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U2, Rogers Arena, Vancouver, critique : ’on n’aura jamais rien vu de pareil’

vendredi 15 mai 2015 / par Corine/Dead / Tags:

Alors, comme ça, U2 a réduit son jeu pour sa nouvelle tournée mondiale en salles ? On n’y croit pas une minute, déclare un Neil McCormick submergé par la première soirée.

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Grands esprits : Bono et le guitariste the Edge de la formation rock irlandaise U2 mettent l’ambiance

par Neil McCormick

U2 est de retour aussi grand, absurde et excitant que jamais. Il y a eu des discussions autour de notre quartet superstar selon lesquelles, il verrait un peu moins grand après sa dernière tournée innovante, haute en technologie en stades qui a battu tous les records de vente. Sa nouvelle tournée Innocence & Experience a été créée pour les salles, le genre de venue qu’un aussi grand groupe considère intime. Mais la vue d’un Bono en LED de la taille d’un King Kong géant essayant d’embrasser ses camarades de jeu dans une scène en forme de cage suspendue au plafond pourrait laisser entendre que U2 ne sait même plus comment penser petit.

Ce qu’il comprend c’est l’intimité, l’art de faire en sorte que ce soit personnel. Pour ce qui était effectivement une tranche au sommet d’une déclaration de salle de rock, c’était également une vraie performance du cœur, qui a touché un public passionné et entièrement engagé dans le monde étrange et, en fait, plutôt merveilleux de U2.

The Edge s’est tellement approché du public qu’il en est tombé de scène au cours des rappels, remontant sans s’être blessé ! Pensez-vous, il y a tellement d’autres trucs qui se passent que je ne pense pas que la plupart des 20 000 personnes du public ait remarqué quoi que ce soit.

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La mise en scène était extraordinaire, utilisant toutes les ficelles du guide d’un concert rock et en ajoutant encore quelques autres. Il y avait bel et bien quatre scènes, couvrant tant et si bien le sol que, quel que soit l’endroit debout ou assis, on était jamais loin de la rock star. Malgré tous ces écrans et effets, tout était très humain car Bono, le guitariste The Edge, le bassiste Adam Clayton et le batteur Larry Mullen Jr apparaissaient constamment entourés de personnes, jouant au cœur même du public, encadrés en toile de fond par de sérieux fans en délire.

Une vaste scène de forme oblongue, la principale, à une extrémité de la salle et une autre, ronde plus petite, à l’autre, reliées par une large passerelle qui fonctionnait comme une troisième scène, de sorte que les membres du groupe étaient en perpétuel mouvement, occupant un espace puis l’ autre. Au-dessus une grande boite de forme oblongue suspendue qui, au premier abord, semblait faire partie des éclairages et du matériel vidéo s’avéra contenir une quatrième scène, avec le groupe jouant à l’intérieur de projections gigantesques et des décors animés. Balancez-y des lumières aveuglantes, des boules à facettes tournantes et des vidéo LED hallucinantes et obtenez un concert submergeant à vous en faire tourner la tête.

De fait, ce devait bien être l’intention. Une mise en narration théâtrale sensible, avec la première partie montrant la jeunesse du groupe dans une Irlande divisée et s’achevant, tel un cataclysme, par des chansons sur des bombes partisanes des trahisons émouvantes, des confetti pleuvant comme si le concert était arrivé à son apogée prématurée. Cette partie s’appuie lourdement sur le dernier album du Songs of Innocence (dont il a joué sept titres), la réaction du public suggérant que les fans de U2, au moins, avaient été comblés par sa distribution controversée sous la forme d’un téléchargement gratuit via iTunes.

La seconde partie du concert se transfère vers les idées de l’amour et de la réconciliation, revenant aux excès technologiques pour donner au groupe l’espace pour se détendre et vraiment profiter. L’interaction souriante sur une reprise groovy de She Moves In Mysterious Ways (NDLT : Mysterious Ways) était contagieuse. Et Bono d’affirmer : “La technologie, ça peut être sympa. Mais nous n’avons pas vraiment besoin de tous ces trucs.”

Ben … peut-être. Mais, il ne fait aucun doute qu’il semble aimer l’utiliser. Après 40 ans ensemble, la musique de U2 couvre une telle gamme, de l’attaque de la new wave aux hymnes de rock en stade pour glisser vers la pop émouvante, que sa mise en scène inventive crée effectivement des points d’entrée vers différents éléments, assemblant des pièces disparates, sans jamais laisser le temps au public de se demander s’il veut vraiment entendre un autre titre du nouvel album. Cette soirée d’ouverture a peut être été un brin frénétique mais il reste à U2 toute une tournée pour trier sa set. Ce que je peux vous promettre c’est que – une fois encore – l’on n’a jamais vu quelque chose de comparable au nouveau spectacle de U2.

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Voir en ligne : The Telegraph

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