U2 revisite ‘The Joshua Tree’ de ci, de là - U2 France

U2 revisite ‘The Joshua Tree’ de ci, de là

mardi 16 mai 2017 / par Corine/Dead / Tags:

par JON PARELES

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U2 a Seattle, dimanche soir. Credit Chona Kasinger for The New York Times

La formation rock irlandaise U2 ne veut pas devenir démodée. Mais le groupe irlandais n’a pas pu résister à la tentation de se réserver une tournée de concerts en stades rapidement sold out comprenant les morceaux de son opus de 1987, “The Joshua Tree” — des morceaux à la fois impertinents et a l’âme noble lorsque U2 les a joués dimanche soir au CenturyLink Field. Il s’agissait du tout premier concert aux Etats Unis, après une première à Vancouver, d’une longue tournée mondiale. Le groupe sortira également des albums retravailles pour ce 30e anniversaire.

U2 a travaillé à de nouveaux titres. Selon Bono, son chanteur leader, il a terminé l’enregistrement de “Songs of Experience” — la suite de son précédent opus sorti en 2014, “Songs of Innocence” — mais les élections de 2016 ont nécessité la réécriture d’un certain nombre. Au moins, un nouveau titre est terminé et il faisait partie de ce concert, “The Little Things That Give You Away.”




U2 - "Little Things / I Will Follow" - Seattle, May 2017 Video by @U2

“The Joshua Tree” valait la peine d’être revisite. Ça a été un album pivot pour U2, celui qui a annonce et rempli ensuite de grandes aspirations. Ses chansons sont une réflexion sur l’Amérique des années 1980 autant sur son mythe et sa présence : ses paysages, ses idéaux sur la liberté et l’ouverture, sa culture, sa sensualité et sa violence. Ses textes parlent de quêtes spirituelle et romantique mais aussi de situation politique et économique délicate, les reliant par un langage tire de la Bible et de la poésie Beat (NDLT : les poètes des années 1950 et 1960 comme Jack Kerouac, par exemple).

Entretemps, la musique du “The Joshua Tree” score de U2 avec un nouveau flot de sons américains, une assurance grandissante dans les couches de rythmes et de textures, et une reconnaissance dans l’histoire du rock, avant le punk, remontant à Bob Dylan et au Velvet Underground. Avec “The Joshua Tree”, U2 a endossé le manteau d’un groupe générationellement important.

“The Joshua Tree” a également été un album qui a cartonné propulsant U2 sur le circuit des grandes salles et stades, où il perdure. Il comprenait les deux seuls singles de U2 classes No. 1 aux Etats-Unis, “With or Without You” et “I Still Haven’t Found What I’m Looking For” : des chansons sur la quête de l’amour, la foi et de réponses.

U2 a démarré son concert sur une petite scène, simplement éclairée comme s’il jouait dans un petit club les chansons des albums antérieurs à “The Joshua Tree” : des pensées sur le terrorisme (“Sunday Bloody Sunday”), les déplacements de population (“A Sort of Homecoming”), l’envie (“New Year’s Day”) et la transcendance (“Bad”), pleines de bras qui s’agitent et la participation du public aux refrains à l’unisson.

Pendant “Pride (In the Name of Love)”, le titre de 1984 sur l’assassinat du Rev. Dr. Martin Luther King Jr., un immense écran vidéo montrait des mots extraits du discours du Dr. King, le célèbre “I Have a Dream” (NDLT : j’ai fait un rêve). Puis, pour interpréter “The Joshua Tree”, l’écran tout entier s’éclaire et les membres du groupe prennent place sur une scène gigantesque qui emplit le stade. Une ascension comparable à celle de leur carrière.

