12/07/2009 - Paris, Stade de France
Revue de concert par Larry
Debout à 8h, impossible de dormir davantage.
Je regarde mes photos et mes vidéos, j’aspire revivre ça le soir même. On arrive au stade, on mange, après on tombe sur Stero avec sa fille. Il vient juste de lui donner ses places. La petite est sur un nuage ! On passe l’après-midi ensemble, c’est beau ;)
Je tombe sur Dom porte L, on attend les répéts, on discute un bon moment. On ne les verra pas répéter. Je ne sais pas s’ils l’ont fait avant, après ou pas du tout.
Vers la fin d’après-midi, on attend mes potes, ils arriveront après 18h30. A cause d’eux, je n’ai pas pu voir Chris, Elsa, Pians et Joseb.
Je tente le coup du reflex comme la veille, je tombe sur un gros c.. de vigil, direction la consigne. Je suis verte. Heureusement que j’avais le compact de mon frangin dans le sac. Mes potes n’ont même pas pris le leur…
On arrive en tribune. On est extrêmement bien placé. Seul regret, pile poil le même angle de vue que la veille.
J’apprécie de pouvoir m’asseoir, la fatigue se fait un peu ressentir.
Grosse ambiance, on enchaîne les olas, j’ai l’impression que le stade est encore plus plein que la veille et le public plus chaud.
J’ai adoré Kaiser Chiefs, le chanteur est vraiment un malade !
Et puis arrive l’heure de la grande messe ! Pas de bol, on est tombé sur LA tribune de boulets de tout le stade ! Ils sont tous assis, coincés du cul, mes potes compris, je trépigne ! Je cherche à changer de place, pas possible.
Je vis mon concert comme j’en ai envie, debout, chantant, criant. Mais mon entourage me gène fortement.
Beaucoup de cafouillis de Bono au début, encore sur les 4 premières. A un moment, je me demande s’il n’est pas bourré.
Je me dis que je vais forcément être déçue par rapport à la veille.
On a Angel of Harlem à la place de Desire, dédiée à Michael Jackson. Je trouve l’hommage plus beau et plus authentique que la veille. C’est émouvant.
Mysterious Ways (clin d’œil à Johnny Hallyday) à la place de In a little While, je suis ravie, j’adore cette chanson ! Ca met le feu !
A partir de Vertigo, je sens que l’ambiance monte (enfin) dans mon bloc. Je me mets dans les escaliers, je me retourne et leur fais signe de se lever, ça marche !
C’est parti pour le show, il était temps !
Je profite à fond des jeux de lumières, tout ce que je n’avais pas vu la veille.
On a le droit à une chanson en plus : Stuck en acoustique, Bono et Edge touts seuls.
Je trouve le public impressionnant, beaucoup plus chaud que le samedi et d’ailleurs, nos 4 paddies se laissent emporter et ils donneront une prestation meilleure, grâce à ça, à mon avis.
La communion entre nous et eux est réelle. Bono a l’air particulièrement ému, à la fin d’une chanson (je ne sais plus laquelle), il est à genoux, je suis quasi sûre qu’il a la larme.
Tout était plus fort, démesuré, le public qui chante, les portables allumés…
Bref, je suis ravie de mon deuxième concert, ravie d’avoir fait les 2, placée à 2 endroits différents. Une fois au plus près d’eux et totalement dans l’ambiance (sans les inconvénients) et une fois avec du recul, avoir une vue d’ensemble de la scène et du public.
Je crois que j’ai passé le plus beau week-end de ma vie, ils me manquent atrocement, j’appréhende la longue attente avant de les revoir…
Revue de concert par Pauline
Dimanche 12 juillet 2009, 16h, me voilà arrivée chez les amis avec lesquels je vais au concert. On partira finalement avec quarante-cinq minutes de retard, “on arrivera à l'heure” se dit-on. On n'avait pas prévu l'embouteillage monstrueux porte de la Chapelle… Quand U2 fait un concert à Paris, c'est évident que ça bouchonne !! Je prend mon mal en patience, faire trois kilomètres en quarante-cinq minutes, c'est bien parce que c'est U2 !
Des motos de policiers nous dépassent en nous demandant de nous écarter, le groupe nous double et j'ai le temps d'apercevoir Larry vautré dans son siège. J'attendrai deux heures avant de revoir Larry…
Au final j'arrive avec plus de trente minutes de retard à ma porte où Elsa, Chris et Joseb m'attendaient. La première partie, Kaiser Chiefs, commence en même temps et avec un peu d'avance sur l'horaire prévu, par moment je peine à entendre ce que les autres personnes du forum me disent, les basses de Kaiser Chief sont très fortes. On ne voit pas le temps passer, on rejoint nos places respectives juste avant 21h.
