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Entretien avec Willie Williams, directeur créatif de la tournée Innocence + Experience de U2 (Part 1)

lundi 14 septembre 2015 / par Corine/Dead / Tags:
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Photos : Kevin Mazur / WireImage

par Marian Sandberg

Alors que la formation rock irlandaise U2 enclenche la seconde vitesse de sa tournée iNNOCENCE + eXPERIENCE, en salles cette fois plutôt qu’en stades comme pour la précédente à 360°, nous nous sommes entretenus avec son régisseur créatif, Willie Williams mais aussi Es Devlin et Ric Lipson (Stufish) ainsi qu’avec le sound designer Joe O’Herlihy, sur l’évolution du design de cette tournée, et sa conception avec le groupe sans le regretté Mark Fisher.

Live Design : Étant donné votre propension et celle du groupe à commencer les choses tôt, quand a démarré le concept de celle tournée ?

Willie Williams La première rencontre avec le groupe et l’équipe créative a eu lieu en mars 2013. On peut, donc, dire que cela fait un peu plus de deux ans. Cela dit, la première conversation que j’ai eue avec Bono au sujet de “la prochaine tournée” a été pendant la dernière tournée, c’est généralement ainsi que se font les choses. Même alors, pendant la tournée à 360°, Bono s’interrogeait sur notre orientation et a suggéré que, en contraste avec les 200 camions d’acier, nous démarrions la prochaine production sous une simple ampoule nue.

La tournée devait commencer au printemps 2014 mais une chose en entraînant une autre, nous avons fini par accumuler un retard d’un an, de fait, nous avons eu une période de conception très étendue.

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Quels étaient vos projets et ceux du groupe ?

Willie Williams Comme toujours, ce spectacle de U2 est né du dialogue avec le groupe. Toutes les tournées de U2 ont cette espèce de pierre d’achoppement à partir de laquelle tout se développe —les drapeaux blancs, le Blues, l’architecture, on rempile pour le boulot et, bien entendu, quand tout est jugulé à partir d’une paire de lunettes fumées (NDLT : renvoi à Bono). Pour ce projet, la genèse était narrative. Une trame narrative qui reprend celle de l’album : l’histoire de quatre ados qui grandissent dans le Dublin des années 1970 en regardant par la fenêtre de leur chambre, essayant de comprendre leur place dans le monde extérieur souvent violent et coupé.

Il avait été question de deux spectacles différents, alternant une nuit sur l’autre. A-t-elle abouti ?

Willie Williams Nous voulions vraiment avoir deux sets différentes et réaliser deux concerts. Cette idée a survécu au début des répétitions musicales jusqu’au point où il est devenu évident qu’elle n’était pas viable. Je suis intimement persuadé qu’ils auraient pu répéter suffisamment de titres pour deux spectacles et j’aurais adoré pouvoir me plonger dans le catalogue, mais la question des chansons laissées de côté pour un concert donné est très vite devenue insurmontable. La déception potentielle d’un spectateur lorsqu’il achète une place pour le “mauvais” (NDLT : dans le sens de "pas le bon", pas celui qu’il espérait), reposant sur les goûts personnels, est très vite devenue une espèce de terrain miné.

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Expliquez-nous, en gros, ce design ?

Willie Williams Il apparaît que nous avons créé un mixage de performances, sons, vidéos et éclairages. Ce qui, je le pense honnêtement, n’avait jamais été réalisé jusqu’alors. C’est un spectacle assez étrange d’une certaine manière mais son arc est de parvenir à être cohérent d’une manière aussi plaisante qu’inattendue. L’épicentre en est l’objet hybride constitué par l’installation - écran, scène, éclairages – qui, parfois, est la zone de performance et d’autres l’efface. Je dis que c’est sa pièce maîtresse mais pendant la plupart du spectacle, nous l’ignorons complètement, optant pour le plus basique des points de vue imaginables du rock ‘n’ roll.

À l’autre extrémité, les moments les plus théâtraux combinent tous les éléments du spectacle de façon totalement nouvelle et moderne. Après une demi-heure de rock d’enfer, une télévision géante double face occupe l’espace aérien de la salle. Nous montrons des images et c’est alors que le chanteur grimpe dans la télévision et nous l’y voyons, faisant physiquement partie de ces images vidéo, suspendu au milieu de la salle. Franchement, c’est vraiment bizarre mais complètement magique.

(à suivre)

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