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Chona Kasinger for The New York Times

“The Joshua Tree” est joue avec cet écran vidéo en arrière-plan, souvent avec de lumineuses et magnifiques scènes de désert (NDLT : du Mojave) capturées par Anton Corbijn, le photographe auteur de la pochette de l’album “Joshua Tree” et de nombreux autres graphismes de U2. Le groupe était éclipsé mais pas sa musique. Larry Mullen Jr. à la batterie, Adam Clayton à la basse et the Edge à la guitare se sont lancés dans un flot rythmique effréné sur “Where the Streets Have No Name”. En contraste au groove anguleux post punk de “Bullet the Blue Sky,” pour lequel le falsetto de Bono et les riffs de la guitare de the Edge étaient des sirènes assidues.

“The Joshua Tree” a été d’une importance capitale a cette époque ou les rockeurs avaient à cœur d’occuper une place de modèle et d’âmes charitables, donnant des concerts pour lever des fonds tels que Live Aid et Amnesty International’s Conspiracy of Hope tour, auxquels ont participé U2. Une réaction négative aurait mis un terme à des initiatives similaires aussi naïves que prétentieuses, mais U2 a persiste. Il n’écrit pas de manifeste de réprimande ; il lutte pour l’empathie, l’espoir et, au final, l’exaltation.

L’une des raisons pour revivre “The Joshua Tree” est que ses problèmes — personnels, sociétaux, mystiques — n’ont pas disparu. Certains de ses titres se font l’écho étrange de problèmes américains d’actualité. “Running to Stand Still” dresse le portrait d’une droguée tandis que “Red Hill Mining Town” contemple la disparition du travail des ouvriers de la mine. Pour “Mothers of the Disappeared,”, élégie des prisonniers politiques, Eddie Vedder de Pearl Jam a chanté un couplet, et U2 a également été rejoint sur scène par Ben Harper et le groupe d’ouverture du concert, Mumford & Sons.

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Credit Chona Kasinger for The New York Times

Avant “Exit”, sur l’écran était projeté un clip d’une émission télé des années 1950, “Trackdown”, avec un personnage d’arnaqueur du nom de Walter Trump qui avait promis de construire un mur pour la sécurité. Puis, après avoir montré les mains tatouées de Robert Mitchum des mots “Love” et “Hate” pour son rôle de prédicateur fanatique dans “The Night of the Hunter” (la nuit du chasseur), Bono se pavanait et gesticulait tout en déclamant la chanson dans un costume noir et un chapeau de prédicateur.

Des titres du catalogue post années 1980 de U2 ont été relies a de bonnes causes. Ainsi, des graphiques ont transformé “Ultraviolet (Light My Way)” en une célébration du présent et de l’histoire de ce qu’ont accompli les femmes. “One” est dédiée à la lutte contre le sida et le syndrome immuno déficitaire et à l’ONG de Bono contre la misère, ONE. Pour “Miss Sarajevo” par Passengers, un projet parallèle de U2, des images de dévastation en temps de guerre, de refugies et une jeune fille syrienne de 15 ans rêvant d’immigrer aux Etats-Unis ont été projetées alors que Bono chantait “Is there a time for keeping your distance/A time to turn your eyes away,” et récitait ensuite le poème d’Emma Lazarus, “The New Colossus” depuis la statue de la liberté.

Aujourd’hui encore, U2 refuse de se reposer entièrement sur son passé. Les paroles de son nouveau titre, “The Little Things That Give You Away,” traitent des anxiétés et de crise créatrice : “So far away from believing/That any song will reappear” (tellement loin de croire qu’aucune chanson réapparaitra) ; de chanter Bono. Une musique qui commence sur une balade mélancolique au piano avant de s’élever, se multiplier, avec un double tempo et une guitare rythmique encore plus accélérée.

Nos 4 paddies ne pouvaient laisser cette énergie s’évaporer et Bono d’en appeler impulsivement à un vieux morceau, “I Will Follow,” le premier single de U2. Bono exhortant le public à mettre le feu (NDLT : en anglais ; on dit raise the roof, ce qui signifie soulever le toit pour le faire tomber, d’ailleurs le critique a écrit to take the roof off). Mais comme nous étions dans l’habitat de longue date de U2, un stade, il n’y avait pas de toit !

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