Tout a-t-il été dit sur U2 ? - U2 France

Tout a-t-il été dit sur U2 ?

dimanche 2 novembre 2014 / par Corine/Dead / Tags:
JPEG - 604.2 ko

Auteur : Corine/Dead

On pourrait croire que oui, si l’on s’en tient notamment au dernier ouvrage sur la formation rock irlandaise U2, U2 by U2 paru en septembre 2006, et pourtant la publication musicale américaine, Rolling Stone, semble avoir déniché quelque dix-huit trucs que l’on peut encore apprendre sur nos diables d’Irlandais, à condition de traîner avec eux ;-))

Alors, que peuvent bien être ces informations "inédites" ?

Qu’adviendra-t-il de U2 lorsque ses membres auront soixante-dix ans ?

Si l’on en croit Adam Clayton, l’âge n’est pas un obstacle : "Lorsqu’on arrive à l’âge de cinquante ans, on se dit : peut-être que tout cela va ralentir et que l’on va pouvoir profiter un peu de la vie. Et puis, le cap de la cinquantaine est franchi et là vous vous dites : Après tout, pourquoi s’arrêter ? En fait, c’est vraiment la meilleure partie. Nous aimons vraiment ce que nous faisons alors continuons. C’est vrai que cela peut sembler un peu étrange, mais je suppose que c’est la raison pour laquelle Paul McCartney et Elton John donnent encore des concerts et enregistrent des disques."

Après une demi-décennie d’attente pour la sortie de Son gs of Innocence, il a suffi d’une semaine pour enregistrer la version acoustique figurant sur l’édition deluxe de l’album.

Le groupe devait mettre les chansons à l’épreuve et vérifier qu’il avait bien atteint son objectif. C’est Bono qui s’est lancé le premier en demandant à valider la théorie de chansons qui pourraient être aussi géniales en studio que dans leur plus simple expression, à savoir l’acoustique.
Edge était dubitatif et trouvait que Bono y allait un peu fort en demandant d’enregistrer en une semaine ce qu’il leur avait demandé trois ans de dur labeur pour achever cet album. Et c’était justement là où voulait en arriver Bono : ce travail de longue haleine était la preuve que c’était possible. Cela a suffit pour convaincre Edge qui, dans un premier temps, n’avait même pas envisagé de le sortir ainsi mais simplement d’essayer de le faire. Là, les choses se sont accélérées et le résultat est celui que l’on connaît…(NDLT : plutôt excellent, dirais-je modestement, non ?)

The Edge ne pense pas que le rock soit mort.

Selon l’un des plus talentueux guitaristes de la planète, le rock passe par des cycles, dont nous sommes bien loin d’en avoir fait le tour et que, pour l’heure, nous n’en avons exploré qu’une part infime : tout au moins en matière de guitare et d’électro. Il souligne qu’en se concentrant uniquement sur la guitare, dans le rock, on passe à côté de beaucoup de choses et que de fait, le songwriting dans cette catégorie est pauvre et pas très novateur. Selon lui, c’est l’électro qui l’a le plus mis en valeur, ce qui explique que les artistes se sont peu à peu orientés vers ce genre. Pour autant, il ne pense pas qu’à long terme, les jours de la guitare soient comptées, loin de là, les chansons doivent être meilleures. Dernière précision : "J’aime que ma musique soit un peu plus irrévérencieuse. Dans l’immédiat, je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup de provocation. C’est devenu très doux et tranquille. C’est sympa de faire un petit peu bouger les choses. Le punk n’était pas doux et tranquille, c’était assez tu t’en prends plein la gueule… provocateur."

La trackliste de Son gs of Innocence pouvait être envisagée suivant plusieurs modèles.

Bono de confier qu’au départ elle démarrait par la chanson hommage aux Clash, ’This Is Where You Can Reach Me’ avant d’enchaîner sur ’Raised By Wolves’. Ce qui a motivé ce "bouleversement" serait la cible, comprendre le demi-milliard de personnes à qui l’album serait distribué via iTunes… Bono s’est alors dit que pour l’atteindre, il fallait penser comme pour The Joshua Tree et privilégier les chansons avant le reste !

Bono aime le groupe Future Islands.

Et tout particulièrement le titre, ’Seasons ?’, qu’il qualifie carrément de "miracle". (NDLT : Pour ma part, j’avoue que cette révélation me laisse sans voix, car je ne vois pas ce qu’il peut trouver à cette chanson… Mais, bon, comme quoi les goûts et les couleurs ? Je vous laisse juger par vous-même, en publiant ci-après l’objet du délit ;-))

La voiture piégée dont il est question dans le titre "Raised by Wolves" a été un événement marquant du réveil politique de Bono.

