jouait derrière le désormais musical à plus de 70 millions de dollars de budget... et ça n’est pas fini... ressemble à présent à un théâtre de l’absurde où des mots tels que "première" n’ont plus aucun sens et où les règles n’existent pas. Ce qui, d’une certaine manière, s’explique parce que les créateurs de “Spider-Man” ont dit depuis longtemps qu’il ne se contenteraient pas d’une réussite mais d’une nouvelle forme d’art avant-gardiste, en allant contre les règles de Broadway.

“ ‘Spider-Man’ réussira”, de scander en août, le producteur principal Michael Cohl, “parce que nous sortons des sentiers battus.”

Et c’est ainsi que les budgets étaient flingués alors que les dépenses allaient crescendo. Le Foxwoods Theater était réservé pour presque deux ans avant même que les représentations ne commencent, un éon dans les annales de Broadway. Julie Taymor était embauchée comme metteur en scène et coauteur du script, une double casquette que nombreux considèrent risquée à Broadway. Plutôt que de prendre un rôle affirmé dans le management de la production, comme le font les producteurs d’ordinaire, M. Cohl voyait son boulot comme assister et encourager la vision de sa metteur en scène.

Et pendant la plupart de la période des avant-présentations, la plus longue de l’histoire, les producteurs, Bono et the Edge de la formation rock irlandaise U2, qui n’avaient jamais écrit de musical auparavant, étaient sur la route avec leur tournée à 360° au lieu d’être bouclés dans le théâtre à revoir leur copie.

Résultat ? Autrefois vue comme un musical au budget de 25 millions de dollars, “Spider-Man” est aujourd’hui le musical le plus cher de tous les temps. Quatre membres de sa distribution ont été blessés dont un grièvement. Trois des acteurs principaux ont jeté l’éponge. Les scènes de haute voltige ont régulièrement foiré. A un moment donné, il n’y avait quasi plus de financement. Les critiques ont éreinté le spectacle et certains de ses acteurs essaient de trouver une clause de départ anticipé dans leur contrat.

Rien de tout ceci n’a eu une incidence sur le prix des places de ce spectacle, qui, à plus de un million de dollars la semaine, demeure le plus élevé de la plupart des spectacles présentés à Broadway. Mais “Spider-Man” doit prendre des mesures drastiques pour pouvoir renflouer ses coûts. Aussi, la semaine dernière, les producteurs ont -ils eu l’idée de remplacer leur "impératrice" metteur en scène, Miss. Taymor ; embauché une nouvelle équipe créative ; et affirmé que des améliorations majeures seraient apportées au livret et à la musique de leur spectacle.

“Les gens viennent encore travailler et font leur boulot”, de déclarer Michael Mulheren, l’acteur qui joue le rédacteur en chef et l’éditeur du Daily Bugle. “Mais nous voulons que tout cela s’arrête.”

Dans Spider-Man, l’ADN humain de Peter Parker est mélangé à celui d’une araignée radioactive ce qui le transforme en super héros, mais personne ne sait ce que le mélange de la vision de Miss. Taymor et de celle du metteur en scène embauché pour la remplacer Philip William McKinley, donnera. Soudainement, l’on fait tout pour empêcher que “Spider-Man” ne devienne l’échec le plus retentissant qu’ait jamais connu Broadway en commençant à penser comme il se doit. Ce metteur en scène plus commercial, M. McKinley est connu pour son travail avec Hugh Jackman et les cirques Barnum & Bailey.

M. Cohl décrit ces changements comme faisant partie d’une quête de l’excellelence et non comme une opération de sauvetage. “Sur une échelle de 1 à 10, notre spectacle en l’état est à 10 et nous voulons qu’il soit à 12, c’est tout.”

(à suivre)

Notez cet article (de 1 à 5)

Partagez cet article


Voir en ligne : The New York Times

Toutes les versions de cet article : [English] [français] [français] [français] [français] [français]


Nous Contacter

Le site de la communauté francophone U2. Depuis 1997 avec U2France accédez à l'actualité de U2, des tonnes de ressources, du contenu multimédia en tout genre et une communauté de fans via le forum. Vous trouverez toutes les actualités (news, revues, vintage, divers), les derniers ajouts de notre partie ressources, les discussion du moment sur le forum, ainsi que des extras tels que le son de U2 pour bien commencer la semaine, des albums photos et des fonds d'écran.

  • Adresse: Paris
  • Email: contact [@] u2france.com
  • Facebook: facebook.com/U2France
  • Twitter: twitter.com/u2france
  • Google+: https://plus.google.com/+u2france
  • Visiteurs sur le site : 31

Derniers posts

Instagram widget

go-top