Je passe les contrôles sans problèmes, je n'en dirais pas autant pour trouver ma place… au bout de dix minutes je finis enfin par retrouver mes amis, installés avant moi, il ne se passe que dix minutes avant d'entendre David Bowie. Ces dix minutes ont dû être les plus longues de toutes ma vie…
Intro ⇒ David Bowie, Space Oddity :
J'entends les premières notes de David Bowie, un chanteur que j'apprécie depuis mon plus jeune âge, autant dire que l'intro me met en transe. Je suis la seule de ma tribune à chanter, l'homme à côté de moi me regarde bizarrement, je choisis donc de me taire… pour le moment.
Intro ⇒ Kingdom :
“Three, Two, One, Go”. Je commence à paniquer : “est-ce que je prend des photos pour graver les images dans ma tête ou alors je profite pleinement du concert sans me soucier des photos ?” J'opte finalement pour le second choix, je sais que beaucoup feront des photos que je trouverais sur le forum dès le lendemain.
Je continue à m'agiter, je n'arrête pas de taper dans ma bouteille d'eau, je la met sous le siège, la femme derrière moi me regarde bizarrement à son tour. Je scrute l'entrée de la scène qui se trouve à quelques mètres à ma gauche, de là où je suis je vois parfaitement l'entrée. Larry apparaît, puis Adam, The Edge, et Bono un peu plus en arrière qui se fait attendre.
Breathe :
Mon regard oscille entre l'écran et la vue que j'ai depuis ma place, je vois Larry de dos mais je le vois directement, sans écran interposé, il ne s'agit plus d'un dvd que je regarde sur ma télé alors autant se passer un peu de l'écran puisque j'en ai l'occasion.
Larry commence à jouer son solo de batterie, Breathe n'est pas forcément la meilleure chanson pour le début du concert mais ce solo de batterie me prend littéralement aux tripes. Bono commence à chanter… sa voix semble fatiguée mais je ne me plains pas.
No Line On The Horizon :
La tribune où je suis ne chante pas alors que je m'égosille sur les “ohohohou”, je me sens très seule… Je regarde la fosse qui saute partout, eux sont vraiment plongés dans l'ambiance. Rien à faire des gens près de moi, je chante malgré tout ! Bono a un peu de mal à aller dans les aigus.
Get On Your Boots :
L'ambiance commence enfin à monter dans ma tribune et le stade de France s'éveille un peu plus, il faut dire que la chanson bouge bien. Je suis scotchée par la ligne de basse, Adam assure et prend plaisir à jouer, il se déplace constamment sur la scène. Larry se lève pour taper sur sa caisse claire sur “let me in the sound”, enfin ma tribune se met à chanter.
Magnificent :
Les premières notes de guitare me font l'effet d'un électrochoc, c'est la chanson que je préfère sur No Line On The Horizon. Bono se trompe sur les paroles lors du deuxième couplet, les trois musiciens très pros parviennent à suivre et à s'accorder à Bono qui reprend tant bien que mal le fil de la chanson. Au refrain c'est moi qui cafouille, en voyant Larry sur l'écran je chante “Larry” au lieu de “Only love”. Les jeux de lumières de la scène sont à peine perceptibles, il fait encore trop jour pour pouvoir en profiter.
Beautiful Day :
L'intro me surprend, une voix de femme chante, à laquelle Bono répond “Paris mon amour”, frisson garanti dans le public. Après les quatre premières chansons du nouvel album on arrive en “terrain connu” sur des chansons déjà entendues en live, l'ambiance augmente sans problème.
“Beautiful Edge, Stade de France you're beautiful, Adam Clayton you're beautiful, Larry you're beautiful”, présentation du groupe pour le moins originale ! Beautiful Night.
Mysterious Ways :
Enfin cette chanson apparait pour la première fois dans cette tournée ! C'était LA chanson que j'espérais avoir. Comme prévu je saute partout et je chante, ma gorge commence à être sèche, tant pis, pas le temps de prendre la bouteille d'eau, je chante ! Une chose me gâche un peu la chanson : un projecteur m'arrive pile dans les yeux.
Je suis légèrement déçue, la chanson s'achève très vite après quelques “alright”, la longueur habituelle où une femme monte sur scène n'y est pas, il n'y a d'ailleurs personne du public qui montera sur scène durant tout le concert.
I Still Haven't Found What I'm Looking For :
Un moment de répit après Mysterious Ways, Bono parle (mais pas en français), ce qui me laisse le temps de boire après cette première demie-heure de concert. La traduction mise sur l'écran est approximative et remplie de fautes de frappe et d'orthographe, autant faire l'effort de traduire soi-même.
Bono nous dit qu'on peut chanter si on le désire, on ne va pas se gêner ! Les 90 000 personnes du stade de France chantent seuls le premier couplet ainsi que le premier refrain, l'instant est magique. Larry tourne sur sa plate-forme, permettant à tout le monde de le voir de face.
