U2 France

Accueil du site > Humanitaire > La campagne antipauvreté est à l’origine d’un nouveau titre de U2, déclare (...)

La campagne antipauvreté est à l’origine d’un nouveau titre de U2, déclare Bono

vendredi 24 octobre 2008, par Corinne/Dead

Toutes les versions de cet article :

Photo : REUTERS/Benoit Tessier

Par Lesley Wroughton

Lorsque 116 millions de personnes se sont dernièrement élevées contre la pauvreté dans le monde entier, leur cri coordonné à échoué à faire les gros titres — mais ils ont inspiré le rockeur irlandais militant Bono pour écrire un nouveau titre pour son groupe U2.

Dans une interview accordée à Reuters hier, Bono a souligné que la campagne Stand Up and Take Action (levez vous et agissez) mise en place dans 131pays l’a incité à composer un morceau intitulé "Stand Up" (lève-toi).

"Ce n’est pas encore tout à fait terminé mais le concept du stand up m’a inspiré. C’est un vrai petit bijou, cependant", de préciser Bono par téléphone depuis Los Angeles.

"Il ne s’agit d’une chanson du genre ’prenons nous la main et faisons en sorte que le monde soit meilleur’. C’est plus du genre défonçons la porte de notre propre hypocrisie", insiste-t-il.

Les organisateurs soulignent que les 116 millions de personnes qui ont demandé aux leaders du monde entier de ne pas oublier leur promesse de réduire la pauvreté et la faim dans le monde d’ici à 2015, représentent 2 % de la population mondiale et ont été inscrites au livre des records de Guinness comme étant "for the biggest mass mobilization on a single issue" (la plus importante mobilisation de masse pour un seul problème).

Les leaders mondiaux ont accepté une série d’objectifs portant sur la pauvreté, l’éducation, la santé, l’égalité et la malnutrition dans un "traité" du nom de Millennium Development Goals ou MDG contracté il y a maintenant huit ans.

Mais les pays en voie de développement craignent que les pays industriels utilisent la pire crise financière depuis la Grande Récession comme excuse pour ne pas tenir leurs promesses.

Les leaders africains ont déjà accusé les donneurs riches de ne pas tenir leurs engagements au profit de l’aide qui est en pitre position pour combattre les effets des prix du marché alimentaire toujours plus élevés.

"Bien qu’à proprement parlé il n’y ait pas eu de contrat légal, et nous aurions voulu qu’il y en ait un, nous sommes en présence d’un contrat moral qui a été dument fait", enchérit Bono.

"Rompre une promesse faite à soi-même, à son associé, à sa famille, un politicien envers ses électeurs, toutes ces choses sont mauvaises — mais c’est un crime abominable que de faire une promesse aux plus démunis de cette planète et de la rompre. C’est tout simplement inacceptable", a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter qu’alors que le MDG est peut-être "le pire acronyme dans l’histoire du militantisme" les manifestations du Stand Up and Take Action qui ont eu lieu dans le monde du 17 au 19 octobre ont elles prouvé que les gens savaient ce qu’ils défendaient.

"Ces chiffres montrent que les gens sont conscients que ces promesses ont été faites et de la raison pour laquelle les politiques ne peuvent se dire : ’oh on peut y échapper car personne ne sait vraiment ce dont il s’agit’", de renchérir Bono.

Cela fait des années que Bono utilise sa célébrité pour récolter des fonds et attirer l’attention sur la pauvreté dans la monde et souligner combien l’aide, lorsqu’elle est bien employée, peut prévenir et traiter des maladies telles que la malaria et le sida ou la séropositivité.

"C’est affreux de penser que nous pourrions lâcher la pédale de notre côté et les laisser se débrouiller tous seuls", poursuit-il s’inquiétant de ce que moins d’aide ralentirait considérablement la progression de l’Afrique.

Et pourtant, Bono insiste sur le fait que certains pays ont montré un potentiel économique réel après plusieurs années de forte croissance économique, menés par une nouvelle génération de leaders.

Et de conclure : "J’ai foi en ces Africains qui deviennent adeptes de cet acte d’équilibre entre le flux d’aide nécessaire et qui ont conscience que les affaires, le commerce et les investissements peuvent les sort de la catastrophe."

En savoir plus : Reuters

Lien permanent : http://www.u2france.com/actu/article13293.html

Aucun Commentaire | S'identifier pour réagir à l'article

S'identifier

Retour en haut de page