Es Devlin et la tournée Innocence + Experience de U2, Part 2 - U2 France

Es Devlin et la tournée Innocence + Experience de U2, Part 2

lundi 3 août 2015 / par Corine/Dead / Tags:

by Marian Sandberg

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© Photo courtesy of Es Devlin

La scène de la tournée de U2, Innocence + Experience est beaucoup plus réduite que celle du design de la tournée à 360°, bien entendu, mais cela n’est pas parlant pour autant si l’on considère le simple cadre de cette tournée. La "moindre échelle" est toute relative. Cette fois, en salles et plus en stades, cette tournée intègre un écran dominant gigantesque, une passerelle et une scène B— où encore plein de trucs se déroulent.

La créative/designer du décor Es Devlin, qui a travaillé au côté de Ric Lipson de Stufish Entertainment Architects sur le décor et avec le directeur créatif de U2, Willie Williams, insiste sur le fait que le design de la scène est arrivé dès les premières rencontres sur la trame narrative du spectacle, sa signification et son message. "Lors de nos réunions, nous nous sommes concentrés sur ce que nous voulions que le public ressente et ce que nous voulions lui communiquer, et une fois que nous avons résolu l’arc en gros du spectacle de ce point de vue, les formes des scènes ont évolué pour coller au récit", de poursuivre Devlin.

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© L’un des croquis de la scène par Es Devlin

La dernière œuvre de U2, note Devlin, a été conçue comme un diptyque : Songs of Innocence et Songs of Experience, le premier, le nom du dernier album studio du groupe, et le second, en cours d’écriture. Incidemment, William Blake a publié un recueil de poèmes illustrés du même nom à la fin des années 1700. "Les formes de la scène en sont le reflet : la maison et le monde, le rectangle et le disque, fondées sur les idées du groupe", d’élaborer Devlin. "Ric a conçu le graphisme du logo de la tournée et le ’I’ d’Innocence a trouvé son chemin dans la scène rectangulaire tandis que le ’e’ de l’expérience s’imprimait dans la scène circulaire. C’est ainsi qu’elles ont été reconnues sous le nom des scènes ’I’ et ’E’, ce qui est vraiment plus approprié dans ce cas, plutôt que ’principale et b’ car le groupe tenait vraiment à passer un temps égal sur ces trois scènes."

La troisième scène est la division, car elle divise littéralement en deux la plupart des salles. "Le groupe a adoré l’idée de jouer avec cela comme une métaphore de ce que certaines des actions du groupe tendent à faire avec son public : le diviser", d’enchérir Devlin. "Et elle est vraiment utilisée en tant que scène pour la plus grand part du spectacle. Le groupe embrasse vraiment cette zone de performance centrale de division, et Larry particulièrement qui y a trouvé des moyens de jouer de la batterie en faisant face aux deux directions et en utilisant un kit qui fonctionnerait sur cette scène centrale de division."

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© Photo courtesy of Stufish

Tous les membres du groupe tirent avantage du décor entier durant le spectacle. "Il y a bien plus de spectacle lorsque les quatre membres du groupe se répartissent sur la longueur entière de la salle, permettant à chaque section de la salle de se sentir plus proche du groupe d’un coup, surtout lorsque le sound system novateur de Joe O’Herlihy fait la même chose : jouer directement dans chaque section du public d’un coup", d’ajouter Devlin.

La grande division

Un PRG Nocturne versus- un écran LED—Devlin le qualifie d’"autre barrière"—flotte au-dessus de la scène de division et œuvre à unir et diviser le public. "Bien que flottant centralement, il se comporte comme un panneau d’affichage géant, prêchant envers le public, offrant une ligne de vision claire assez démocratique partout dans la salle", explique-t-elle. "Nous avons tous l’impression de l’avoir en pleine figure." Les images sont distribuées sur les divers écrans de la production grâce à deux d3 Technologies d3 4x4 serveurs média.

Lorsque l’écran descend et s’installe sur la scène, cela divise le public debout. "Il ne peut se voir ni d’un côté ni de l’autre de cette division qui désormais l’expulse", souligne Devlin. "Les billets pour les places debout sont vendus en 2 catégories ’North Side’ et ‘South Side’, de sorte que de très nombreuses villes sont divisées par ces lignes tribales, et la métaphore de la barre de division au cœur de ce spectacle n’est pas perdue pour grand nombre d’entre eux."

