U2 et son Joshua Tree en exclusivité dans le prochain MOJO - U2 France

U2 et son Joshua Tree en exclusivité dans le prochain MOJO

dimanche 19 février 2017 / par Corine/Dead / Tags:

U2 s’est entretenu avec le magazine MOJO sur les raisons qui l’ont poussé à suspendre son travail sur son nouvel album et à en emmener un vieux – The Joshua Tree de 1987 – sur la route.

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Dans une longue interview accordée en exclusivité à Mojo (dans les kiosques britanniques dès mardi), la formation rock irlandaise U2 explore les morceaux et les circonstances qui ont conduit à ce chef d’œuvre vieux de trois décennies, un album aux prises avec les mythes et réalités de cette Amérique qu’il commençait à peine à découvrir.

“D’une certaine façon, The Joshua Tree semblait renvoyer l’image des bouleversements dans le monde durant la période Thatcher/Reagan”, se souvient Adam Clayton, le bassiste de U2. “Il semble que nous avons bouclé la boucle et nous voilà de retour avec un casting de personnages différents.”

En 1987, cette distribution incluait le gouverneur de l’Arizona, Evan Mecham, dont le refus de reconnaître comme férié le jour dédié à Martin Luther King, avait poussé U2 à l’exprimer vocalement, entraînant, de ce fait, des menaces de mort à l’encontre de Bono, à Tempe, en Arizona. “Le FBI a débarqué, d’expliquer notre diable de chanteur irlandais à Tom Doyle de Mojo, “et nous a demandé si l’on voulait maintenir le concert. Ce que nous avons fait.”

En 2017, l’éléphant dans la pièce est le Président Donald Trump que, Bono n’a pas manqué de critiquer ouvertement, durant la campagne électorale. Il s’agissait là d’une prise de position franche inhabituelle de la part de notre chanteur – connu (et souvent attendu) pour son empressement à trouver un terrain d’entente avec les hommes de pouvoir, même la plus récente administration Bush, afin de faire avancer les causes qu’il défend (dont la campagne ONE contre la misère).

“C’était un vrai cas de conscience pour moi, d’élaborer Bono. “La menace de violence envers les manifestants de la part de [Trump] m’a mise sur mes gardes, comme je fais naturellement partie de ces manifestants.”

Bono a déjà reçu des demandes de la part de la nouvelle administration, mais il réfléchit encore à sa réponse.

“J’ai reçu un envoyé d’un associé de longue date du Président Trump qui m’a dit : ‘Écoutez nous ne pensons pas au passé, nous pensons à l’avenir, et, s’il vous plaît, préparez-vous à travailler avec nous.’”

Trente ans plus tôt, U2 n’était pas autant prisé pour son engagement politique, bien qu’il ait occupé le devant de la scène pour le Live Aid et la tournée Conspiracy Of Hope d’Amnesty International, et les séjours de Bono en Afrique et en Amérique centrale figurent dans les chansons de The Joshua Tree.

“Mes séjours au Salvador et au Nicaragua m’ont vraiment ouvert les yeux”, de confier Bono à MOJO. “Je m’y suis rendu avec cette sorte d’aile gauche d’un groupe de chrétiens qui faisait sortir les gens clandestinement. Mais nous sommes également allés en territoire aux mains des rebelles et j’ai été effrayé par ce que nous avons vu, je suppose de loin, le bombardement du territoire rebelle.”

Rassemblant les voix des coproducteurs Brian Eno, Daniel Lanois et Steve Lillywhite plus le manager de U2 à l’époque, Paul McGuinness, pour ajouter aux souvenirs du groupe, MOJO donne vie à la naissance de The Joshua Tree, explorant sa création aux travers des morceaux préférés de U2, incluant With Or Without You, I Still Haven’t Found What I’m Looking For et la genèse tortueuse de Where The Streets Have No Name.

“Cette chanson a été une saga d’un ridicule”, de se lamenter Eno. “Dieu que c’était terrible. J’estime que 40 % du temps a été consacré à cette chanson. C’était devenu une sorte d’obsession bizarre.”

Après l’enregistrement est arrivée la tournée originale du Joshua Tree lorsque la célébrité grandissante de U2 a fait scintiller les crises autodestructrices et la folie de la tequila. La spirale ascendante de l’album et les ventes de billets se sont accompagnées d’une attention sans précédent – à la fois bien accueillie (par Frank Sinatra) et un peu moins (par Michael Jackson). Ce qui n’était pas sans dangers. “On devient un peu trouduc”, de confier Clayton à MOJO.

Contre toute attente, retrouver The Joshua Tree rappellera à U2, cette époque où, pour ce qui est de sa relation avec la politique internationale, l’establishment financier et culturel, il se trouvait encore à l’extérieur de la tente, pissant à l’intérieur.

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Voir en ligne : Mojo 4 music

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