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Une performance de U2 pour célébrer son histoire, l’Amérique et le rock & roll, le coeur en bandoulière

dimanche 18 juin 2017 / par Corine/Dead / Tags:

par Jeffrey Lee Puckett

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#U2TheJoshuaTree2017 https://t.co/2yWknAH68p

Pour un groupe qui n’a pas peur de gestes extravagants, la formation rock irlandaise U2 a pris d’assaut la scène, vendredi soir, tout en charme et silence.

Alors que "The Whole of The Moon" des Waterboys résonnait dans le Papa John’s Cardinal Stadium, Larry Mullen Jr. défilait tranquilement sur le long catwalk, suivi par Edge, Bono et Adam Clayton.

Mais Mullen met un terme à toute cette subtilité en se penchant sur sa batterie pour se lancer dans le rythme martial de "Sunday Bloody Sunday", envoyant un électrochoc au stade entier qui aura rarement le temps de reprendre son souffle au cours de ces plus de deux heures de spectacle.

Et c’est comme ça que ça devrait être pour un concert de U2. Voilà un groupe qui a bâti ses fondations sur des idées grandioses et une prose pourpre, avec un cœur défiant commun porté en bandoulière. Avec nos diables d’Irlandais, le choix est restreint : c’est ou grandiose ou rentre chez toi et, pour la majeure partie de cette soirée, sa puissance était plein pot.

"Sunday Bloody Sunday" était suivie par "New Year’s Day," "Bad" et "Pride (In the Name of Love)", une explosion de 30 minutes de morceaux emblématiques conçus pour transformer un stade rempli d’inconnus en une force unifiée.

Un rappel puissant de combien ce groupe est dynamique et parfaitement équilibré lorsqu’il joue en live. La galaxie de sons de la guitare de The Edge et le calibre de la voix de Bono définissent largement l’esthétique de U2 mais le concert de vendredi a montré que Mullen et le bassiste Clayton en étaient le pouls glorieux ; Ils ne demandent pas à ce que l’attention porte sur eux mais ils sont toujours là.

Et bien que le célèbre mur d’équipements de Edge, supervisé par notre natif de Louisville, Dallas Schoo, fournisse suffisamment de texture pour une petite armée, le noyau de U2 est un groupe de trois télépathes avec un chanteur et un paquet impressionnant de chansons plutôt bonnes.

Avec cette tournée, U2 célèbre le 30e anniversaire de l’album "The Joshua Tree," qui lui a permis de passer de grand groupe irlandais à colossal. Nos 4 paddies ont joué l’album dans son intégralité, ce qui, tout compte fait, n’est pas très différent d’une set pleine de gros tubes.

Alors que "Pride" s’achevait, "Where the Streets Have No Name" décollait dans un vrombissement de nostalgie teintée de pertinence éternelle. Il n’y avait pas de retour en arrière alors que le groupe brulait son énergie dans quelques-unes de ses faces A historiques sans faute : des reprises nerveuses de "I Still Haven’t Found What I’m Looking For," "With or Without You," "Bullet the Blue Sky," "Running to Stand Still" et "Red Hill Mining Town."

"Ces chansons vous appartiennent désormais", de lancer Bono et de poursuivre "Qu’elles vous chantent."

Ce concert était aussi politique que celui du mois dernier de Roger Waters mais avec une approche bien différente. Tandis que Waters était en mode attaque, passant plus d’une heure à éviscérer Donald Trump, Bono et U2 avaient, eux, opté pour le positif.

La culture de l’Amérique et ses principes de plus en plus fragiles ont toujours été les sujets de prédilection de ce groupe depuis pratiquement ses débuts et Bono a fait des allusions répétées à notre histoire d’inclusion et de sanctuaire pour les réfugiés, incluant des remerciements au public pour avoir accueilli les Irlandais durant des périodes très difficiles.

Pour "Miss Sarajevo", une gigantesque bannière avec le portrait d’Omaima, réfugiée syrienne de 15 ans, tournait dans le stade, parfois, elle ralentissait mais à aucun moment elle n’a été abandonnée. Un hommage a également été rendu aux femmes. Ainsi, pendant "Ultra Violet (Light My Way)", des photos de femmes qui ont marqué leur époque s’ont apparues sur un écran, dont celle d’Anne Braden de Louisville.

Bono a prêché plus en faveur des opportunités de faire le bien que raillé ce qui ne va pas. Les cyniques pourraient y voir un slogan vide de sens mais Bono a passé plus de quatre décennies à employer sa célébrité et sa prospérité pour conduire à un changement effectif, ou tout au moins essayé, aussi mérite-t-il qu’on le lâche un peu.

La majeure partie des chansons de l’album thème des concerts ont donné lui à une accalmie, tout comme ce dernier – face B du "The Joshua Tree" et la baisse d’énergie s’est fondue dans les quelques chansons de clôture du concert – mais U2 a terminé sur une haute note avec "Beautiful Day", un explosif "Elevation" et "Vertigo".

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