Angel Of Harlem :
Bono dédie la chanson à Michael Jackson, il chantera Man In The Mirror et Don't Stop 'Til You Get Enough sur fond d'Angel Of Harlem, le mélange est plutôt plaisant, d'autant plus que Bono les chante vraiment bien.
Stuck In A Moment You Can't Get Out Of:
Les trois quarts du stade de France se rassoient, Larry et Adam sont sortis de scène, l'ambiance retombe sur cette version acoustique de Stuck. Je reste debout malgré tout, je me dis que la voix d'Edge à la fin de la chanson est le seul passage que j'apprécie. Lors d'un refrain Bono et Edge s'emmêlent dans les paroles, ils ne chantent plus la même chose mais se reprennent vite. J'attends avec impatience “it's just a moment” pour que la chanson s'achève, mais Bono décide de rallonger ce vers en le répétant cinq ou six fois, je ne vois pas le bout de la chanson…
Unknown Caller :
Les oiseaux commencent à chanter, la chanson commence doucement. Le refrain apparait en karaoké sur l'écran, peut-être pas très utile étant donné que tout le monde semble très bien connaître les paroles et prend plaisir à s'égosiller sur les oh oh oh.
The Unforgettable Fire :
L'écran se baisse et englobent la scène, il fait enfin nuit ce qui nous permet de profiter pleinement de l'écran et de la chanson, laissée de côté lors des dernières tournées. J'ai l'impression de rêver, cette chanson m'envoute dans sa lumière rosée, Edge joue magnifiquement du piano et Bono à une voix parfaite, je suis dans un autre monde.
City Of Blinding Lights :
L'écran est toujours baissé, le jeu de lumière de la pince commence réellement et il fait son effet : lumière rouge au gris argenté en passant par du vert, sans oublier les faisceaux lumineux en direction du ciel. Bono refait son petit déhanché du Vertigo Tour qui accompagne “you look so beautiful tonight” et fait le tour de la scène en courant… il ne fera pas deux tours, ça c'est sûr !
Vertigo :
Larry commence à jouer, puis un son proche d'une sirène atteint mes oreilles, ce sera le même bruit au début de Vertigo pour les concerts suivants. Tout le monde applaudit jusqu'au “un, dos, tres, catorce”… et l'écran nous envoie une lumière blanche qui manque de peu de me rendre aveugle. J'en veux encore !! La fosse saute partout et chante très fort, l'ambiance se réveille soudainement (après la coupure Stuck) et donne en intensité. Larry met un long temps avant de stopper net la chanson, la température est montée dans la stade de France et elle ne va pas redescendre tout de suite !
I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight (remix) :
L'écran est remonté, je perçois les têtes du groupe annonçant le remix de Crazy Tonight, le public applaudit toujours malgré que beaucoup ne savent pas quelle est cette chanson, différente dans l'album, ils sont emportés par ce rythme dû à une ligne de basse extraordinaire et au djembé de Larry. Ce dernier fait le tour de la scène, je le vois de près et il s'éclate à jouer de cette façon. Tout le groupe se balade partout, tout le monde applaudit, bref je saute en boucle, je bouscule l'homme à côté de moi et je m'éclate comme une gamine. Autant je ne supporte pas la version album que j'adore le remix, je chante sur le refrain !
Au pont Larry court pour revenir à temps à sa batterie, en attendant Bono, Edge et le stade de France reprennent en coeur “I know I'll go crazy tonight”, la chanson finit en apothéose. Je saute sur ma bouteille d'eau les quelques secondes de répit avant la chanson tant attendue…
Sunday Bloody Sunday :
Premières notes à la batterie, les 90 000 personnes reconnaissent instantanément la chanson et chantonne les “ohoh” avant même que Bono ne commence à chanter. L'ambiance est à son plus haut niveau, je n'entend plus la voix de Bono, nous chantons tous bien fort que lui ! Dès ce moment là ma voix a vrillé sérieusement, je sentais que j'étais limite. Tant pis, sans voix je reposerais mes amis dans la voiture sur le trajet du retour !
Bono met un drapeau sur une caméra, pas très sympathique pour la vue sur l'écran, le caméraman s'empresse de rabaisser sa caméra pour la dégager. Pas de reprise de la chanson à la fin, ce n'est pas très grave, l'ambiance stade de France est déjà à son paroxysme.
Pride (In The Name Of Love) :
Bono assure pour aller dans les aigus, le refrain est repris en coeur, ainsi que les “oh oh” de la fin, la chanson est vraiment agréable même si elle commence à devenir du trop entendu en concert pour mes oreilles.
MLK :
Le speech de Bono n'aide pas à rester debout, beaucoup des gens se sont rassis, dont moi, la fatigue des ces dernières chansons se fait sentir ! MLK reste une belle chanson chantée a cappella par Bono dans un stade immense et rempli. A cet instant il n'y a qu'un homme qui parle dans le stade de France, et c'est Bono, les 90 000 autres personnes profitent de cette petite perle très courte qu'est MLK.