Bono avoue s’être souvent posé la question de savoir pourquoi il écrivait autant sur la violence politique. Le fait qu’il vive en Irlande l’appuie d’autant. Et, ce jour de mai qui aurait pu lui coûter la vie s’il n’avait pas modifié ses habitudes, comme il l’a largement expliqué sur tous les plateaux de télévision et dans toutes les interviews qu’il a données pour SOI, est à l’origine de Raised by Wolves. Et Bono de souligner : "Et voyez-vous, les gens comme moi devraient probablement passer plus de temps sur le divan d’un psychiatre, mais je ne le fais pas."

Deux mois avant la fin de l’enregistrement de SOI, "Raised by Wolves" était complètement différente.

Selon Declan Gaffney, coproducteur du titre, il s’agissait plutôt d’un morceau pop.
Mais nous avons tous lu et entendu Edge, notamment, dire que Bono avait son propre langage lorsqu’il composait, qu’il appelle le Bongolese, où Bono trouve la mélodie sans vraiment les textes (plus des sonorités ou rimes) et les ajuste au fur et à mesure. Et là, il s’est passé quelque chose d’inhabituel, Bono a composé ce texte très sombre qui ne collait plus avec la musique. De fait, le processus a été inversé et la musique a été revue pour devenir la moitié… l’âme du texte.

La plus grande crainte du groupe était de voir son album ignoré – ce qui explique son accord controversé avec iTunes.

Depuis le 9 septembre, date officielle de la sortie numérique de Son gs Of Innocence, nous n’avons cessé de vous rebattre les oreilles à coup de news expliquant pourquoi U2 avait choisi ce circuit controversé. Je ne reviendrais donc pas sur le sujet. Par contre, je citerai, une partie de ce que dit Edge que je trouve extrêmement pertinente : "Aujourd’hui, nous sommes en compétition avec le monde du jeu, des technologies et des réseaux sociaux. Aussi, je pense que la musique doit défendre sa place et lutter pour plus d’attention. Et, bien sûr, cela nous aide, mais je pense que cela contribue également à maintenir la musique dans la conversation, en première page, en quelque sorte, plutôt qu’en page trois, quatre, cinq, six ou sept de celle-ci."

Dans "Volcano" le Bono adolescent interpelle le Bono actuel.

Là encore, nous avons lu que cet opus était la genèse des débuts de U2, de la même manière que Quadrophenia est celle des Who. Et Bono de préciser que : "Dans le second couplet, le plus jeune dit à l’autre ’Your eyes were like the landing lights/They used to be the clearest blue/Now you don’t see so well/And the future’s going to land on you.’ Un peu comme s’il lui disait : "Mais, qu’est-ce que t’as foutu, bordel ?". Par contre, Bono élabore en soulignant que sur Songs of Experience, ce dialogue croisé sera encore plus présent et lance une piste qui pourrait être explorée pour la future tournée. Bono : Aussi, pour un concert en live, on peut imaginer une sorte de Quadrophenia où l’on verrait un Pete Townshend débarquer à l’improviste et discuter avec une version plus jeune de lui-même."

À l’origine, Bono avait imaginé composer "Every Breaking Wave" dans la veine de "Every Grain of Sand" de Bob Dylan.

Ce titre de Dylan était l’un des préférés de Steve Jobs, le regretté boss d’Apple, qui avait, un jour, demandé à Bono s’il avait un morceau dans le même esprit. Bono lui avait répondu que oui et se souvient lui avoir envoyé le texte au fur et à mesure de sa composition. Pour autant, il ne se risquerait pas aujourd’hui à comparer les deux versions, mais il aime à rappeler d’où vient l’idée d’un simple morceau accompagné au piano. Le thème étant combien il est difficile d’être soi-même avec quelqu’un d’autre, les deux personnages étant accros à l’échec et à la seconde chance (renaissance). Notre diable d’Irlandais enchérit en expliquant que ce morceau est plus particulièrement centré sur le bassiste de U2, Adam Clayton. Ainsi, le texte : ’Sommes-nous prêts, sommes-nous prêts à nous laisser emporter par l’amour ?". Adam [Clayton] est plus l’un des deux personnages de ce titre que moi. Et puis, vous savez quoi, il a avancé et s’est marié ! Il a fallu qu’il attende d’avoir 52 balais ou plus pour être balayé par l’amour et il y est parvenu."

Larry Mullen pourrait être un bon batteur.

Le croiriez-vous ? Mullen Jr. est tellement bon que l’un des producteurs lui a demandé, pour faire plus authentique, d’être moins bon sur Songs of Innocence. Pourquoi ? Pour que cela fasse plus live et plus "back to the future" au cas où quelqu’un aurait l’idée saugrenue de penser que c’est une machine qui joue et pas une personne. Conséquence pour l’ami Larry : "J’en ai ri à m’en tordre le ventre et j’ai également eu quelques nuits blanches à force d’y penser."

