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U2 "Get On Your Boots” – une premièce écoute

lundi 12 janvier 2009, par Corinne/Dead pour U2 France

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"Compris ? 15 heures ?"

C’était tout ce que Paul, le représentant des disques Universal et collègue fan de U2, avait à dire. Une copie numérique hautement encryptée et lourdement protégée du premier single de No Line on the Horizon était arrivé au Canada.

Depuis ces 20 dernières années ou plus, la première écoute de quoi que ce soit qui ait à voir avec un album de U2 a toujours été entourée par trop de rituel et de sécurité. Le premier endroit où j’ai dû écouter The Joshua Tree en 1987 était l’aujourd’hui défunt McLaughlin Planetarium à Toronto.

Alors que les notes d’ouverture de “Where the Streets Have No Name Swelled”, les lumières s’éteignirent et les étoiles apparurent. Lorsque la guitare de Edge commençait à tinter, le ciel tout entier commençait à effectuer une rotation. C’était là une présentation spectaculaire de ce qui allait devenir une présentation définissant une carrière.

Achtung Baby a eu une présentation plus intimiste, le représentant de la maison de disques est venu et l’a joué pour tout le monde — mais pas avant de nous avoir tous régalé d’une pizza et de bières. “The Fly” nous a un peu perturbé au début.

Il s’agissait du même groupe qui nous avait fait don de The Joshua Tree ? C’était quoi ce truc avec tous ces nouveaux sons ? Ca a demandé un peu de temps pour s’habituer à cette version de U2, mais aujourd’hui, de nombreuses personnes (y compris moi) sont persuadées que Achtung reste le meilleur enregistrement du groupe.

Zooropa est arrivé sans crier gare. Il s’est juste pointé un jour du mois de mai 1993. Les groupes et les labels pouvaient jouer ce genre d’effet de surprise avant l’avènement de l’Internet. C’est marrant que je ne puisse pas me souvenir du premier single. Je pense que c’était “Numb”, mais je n’en suis pas sûr.

Le voile levé sur Pop avait été un bien plus grosse affaire avec une conférence de presse relayée par satellite en direct de (de tous les lieux) un K-Mart à NYC. Mais tout ce battage publicitaire ne pourrait pas nous convaincre que “Discotheque” était tout ce que nous attendions.

Les fans de U2 espéraient qu’il y aurait quelque chose de meilleur sur cet album. Ce ne fut pas le cas. Au moins la tournée PopMart était elle intéressante.

Juste après la fête du travail en 2000, Paul apporta “Beautiful Day” extrait de All That You Can’t Leave Behind sur un CD-R, un truc qui était encore en quelque sorte nouveau. Je me souviens avoir été soulagé que U2 ait décidé de sonner à nouveau comme U2 .

Je n’ai pas aimé "Vertigo” la première fois que je l’ai entendu. Nous étions à la fin du mois d’août 2004 et Paul avait apporté le CD-R lors d’un tournoi de l’industrie du golf. Il m’avait fait attendre les 18 trous avant que nous ne nous asseyions dans sa voiture pour écouter ce morceau quatre fois d’affilée.

Il m’a fallu un mois de plus avant que je ne m’y habitue. C’est l’un de mes trois morceaux préférés de tous les temps de U2 (pour info, les deux autres sont “Zoo Station” d’Achtung Baby et la version live de “Bad” de Wide Awake in America. Les versions longues de “All I Want Is You” et de “40” ne sont pas mal non plus.)

A présent, il était temps d’entendre vers quoi le groupe s’orienter dans sa 33e année de carrière.

Paul s’est pointé au bureau portant ce que je supposais un CD-R sans étiquette à 15 h 01. A 15 h 04, nous avions tous entendu le premier échantillon de U2 version 2009.

On ne m’a fait écouter que “Get On Your Boots” (PAS “Sexy Boots” ou “Get Your Boots On”, comme rapporté plus tôt) aussi pardonnez le manque de détails. Mais voici ce que je peux vous dire :

Il y a de nouveaux sons qui ne peuvent provenir que d’une production Eno/Lanois qui m’a laissée un sentiment similaire à celui que j’ai éprouvé en écoutant “The Fly” pour la première fois.

Il ne s’agit PAS d’un retour aux fondements d’un morceau guitare/basse/batterie genre “Vertigo” ou même “Beautiful Day.” L’évolution sonique définitive est bien présente ici.

Ca rock. Pour trouver que la dernière fois le premier single était une ballade, il faut refaire tout le chemin inverse pour remonter jusqu’à “With Or Without You.” Ca avait bien fonctionné, mais je ne peux imaginer U2 refaire cela dans l’environnement musical qui prévaut.

Bono parvient à faire rimer “submarine” (sous marin) avec “gasoline” (essence) et dit un truc à propos “ne me parlez pas de l’état des pays.”

Il y aune petite partie de cette mélodie qui quelque part me rappelle la cadence des paroles du morceau “Pump It Up” d’Elvis Costello mais au moment même où j’écris ces mots, je n’en suis plus très sûr. Pourtant, une partie de cette chanson m’a rappelée quelque chose d’autre.

Est-ce que ça m’a plu ? je n’ai pas détesté - mais j’ai besoin de l’écouter plus pour être sûr de ce que j’en pense... tout ce qui a à voir avec cette chanson.

Comme de très nombreux titres de U2 —surtout ceux produits par le nexus Eno/Lanois/Lilywhite —il est plein de beaucoup plus de subtilités et complexités que n’importe qui puisse entendre en une seule écoute. J’ai besoin de l’examiner, de pondérer et autrement dit de faire avec.

Mais c’est ça qui est bien avec U2. On se trouve en présence de tant de choses qu’il se peut qu’il faille du temps pour pouvoir trier et naviguer dans tout cela. Il suffit de dire, pourtant, que si vous êtes fan de U2, ça vous plaira.

Si ce titre ne déboule pas sur les ondes d’ici à la fin de la semaine, je serai choqué. J’ai entendu les premières notes de “How to Dismantle an Atomic Bomb” sur les ondes d’une station de radio croate. Il y avait eu une fuite à l’usine de pressage du disque et d’une certaine façon, ce mec était tombé sur un gros coup.

Demain, je vous dirai que c’était un truc débile, débile à faire.

Bono dans le NY Times

(Toutes mes excuses à ceux qui ont eu l’occasion de lire la newsletter de Bob Leftsez. Il a écrit quelque chose de très similaire à ce que vous vous apprêtez à lire — et en toute justice, il l’a écrit en premier.)

Bono a fait ses débuts de chroniqueur occasionnel hier.

C’était un peu, hum, une sorte de courant de conscience (je ne suis pas certain d’avoir compris complètement son point de vue, si ce n’est qu’il était en admiration totale devant Frank Sinatra. Mais une fois encore, qui ne le serait pas ?) Et les critiques des autres rédacteurs n’appartenant pas à la rédaction du Times ont été tout sauf gentilles.

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