Walk On :
Bizarre, je n'accroche pas du tout à la chanson alors que je l'adore pourtant sur l'Elevation Tour (2001). Les figurants qui montent sur scène pour rendre hommage à Aug San Suu Kyi, à qui la chanson est dédiée, portent des masques représentants la prisonnière birmane. Le site officiel de U2 avait donné l'information concernant les masques, mais peu de personne du public a un masque. Bono se trompe une nouvelle fois dans les paroles, il prolonge le premier refrain, le groupe suit tant bien que mal et la chanson reprend son cours normal.
Where The Streets Have No Name :
Le discours de Desmund Tutu entre Walk On et Streets endommage quelque peu le début de Streets… Dès les premières notes d'Edge je pense à Shimra qui adore cette chanson et qui devait être autant déchainé que le fosse à cet instant. La pince s'éveille à nouveau et laisse voir ses jolies couleurs qui s'accordent assez bien avec la chanson. Le son ne sifflera pas comme à son habitude lors des tournées précédentes, cependant la tour de la pince s'est allumée et éclaire énormément. Le groupe joue toujours à fond cette chanson depuis vingt deux ans déjà, le temps n'a pas de prise sur Streets.
One :
Bono refait un discours, pour la campagne de One où il propose d'envoyer un texto. C'est du réchauffé du Vertigo tour (2005) mais c'est pour une bonne cause… Je me demande à quoi pense Larry pendant le discours de Bono, lui qui s'ennuie assez vite !
Les traditionnels briquets sont remplacés par les téléphones portables, toutes ces petites lumières partout dans le stade sont splendides. One est le plus grand succès single du groupe et reste indémodable en concert, qui dans stade de France n'a pas chanté “one love, one blood” ?
Ultraviolet (light my way):
Après le rappel, place à une chanson qui était attendue sur cette tournée pour avoir été entendu lors des répétitions : Ultra Violet (Light My Way). Bono commence à chanter… la chanson démarre, la tour s'allume, une boule façon discothèque nous éclaire, nous reprenons “baby baby baby, light my way”. Bono lance partout son micro / volant de voiture suspendu, il tente de peu de jouer à Tarzan au-dessus du public, j'ai un peu peur de résultat mais il ne s'élancera pas.
Certains semblent surpris de voir qu'une personne de mon âge connaisse par coeur les paroles de cette chanson oubliée en live depuis le Zoo Tv de 1993. Sur le bootleg (que je réécoute en même temps que j'écris) une femme dit à la fin qu'elle a envie de pleurer… elle n'était surement pas la seule.
With or Without You :
Adam et cette chanson c'est tout simplement magnifique et sensuel, la ligne de basse m'emporte. Bono continue de jouer avec son micro jusqu'au moment où il le récupère du mauvais côté, donc sur un vers on ne l'entend plus. Le public a toujours autant de voix pour chanter la fin de la chanson, encore une chanson qui n'a jamais arrêté de faire recette en live. Bono fait les remerciements avant d'entamer la dernière chanson et se lance pour la première fois de la tournée à imiter une voix de marsien, qu'il refera par la suite à chaque concert.
Moment of Surrender :
Je suis surprise que cette chanson soit aussi bien en concert, elle prend aux tripes. Larry accompagne Bono et Edge pour faire les choeurs, puis tout le stade chante les “oh oh”, c'est incroyable comme 90 000 personnes se mettent toutes à chanter en même temps, la chanson est parfaite pour conclure le concert.
Les deux heures de concert sont passées à une vitesse folle… Rejouer The Unforgettable Fire et Ultraviolet en concert c'est comme un privilège, avoir eu Mysterious Ways dans la setlist c'est la cerise sur le gâteau pour moi. Les chansons de No Line ont un bel avenir un live, Moment of Surrender vient chercher les larmes sur la fin du concert.
Même si Edge semblait fatigué son jeu est irréprochable, Adam occupait l'espace à merveille en se baladant partout, Larry jouait avec plaisir, quant à Bono même si sa voix a été limite sur certaines chansons il a aussi assuré sur d'autres.
J'ai mis une heure et demi pour quitter Paris dans les embouteillages, ma nuit a été courte et ma voix était limite, mais je n'hésiterais pas une seconde à recommencer ! Très bon concert, vivement le prochain !
Revue de concert par littlebloody
Vendredi 13 Mars 2009
Depuis quatre ans que j’attends ça. Je suis tombé dans la marmite U2 en 2005, dans la fin de l’année. Enfer et damnation, me dis-je ! J’ai donc raté la tournée de l’année même !
Et puis ce vendredi 13 mars, comme d’habitude (surtout depuis la sortie de NLOTH), je vais sur U2france. Où l’on m’annonce la mise en vente des places pour le concert du 11 juillet le vendredi suivant. Vérification sur U2acht…, parce que deux fois l’info, c’est plus sûr. Je vois le nom de cette tournée, un nom bien différent du « Kiss The Future » espéré, mais tant pis, un nom de tournée, c’est un nom de tournée.
