’Une place à bord de l’hélico’ - U2 France

’Une place à bord de l’hélico’

samedi 1er janvier 2011 / par Corine/Dead / Tags:
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2 octobre 2010 - Coimbra. Concert

A mon insu, la femme de chambre du soir à l’Hotel Fabulous a fermé tous les volets de ma chambre la transformant en terrier. Je me suis réveillé plusieurs fois ce matin me retrouvant toujours dans ’obscurité la plus totale, me suis retourné et rendormi. Par conséquent, je pense avoir plus dormi hier soir que la semaine dernière et je me suis enfin levé vers 11 heures du mat.

J’ai erré à l’extérieur avant d’atterrir à un café pour me rendre ensuite dans une boutique de porto. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Nick, le responsable de l’équipe des éclairages, envers qui je suis endetté jusqu’à la fin de mes jours en raisons de sa patience et de son talent qui contribuent énormément au quotidien à l’efficacité des chargements et déchargements des systèmes du spectacle. Après ma pause, je découvrais que tous les magasins étaient fermés. Les horaires d’ouverture ont toujours été un grand mystère pour moi dans les pays méditerranéens (et ça n’est que très rarement qu’ils correspondent aux moments où je suis conscient.) Le concierge de l’hôtel me recommanda un déjeuner de loisirs, de faire une petite sieste et de réessayer lorsque le soleil serait couché, mais après mon insistance sur le manque de d’adéquation avec mon planning de la journée, il m’orienta vers un endroit qui pourrait être ouvert pour mon shopping. Ca faisait une trotte pour arriver jusqu’au magasin de porto ouvert mais cela me donna le prétexte pour découvrir un peu plus la vielle ville. Le vendeur me présenta tout ce qu’il avait en magasin et je trouvais ce que j’avais espéré, une bonne bouteille de porto, année 1966, année de naissance de Nick. Mission accomplie, mon chauffeur me prit devant l’Hotel Fabulous et en route pour l’heure et demi jusqu’à Coimbra. Une belle journée sans un nuage à l’horizon...

Encore une autre chaude soirée parfaite avec le groupe servant un spectacle mortel face à un public incroyable. Peut-être que nous nous sommes vraiment réveillés sur la tournée du Joshua Tree, où nous prenions pour acquis que les stades pleins de spectateurs sauteraient dans tous les sens des heures durant à l’unisson jusqu’à la fin. L’homme peut parfois être complaisant.

Je retrouvais le convoi après concert me frayant un chemin au travers de la foule durant Moment of Surrender jusqu’au point de ralliement convenu à l’extérieur du stade. Comme d’habitude plusieurs vans attendaient et l’on m’indiqua celui à bord duquel monter. En partant, notre convoi se divisa, avec seulement mon véhicule et deux autres se dirigeant vers une direction différente du reste des véhicules. Peu de temps après, je fus surpris de voir que nous nous garions près d’un héliport. Je n’étais vraiment pas au courant que le groupe était à bord de l’hélico et apparemment Bono avait décidé de rentrer avec Interpol à Porto, me laissant sa place à bord de l’hélico. Je ne peux pas jurer que monter à bord d’un hélico portugais à la fin de la nuit aurait pu figurer au sommet des choses à faire dans ma vie au moins une fois mais, soyons honnêtes, la perspective de pareil instant de vie de célébrité se refuse difficilement. Sans compter que je n’avais pas vraiment le choix, la distance jusqu’à Porto n’étant pas parcourable à pied.

Le trajet s’avéra plus long que ce à quoi je m’attendais - une demie heure peut-être - à basse altitude, en grande partie au dessus de la côte éclairée de nuit du Portugal. Mes pensées voyageaient allant de combien cette région était beaucoup plus peuplée que ce que j’avais imaginé en passant par me demander comment un gars de Sheffield était parvenu à bord d’un hélico de rock star bourdonnant dans la nuit sur la côte portugaise, jusqu’à m’amuser de la probabilité encore plus proche d’une mort soudaine que je ne l’avais été depuis pas mal de temps. Personne à bord de l’hélico ne parlait, probablement que tous comme moi, des idées similaires traversaient les esprits.

Nous avons atterri à l’aéroport de Porto, avons rejoint les vans de transfert parcourant la vieille ville et sommes arrivés très peu de temps après nos collègues, partis en vans depuis le stade, à l’Hotel Fabulous. Le mystère de la barricade à hauteur de menton a enfin eu sa réponse. Ils n’attendaient nullement des mafieux en colère, c’est tout simplement ainsi qu’ils sécurisent les places de stationnements dans les rues étroites de la vieille ville.

J’étais un peu crevé après toutes ces péripéties, mais je tenais à participer à notre rituel d’après-concert lorsque nous nous rassemblons pour boire et manger de la friture au beau milieu de la nuit.

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