Le fait que Mullen ne soit pas toujours d’accord avec les décisions des autres ne le dérange pas.

Ce qu’il résume par : "Je ne participe pas à un concours de popularité. J’appartiens à un groupe."

Le groupe met dans la balance des structures de deux soirs pour sa tournée 2015.

Je vous renvoie au CINQ de la MAJ (mise à jour) de notre news sur les projets de tournée 2015
Petite précision apportée par Rolling Stone, le groupe ne sait pas encore comment il va faire pour que le public sache à l’avance à quel concert il assistera (rock endiablé ou acoustique).

The Edge a assisté au festival de Coachella cette année.

Une fois encore, ceci n’a rien d’une révélation, quand on sait combien Edge est fan des nouveaux groupes, à l’affût de nouveaux talents et d’innovations.
Il avoue avoir été emballé par Cage the Elephant, avoir particulièrement aimé Broken Bells et Skrillex. Il a apprécié revoir les Pixies et Outkast et ne comprends pas trop ce que l’on peut trouver à Neutral Milk Hotel !

Cette fois, le groupe a trouvé que les process d’enregistrement et de songwriting de l’album étaient une leçon d’humilité.

Si l’on en croit Bono, la réalisation de cet album a donné vie à cinquante titres et d’expliquer que le choix a été ardu, qu’il fallait sans cesse tenter de les emmener au sommet et c’est là qu’intervient la leçon d’humilité qui consiste à reconnaître que le talent n’est pas à la hauteur de la tâche. Que certains titres sont à mi-chemin, au trois quarts de la route mais pas complètement dignes à 100 % d’atteindre ce sommet, c’est-à-dire de figurer sur l’album. Et, j’en profite pour reprendre une très jolie déclaration de Bono qui en dit long sur ce processus créatif : "La muse est une amante jalouse et il vous faut vraiment la servir."

Bono pense que les textes de Songs of Innocence sont plus compréhensibles que tout ce qu’il a écrit depuis des années.

Il confie que The Edge était vraiment tracassé à l’idée de livrer une part aussi intime du groupe et que cela pourrait être apparenté à de la nostalgie. Il s’est avéré que cette part d’intimité dévoilée était plus abordable et beaucoup moins "fermée" que les textes de No Line On The Horizon. Le terme "ésotérique" est d’ailleurs celui qui convient le mieux à No Line, selon The Edge. Il insiste sur le côté particulièrement sombre et volontairement orienté dans cette direction de cet album, qui n’aurait pas supporté le choc de la distribution par iTunes car il s’adressait à la base des fans de U2 et, de reconnaître, qu’il ne leur avait sûrement pas apporté un grand nombre de nouveaux fans (NDLT : malgré sa grande qualité). Et de conclure que SOI est plus adapté à ce mode de distribution.

Bono déteste que les gens pensent le complimenter en lui disant : "Tu n’as pas changé."

Je pense que nous pouvons tous nous identifier à cette affirmation. En effet, quand on nous dit : "Tu n’as pas changé". On ne sait jamais si la personne fait référence à quelque chose de positif ou de négatif. Et, par ailleurs… tout le monde change, c’est le sens même de la vie, ou tout ou moins, évolue ou régresse… c’est selon, donc, change !
Ce que Bono retranscrit parfaitement en affirmant : "J’ai changé et je veux continuer de changer - je veux continuer à peler les couches et, s’il y a quelque chose dans cet oignon, je veux savoir ce que c’est."

Adam Clayton a au poignet un bracelet de jade depuis l’âge de 21 ans.

Où l’on apprend qu’effectivement c’est un cadeau, qu’il le porte depuis l’âge de 21 ans, qu’il ne peut l’ôter car il est trop petit à présent, que c’est une taille pour femme et qu’à l’époque il s’amusait bien.

Notez cet article (de 1 à 5)
4.92/5(12) votes

Partagez cet article


Voir en ligne : Rolling Stone

Nous Contacter

Le site de la communauté francophone U2. Depuis 1997 avec U2France accédez à l'actualité de U2, des tonnes de ressources, du contenu multimédia en tout genre et une communauté de fans via le forum. Vous trouverez toutes les actualités (news, revues, vintage, divers), les derniers ajouts de notre partie ressources, les discussion du moment sur le forum, ainsi que des extras tels que le son de U2 pour bien commencer la semaine, des albums photos et des fonds d'écran.

  • Adresse: Paris
  • Email: contact [@] u2france.com
  • Facebook: facebook.com/U2France
  • Twitter: twitter.com/u2france
  • Google+: https://plus.google.com/+u2france
  • Visiteurs sur le site : 43

Derniers posts

Instagram widget

go-top