Je me dis ce vendredi 13 mars que dans une semaine, je risque de tomber « malade ».
Vendredi 20 mars 2009
- 08h00 : Je crois bien que je suis « malade », aïe ouille, je vais devoir rester à la maison aujourd’hui. J’appelle le lycée avec la petite voix de celui-qui-est-malade-mais-qui-rêverait-d’être-en-cours, et puis je me précipite sur l’ordinateur familial. En fin de compte, pendant que celui-ci s’allume, je vais chercher mon PC portable, comme ça me dis-je, j’en aurais un pour rafraichir et voir quand les places sont en vente, et un autre juste pour cliquer sur « réserver ».
- 09h00 : Le site de la Fnac n’a toujours pas bougé. Je commence à être fébrile.
- 09h30 : Je rafraichis la page du portable, et oh ! La vente est ouverte ! Je passe sur le PC familial et je clique sur « réserver ». Je sélectionne mes places, arrive au paiement, clique sur « valider », et là… souci technique, merci la Fnac. Et puis plus moyen de récupérer cette page des réservations.
Je réessaierais toute la journée sans succès. Je suis dépité parce que la deuxième date n’est pas encore officielle. Pour moi, j’ai encore raté U2.
Lundi 23 mars 2009
Après un week-end pourri à râler contre les c..s qui achètent plein de places pour les refourguer sur eBay au prix fort et à maudire la Fnac, je vois qu’une deuxième date est officialisée et que les ventes auront lieu dans les mêmes conditions que celles du 11. Je ne fais plus confiance à la Fnac pour les concerts. Je décide de m’inscrire sur U2.com, pour avoir accès aux préventes, même en temps que « Boots » (le dernier groupe ayant accès aux préventes).
Jeudi 26 mars 2009
- 08h20 : Je suis en devoir sur table de philosophie ce matin. En série littéraire, la philo, ça rigole pas. J’ai chargé K, un ami (qui avait eu droit au même problème que moi pour le 11, et avec qui il était prévu depuis longtemps que nous irions au concert) de prendre les places. Je commence mon explication de texte de Rousseau (j’ai toujours pris la dissertation sauf ce jour-là), je ne comprends rien du tout. J’aime pô la philo. Et puis j’ai autre chose en tête.
- 10h36 : Ma poche vibre. Emotion, je sais qui m’envoie un message. Discretos, je lis mon message : « On a les places. Je voulais pas trop te faire mariner
». J’écris à l’arrière du texte que je suis en train d’analyser en gros « on a les places » et montre ma feuille à V, il sourit, il vient avec nous, je l’ai converti à U2.
- 11h30 : Je sors du DST avec un peu d’avance, j’ai cartonné. Pour la petite histoire j’ai eu 11 alors que j’étais à 8 toute l’année (sauf au bac, 12).
Vendredi 10 juillet 2009
Je pars. Pour un festival de musique en Bourgogne, un truc bien sympatoche qui s’appelle le « Golden Coast Festival ». Il est décidé que serai bénévole, comme ça je ne paie rien et on ne me paie rien, on est quittes. Le festival se termine dans la nuit du 11 au 12. J’ai déjà la tête ailleurs, même la super performance des Kandinsky Effect est floue pour moi.
Dimanche 12 juillet 2009
Depuis le 30 juin et Barcelone, je ne fréquente plus les sites sur U2, j’évite le JT (que je ne regarde déjà presque jamais), et baisse internet. C’est trop tentant mais j’ai décidé que mon premier concert de U2 serait une surprise totale pour moi. Donc je ne connais rien de la setlist (ah si, j’ai entendu parler de Breathe en intro).
- 08h00 : Je prends mon train depuis la Bourgogne et Montbard à 10h05. Je me lève et réveille mon amie qui a squatté ma tente pendant les deux nuits du festival (promis c’est une amie tongue). Elle me dit qu’elle va prendre le train avec moi, qu’elle va avancer son départ. Je plie ma super tente 2 secondes en 3 secondes (quand on a le coup de main, que voulez-vous…) et bourre mon duvet. Direction la gare, trois autres amis nous ont rejoint et avancé leur départ.
- 10h30 : Je suis dans le train, tous ces mous du genou dorment. Moi, je fais chauffer mon iPod, U2 à fond pendant 2 heures.
- 12h00 : Arrivé à Paris Bercy, mon train s’arrête. Je me dis que je vais passer chez moi vite fait prendre une douche et manger un bout, je serai au SdF vers 15h, et j’y rejoindrai mes amis K et V ainsi que I qui y sont depuis 11h30 environ. Au final, dans le métro à Chatelet, mon amie prend mon sac, ma tente et mon duvet et me dit « file, y’a le bon RER à Chatelet, tu viendras récupérer tes affaires demain ou un autre jour chez moi ». Hésitation : je pues, je suis affamé. Rien à foutre, merci beaucoup bisou bisou je prend le RER avec le strict minimum.
