Es Devlin et la tournée Innocence + Experience de U2, (Part 1) - U2 France
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Es Devlin et la tournée Innocence + Experience de U2, (Part 1)

jeudi 30 juillet 2015 / par Corine/Dead / Tags:

par Marian Sandberg

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© Photo courtesy of Stufish

Es Devlin, créative et designer du décor de la tournée Innocence + Experience de la formation rock irlandaise U2, a œuvré au côté de Ric Lipson de Stufish Entertainment Architects, ensemble, ils ont contribué à diverses idées de design pour cette tournée, ce qu’elle appelle une "vraiment longue, belle et totalement plaisante collaboration sur deux années complètes."

Devlin avait collaboré avec le directeur créatif de U2, Willie Williams en 2009 en tant que designer éclairages pour la partie américaine de la tournée de Lady Gaga, Monster Ball, suivi en 2012 par une collaboration étroite pour The Master and Margarita de Complicite, au Palais des Papes d’Avignon, en France.

"Nous avons une esthétique et approche similaire en de nombreuses façons et nous apprécions tous deux la collision entre les genres. Willie m’avait approchée en février 2013 et j’avais commencé à collaborer avec lui au côté de Mark Fisher, Ric Lipson, et Gavin Friday, Sharon Blankson, Morleigh Steinberg. Ce que Willie décrivait comme devenir un nouveau membre du conseil des créatifs de U2."

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© An early set sketch, courtesy of Es Devlin.

Avec deux puissantes entreprise de design oeuvrant au décor, on pourrait penser qu’il y aurait pu avoir des tensions, mais Devlin affirme que c’est tout à fait le contraire, soulignant que la première rencontre de l’équipe créative remonte à mars 2013 et que l’alchimie a opéré instantanément.

"Je pense que chaque membre de l’équipe se sentait suffisamment établi et confiant, et capable de transmettre les divers aspects de ce processus aux autres dans un esprit complètement collégial et de soutien", confie-t-elle.

"Tout le monde croquait ; tout le monde fabriquait des visuels pour communiquer les idées. Mon équipe studio a réalisé les modèles physiques. Celle de Ric, les animations et a étroitement collaboré avec Tait sur la construction des dessins. Nous les avons tous mis dans un carnet de croquis, qui est devenu la base du contenu vidéo."

Et Devlin d’ajouter que l’un de ses jours préférés de ce processus de deux ans a été celui où Williams, Lipson, et elle-même se sont retrouvés en répétition à New York, alors que Chris Martin de Coldplay et Bruce Springsteen étaient en bas à répéter avec U2 pour une performance unique dans Times Square.

"Nous étions en haut à couper, coller, croquer et peindre le carnet de croquis final du storyboard du spectacle", explique-t-elle. "L’équipe de Kanye est passé comme ils jouaient aussi sur Times Square, et John McGuire, le directeur du spectacle de Kanye, est monté, nous rejoindre pour coller, couper et peindre : tous très analogiques, humains et géniaux."

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© Photo courtesy Es Devlin

Également impliqués dans le processus du design, les quatre membres de U2. Trop de cuisiniers aux casseroles ? Toujours pas.

"C’est l’un des aspects vraiment gratifiants de cette aventure", enchérit Devlin.

"Avec Willie ils ont fait progresser l’art du spectacle de rock, et ils comprennent son art et que le spectacle réfléchira la profondeur de leur engagement avec son design. Nous aimions recalibrer la connexion entre performer et public dans la salle. Nous voulions répondre à la géométrie d’une salle : tout cet espace ovale, comment donner de l’énergie à toute cette masse d’air dans ces espaces de manière à ce que l’atmosphère touche tout le monde dans la salle de manière égale."

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© Photo courtesy of Stufish

Mener le processus créatif telle était l’idée derrière le 13e album studio du groupe, Songs of Innocence, qui a été écrit de manière thématique comme un retour sur la jeunesse des membres du groupe en Irlande dans les années 1970. "Avant même de l’avoir écouté, nous en entendions parler par le groupe", de préciser Devlin.

"Nous perfectionnions le manifeste de ce spectacle à deux phrases : ’Je ne peux changer le monde, mais je peux changer le monde en moi’ et ’je peux changer le monde mais ne peux changer le monde en moi.’

La première est extraite de la chanson "Rejoice", sortie en 1981, et décrit les sentiments d’un ado vivant avec son père et regardant par la fenêtre de sa chambre, se sentant impuissant pour changer l’extérieur du monde celui des ‘troubles’ de l’Irlande des années 1980 mais assumant que changer son propre paysage psychologique intérieur serait plus possible."

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© Photo couresty of Stufish

La seconde, poursuit Devlin, est une compréhension plus moderne, ce que pourrait ressentir ce même chanteur en 2015, en ayant découvert que, en réalité, procéder à des changements tangibles envers le monde – au travers des campagnes de One.org et de Red —s’avère possible, au bout du compte, alors la psychologie intérieure lutte pour devenir plus complexe. L’espace entre ces deux déclarations est le territoire de cet album et de son spectacle."

(à suivre)

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