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Devlin, qui décrit Williams comme "l’un des maîtres de l’art de l’éclairage du concert et, par dessus tout, maître de l’art de la retenue", pointe le très petit équipement éclairage de cette tournée. "Il opère des miracles avec cette palette réduite et le génie d’Alex Murphy et de Sparky Risk pour le timing." Elle ajoute que la vidéo est également limitée par ailleurs. "Le groupe voulait vraiment réduire la palette du contenu vidéo à un travail à deux mains : l’une pour l’innocence et l’autre pour l’experience", confie-t-elle. "Oliver Jeffers de Belfast, ami du groupe et artiste extraordinaire qui réalise de très beaux livres pour enfants, était l’artiste idéal pour les dessins/collages à la craie qui traitent de l’innocence alors que Willie et Sam Pattinson, à la tête de Treatment, le producteur de contenu pour cette tournée ont trouvé Jeff Frost, un artiste vidéo d’Utah travaillant sur les prises de vue numériques à intervalle, à l’origine de la plupart du contenu pour ’experience.’"

L’un des aspects les plus remarquables de cette tournée est combien elle est restée fidèle au plan originel des premières réunions. "C’est extraordinaire, mais pour ce spectacle, plus que sur la plupart des autres, le spectacle ressemble vraiment remarquablement à ce qu’il est sur le papier", souligne Devlin. "Toutes les idées ont évolué pendant les répètes et le contenu vidéo a été très affiné pendant les semaines de répétitions à Vancouver et continue d’évoluer alors que la tournée avance. Il est vraiment extrêmement vivant."

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© Photo courtesy of Stufish

Il revient à l’esprit de Devlin un moment très particulier du spectacle. "Les néons fluorescents s’envolent pour former une constellation de lignes verticales et horizontales", remarque-t-elle. "En y regardant de plus près, vous pouvez les lire comme des croix liées. Cet élément du design est un hommage au regretté et très génial Mark Fisher, qui a étroitement avec nous au début de ce processus et qui a partagé avec nous tellement de connaissances. Durant l’une de nos réunions finales à laquelle Mark assistait via Skype, nous étions un peu dans l’impasse, et afin de rebooter notre processus nous nous sommes demandé l’un l’autre : ’Si nous pouvions placer un objet, n’importe lequel, n’importe quelle image au milieu de la maquette de cette salle vide posée sur cette table face à nous, qui ferait tout le boulot—illustrer à la perfection ce groupe, son œuvre et son manifeste—qu’est-ce que ce serait ?’ Silence, et puis une voix sur Skype, reconnaissable entre mille, celle de Mark Fisher : ’une foutue croix.’"

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© Photo courtesy Es Devlin

Devlin mentionne également de manière spécifique tous les membres de l’équipe qui ont permis à ce projet de voir le jour : "l’ extraordinairement et intensément talentueux [production manager] Jake Berry, qui possède un pouvoir surhumain en matière de chiffres et un profond sens de l’art de la mise en scène ; le beau, et qui nous manque énormément, manager de la tournée, Dennis Sheehan ; les autres membres du ’board’ (conseil) de U2 Creative : Gavin Friday, le directeur exécutif du spectacle, un artiste extraordinaire de propre droit et avec les Virgin Prunes, et une part colossale de leader du processus créatif de U2 ; au côté de Morleigh Steinberg (NDLT : madame Edge à la ville), qui œuvre à la direction scénique et à la chorégraphie, autre acteur majeur de ce processus ; Sharon Blankson, qui a une grosse influence sur l’arc général et le concept de ce spectacle également en créant tout le style du groupe ; et comme je l’ai mentionné plus haut Joe O’Herlihy, qui une fois de plus a changé le modèle du son en live avec le design de son sound system. C’est la marque de l’extraordinaire esprit de générosité de ce groupe que ce groupe d’âmes créatives extrêmement talentueuses aient fait partie de leur équipe pendant une période aussi durable et qu’ils aient été aussi accueillants envers moi et Ric en tant que tout nouveaux membres de l’équipe."

Es Devlin et la tournée Innocence + Experience de U2, (Part 1)

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