- 12h50 : La Plaine Stade de France, je descend. Un homme avec le tee-shirt PopMart Lemon était en face de moi sur le trajet, il a dû croire que mes sourires complices étaient des avances, il a fui. Moi j’étais juste content de voir un fan. J’ai faim. Et il y a un McDo sur le chemin. \\Bifurcation, allez hop ! méga menu méga maxi méga burger avec plein de trucs. En chemin. J’arrive devant ma porte R. Mes amis sont là , ils me donnent ma place (que je n’avais pas pris au festival, pas fou !). Je suis ému. Elle est un peu abîmée parce qu’elle a été un peu pliée, mais rien de grave.
- 13h30 – 17h30 : Il fait très très chaud devant le stade. Je regarde les tableaux à l’effigie de chansons de NLOTH, et puis le groupe répète, on les entend. La sécu arrive et entre par notre porte, on rigole parce qu’il y en a des vraiment costauds, on en trouve un qu’on appelle « le tronc d’arbre ». Attendre un concert de U2, c’est chiant, mais c’est trop bien !
- 17h00 : La foule est de plus en plus compact devant la porte, on est tout devant les grilles. Les portes doivent ouvrir à 17h30.
- 17h30 : Rien. On attend, on gueule, on hue la sécu.
- 17h45 : Et là, c’est le drame. Les portes sont ouvertes. K passe en premier, je suis deuxième, les deux autres collent. La fouille se passe en 1 seconde trente, j’aurais pu passer un fusil d’assaut sans problème, tellement le mec était speed. Et là je vois K partir en courant vers la droite. Mes années d’athlé font le travail à ma place, je le rattrape en un clin d’œil et on arrive jusqu’à l’entrée « pelouse » en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Impressionné par la scène tout d’abord, on dévale les escaliers manquant de tomber à chaque saut, les mecs de la sécu nous disent de ne pas courir. Ils sont fous ces gaulois. Je ne connais pas le principe de la préfosse, comment on entre. K court, je le suis. On arrive devant l’entrée Red Zone, et puis devant l’entrée préfosse. Il y a encore pas mal de places. On entre, on se place quasiment au milieu, près des barrières du catwalk. Ah, qu’est ce qu’on est bien.
- 17h50 : Mince, on a largué les deux autres. On cherche derrière, dans la fosse. Ils sont très bien placés aussi, à cinq mètre du catwalk, vers la gauche. On fera les concert par groupes de deux. Deux autres amis sont en tribunes, on les voit, ils sont très bien placés pour des places à 34euro. Au final une douche n’aurait rien changé, tout le monde pue le fennec dans la préfosse parce que tout le monde a couru. Il fait chaud et c’est inconfortable, mais on s’en fout. Et puis on a retrouvé le « tronc d’arbre » qui nous file des bouteilles d’eau. Comme ça, on bouge pas et on perd pas nos supers places. On admire The Claw. De dessous, c’est vraiment très impressionnant. Les masques d’AKSK sont un peu flippants parce que dès qu’on tourne la tête quelque part on voit plein de fois le même visage en noir et blanc.
- 19h30 : Les techniciens préparent tout, Kaiser Chiefs ne vont pas tarder. On parle d’eux. J’aime pas ce qu’ils font et que j’ai entendu sur deezer. Ils arrivent, un peu en avance je crois. Bref, ils commencent leur show. Faire une première partie d’un concert de U2, ca doit être très difficile, parce qu’il y a à ce moment-là 50.000 à 60.000 fans qui n’attendent qu’une chose : que leur groupe arrive. Et Kaiser Chiefs est un groupe qui peine à remplir le Zénith. Et bien ils ont grave assuré. Franchement, j’ai trouvé ils avaient beuacoup d’énergie et qu’ils avaient réussi à bouger le public (sur Ruby et puis aussi quand le chanteur disait « We are Kaiser Chiefs ! » et qu’on répétait « Kaiser Chiefs ! »).
- 20h30 : Ils ont fini, ils ont été applaudis. On applaudit nous aussi, mais on a déjà la tête tournée vers autre chose. Les techniciens virent le matos des Kaiser Chiefs, et installent tout pour U2. Le matos est très classe, pas frimeur. Puis le test des instruments. Ces mecs ont des super jobs je trouve. Le batteur s’éclate, il ne se sent plus. Le pote de Edge fait le tour du catwalk, lance un médiator tout près de nos amis. Et puis ils partent tous.
- 21h00 : Après pas mal de chansons, on entend, ravis, Space Oddity de Bowie. On écoute bien sûr, et là, ça coupe. Et puis les lumières qui s’éteignent. C’est la folie ici. Je me sens ému, je vais enfin voir nos quatre paddies. Retentit une chanson spéciale, avec des voix et des «wouuu», c’est Kingdom.
