U2 parle de son nouvel album et de Nelson Mandela (Fin) - U2 France

U2 parle de son nouvel album et de Nelson Mandela (Fin)

samedi 21 décembre 2013 / par Corine/Dead / Tags:

U2 s’est inspiré de Nelson Mandela pour composer ’Ordinary Love’ qui figure sur la soundtrack de ’Mandela : Long Walk to Freedom,’ et de la collision entre la jeunesse et la sagesse durement acquise pour son nouvel album.

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Les membres de la formation rock irlandaise U2, de gauche à droite, Adam Clayton, the Edge, Larry Mullen Jr. et Bono. (Jennifer S. Altman, pour The Times / 7 décembre 2013)

par Steven Zeitchik

Et lorsqu’il voulait que notre rock star soutienne une cause, il le convainquait d’une manière peu conventionnelle — en faisant appel à la psychologie inversée.
"Il me disait : ’Tu ne devrais pas faire ça, tu perds ton temps’", se souvient Bono, imitant la voix de l’icône décédée. "’Un homme comme toi, avec autant de responsabilités ? Pourquoi voudrais-tu assister à un concert en l’honneur d’un vieil homme comme moi ?’", de rire Bono. "Et tout à coup, l’on se pliait à ses moindres volontés."

Et Edge d’ajouter : "C’était sa philosophie pour affronter le monde."

À présent, le groupe a une approche quelque peu similaire. Naturellement extraverti, Bono lui-même a autant de succès pour sa présence comique que son activisme.

Il lance malicieusement à l’attention de Edge : "Le truc lorsque l’on appartient à un groupe, c’est un peu comme être sur une plateforme pétrolière. Beaucoup d’hommes. Nous devons vraiment changer cela."

Edge, avec son incontournable bonnet lui renvoie à la volée : "Je t’avais dit que nous aurions dû recruter une fille à la batterie."

Coiffé d’une casquette kaki militaire, arborant des jeans noir et plusieurs couches de tissus pour combattre le froid new yorkais, Bono se tient debout dans une pièce insonorisée pleine d’ingénieurs. De temps à autre, quelqu’un lui tend un micro. Bono tend le bras pour attraper le micro à la manière d’un bébé pour attrapper une sucette, en sachant parfaitement quoi en faire. Interrompant à peine sa conversation avec notre reporter, il se met à chanter, se balançant lentement d’avant en arrière alors que les muscles de son visage se tendent. Puis, comme si de rien n’était, il rend le micro à un ingénieur et repart dans sa discussion avec notre reporter.

"Sans vouloir paraître prétentieux - ça ne nous a jamais arrêtés auparavant”, dit-il, décrivant le nouvel album.

Oh oui, au sujet de ce disque. D’après les quelques morceaux entendus cette nuit-là, il suit les traces des Clash, Sex Pistols et de Kraftwerk"des trucs que nous écoutions beaucoup lorsque nous étions plus jeunes", de souligner Bono. Mais il est également chargé de soul et de R&B de la vieille école, des genres que notre chanteur dit avoir écouté avec ses amis dans les années 1970, seulement "une fois que le punk a débarqué, personne n’a voulu le reconnaître." Lui, aussi, suit la mince ligne entre le politique et le personnel, avec le titre d’une chanson renvoyant à une période difficile mais en réalité intimement lié à un traumatisme personnel.

Le thème central de cet album est celui de la collision entre la sagesse durement acquise et la soif de jeunesse. Pour le U2 d’aujourd’hui — s’orientant parfois vers de nouvelles directions même s’il revient souvent à ses racines et est toujours aussi alerte à quelques petites années de ses quarante ans — cette tension ne saurait mieux lui correspondre.

L’on rapporte que le groupe aurait diverti les grosses huiles pour décrocher une pub durant le Super Bowl pour présenter son nouvel opus. Mais Bono balaie de la main la question. Il reste encore du boulot à accomplir, un album à bien accorder, des sessions durant des nuits entières signifiant diner à même les consoles musicales.

Alors, les ingénieurs continuent de jouer avec les cordes vocales détendues de Bono le falsetto, ce son qui l’a défini lui et U2 d’aussi loin que des albums tels que "War" et "The Unforgettable Fire". "Il y a quelque chose chez ce gars qui chante comme une fille", de plaisanter Bono en s’adressant à notre reporter. Et pratiquement en un seul et même mouvement, il se tourne, s’empare du micro et lâche une autre de ces célèbres vocalises.

U2 parle de son nouvel album et de Nelson Mandela (Part I)

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Voir en ligne : LA Times

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