- 21h05 : Avec de l’avance. On observe le public à l’arrière pour voir quand ils deviendront fous. Et ils deviennent fous. Moi aussi. A travers la fumée, j’aperçois une forme blanche. Larry arrive. Il s’installe. Ca me fait tout drôle de le voir enfin. Il tape sur sa batterie. Et puis Adam arrive avec son gros son de basse, et Edge de l’autre côté, plus près de nous. Larry est très classe. Edge porte un jean rigolo, tout tâché comme avec de la peinture blanche, on dirait un ouvrier. Bono arrive. Il est vraiment petit. Mais il me paraît quand même très impressionnant car il a la tête froide devant 98.000 personnes, et puis c’est une personnalité extrêmement connue, et puis mince, Bono c’est Bono ! Le concert démarre.
- Breathe : Bono est plein d’énergie, il n’est pas gros, il a la voix en forme. Il se chie un peu sur les paroles d’entrée, mais ça va. Il joue avec son micro et le pied, comme quand il était jeune. Ca s’annonce bien pour lui en tout cas. Je gueule déjà « a few things I need you to know ..Three ! ».
- No Line : Ma chanson à moi sur cet album, en tout cas à cette époque. Je la chante en entier, je suis complètement fou. Je sais que je vais passer une soirée inoubliable. Et je ne me trompe pas.
- GOYB : Je ne connais pas l’intro live de la chanson alors je chante aussi l’Hymne à la Joie sans savoir à quoi m’attendre. Et là, je prends un riff de Edge, le fameux riff tellement reconnaissable. Je me dis que 3 du dernier albums c’est ouffissime ! « Get on your boots, yeah yeah yeah ! »
- Magnificent : 4 ! Namého ! Terrible en live cette chanson. Toute la préfosse a l’air dingue de cette chanson que j’aime bien mais sans l’adorer. Je chante quand même, j’en profite pour observer la folie du stade. Et folie il y a !
- Beautiful Day / Here Come The Sun (snippet) : Beautiful Day, c’est un peu mon grand amour de U2. J’en peux plus, j’aurais pu faire pipi que je ne m’en serais pas rendu compte. Mais j’ai pas fait pipi.
A la fin de Beautiful Day, je sens que ma voix ne passera pas la nuit. Et puis Here Comes The Sun, une bonne surprise que j’ai tout de suite reconnue, ça m’a fait plaisir de reconnaître directement sans connaître la setlist.
- Mysterious Ways : Pas encore jouée sur la tournée. Je me sens privilégié quand je l’entends, j’ai l’impression qu’ils la jouent pour moi (et pas pour Johnny). J’étais fou car c’est la première vraie surprise pour tout le monde, et je suis là !
- Still : Bono nous laisse chanter le premier couplet. De toute façon, je le chantais comme je chante depuis le début.
- Angel Of Harlem / Man in the Mirror (snippet) / Don’t stop Till Get Enough (snippet) : Là, je chante aussi, avec une pensée (guidée) pour MJ. Et c’est génial, beaucoup d’émotion.
- Stuck : Et bien moi je n’ai rien contre cette chanson, et j’ai trouvé que Bono et Edge étaient très biens dessus. J’ai chanté dessus, comme tout le stade je crois.
- Unknown Caller : Voilà, j’ai été charmé par cette chanson, et puis là, en live, avec un karaoké géant, je l’ai trouvée géniale ! « Password, you enter here, right now ! »
- UF + City : Pour moi ces deux chansons sont collées en live désormais. L’écran qui descend, on l’avait vu, on avait remarqué le système. Mais à ce point, je l’imaginais pas. De la préfosse on avait l’impression que l’écran touchait la tête de Adge et qu’il devait presque faire attention à ne pas la cogner contre une partie de l’écran.
Franchement, Bono qui part et qui s’accroche à la passerelle, les lumières violettes-roses, la fumée, en plus du fait que UF était mon nouvel amour de U2, magistral. Et puis City qui déboule juste après, une surprise dans le placement, mais pas dans l’apparition de cette chanson (puisque c’est l’hymne d’Obama, elle est en vogue cette année). J’aime vraiment cette chanson, je l’avais un peu perdue de vue parce qu’on écoute plus ou moins tels ou tels morceaux selon les périodes, et là j’ai trouvé formidable qu’elle soit mise juste après UF, avec les parties de l’écran qui clignotaient. Sur City j’étais un vrai gosse.
- Vertigo : City vient à peine de se terminer que voilà l’intro de Vertigo. Le stade est fou, la préfosse est totally « Crazy ». « Un, deux, trois, quatorze ! », et le live d’une des chansons qui marchent le mieux sur scène. U2 est une bête de scène, Vertigo est un monstre dans leur discographie live (si je puis dire). C’est fou ce que cette chanson peut remuer.
J’en peux plus, ma voix faiblit un peu parce que je gueule depuis le début. Vertigo en concert est une chanson orgasmique, tout le monde autour de moi est à fond, fans en tee-shirt-casquette-chaussette-u2 ou pas (oui, il y aussi des gens qui aiment U2 sans en être absolument dingues en préfosse, peu mais il y en a).
- Let’s Dance (snippet) / Crazy Remix : j’ai vécu ce moment super bizarrement. Je ne savais pas que Crazy était remixée alors j’ai eu du mal à reconnaître surtout qu’il y avait eu un peu de Bowie, mon esprit était embrouillé, plusieurs personnes étaient dans mon cas autour de moi. Mais on a vite retrouvé nos esprits et on a pu apprécier Larry et son djembé passer à 1mètre 50 de nous, s’arrêter et jouer.
- SBS : une petite décéption pour moi ce SBS, parce que j’en attendais trop, j’aurais voulu un SBS comme sur le PopMart. Au début j’étais pas en-dedans, et puis sur « broken bottles… » je me rends compte que j’assiste à l’hymne, au Tube avec un grand « T », au titre reconnu mondialement de U2.
Je me laisse aller et apprécie pleinement la version classique. Je trouve la pince très belle en vert, en plus je la pensais en rouge pour SBS, je voyais ça logique, mais c’est mieux en vert.
- Pride : Enchainée à SBS, Pride me rend dingue car ca fait deux énormes classiques de U2 et je suis là. Je suis à pas deux mètres des mecs qui ont pondu ces chansons si connues. Je chante fièrement au nom de l’amour (…).
- MLK / Walk On : Je crois me souvenir que Bono a fait un petit speech là, traduit complètement à l’arrache sur l’écran. J’imagine une fille débordée qui peine à taper sur l’ordi ce qu’elle traduit en panique, ca me fait rire. Et d’un coup MLK qui montre la ferveur des fans qui sont autour de moi : seuls les vrais de vrais connaissent les paroles de MLK.
Je chante doucement, je garde ma voix, j’apprécie le moment un peu calme. Et puis Walk On. Les masques sont mis, mais je trouve que ça tombe un peu à l’eau parce que pas mal de monde s’en est déjà débarrassé et l’a jeté. Je mets le mien, et puis je chante. D’un coup je me rends compte que tout le monde est tourné vers le catwalk, je regarde et vois une vingtaine de personnes qui marchent avec les masques, et s’arrêtent.
Je me souviens très nettement d’un moment pendant qu’ils étaient tournés vers la scène (et nous donc), ils ont enlevé leur masque et on s’est regardé un moment avec une des filles qui était là-haut, quasiment à portée de main, elle avait l’air à la fois gênée, ravie et impressionnée.
En plus elle était très jolie, mais bon… Ils sont partis vers la fin de la chanson, j’ai cherché à accroché son regard une dernière fois, elle a regardé vers la préfosse. Ils avaient tous l’air impressionnés par ce qu’ils avaient vécu, et je les comprends. Je me suis demandé si c’étaient des red zones, comment on les avait choisi…
- Streets : pendant que je me demandais ça, Edge commence un riff bien connu. Je deviens fou, j’ai des frissons partout, je vais enfin vivre Streets en concert ! Mais Bono se met à chanter trop tôt à mon goût, je le suis en regrettant un peu qu’il n’y ait pas eu cette intro à rallonge si belle.
- One : Les lumières sont éteintes, on commence à entonner « 40 », et Desmond Tutu arrive sur l’écran. On suit le speech en se demandant ce qui nous attend. Je pense à Pride, mais vu qu’ils l’ont déjà faite… Je pense alors à WOWY. Et puis ce sont les premières basses d’Adam qui m’indiquent mon erreur : c’est bien One, revoilà un monstre sacré de U2. J’ai déjà oublié Streets, je suis à fond. A la fin, les quatre paddies saluent et s’en vont.
- Le moment de flottement : on crie « U2 ! U2 ! », et puis on se remet sur « How long to sing this song ? ». Le technicien arrive et règle une guitare, il repart.
- UV : Le micro perché descend, les quatre reviennent. Le jour de ma vie, me dis-je quand j’entends UV commencer et Bono arriver avec une veste laser qui va tellement bien avec la chanson, et les rayons rouges qu’il crée grâce à la fumée…
- WOWY : Ferveur générale du stade, on profite à fond et on chante cette chanson qui a l’air d’être chargée sentimentalement pour chacun d’entre nous.
- MOS : Bono prend une voix d’Alien, il raconte n'importe quoi, il se marre, tout le monde est béat. Et voilà Moment, cette chanson géniale qui prend une telle ampleur en live, en fin de concert. Je suis partagé entre la joie d’avoir cette chanson, d’avoir vécu une soirée inoubliable, et le fait que tout cela soit fini. Je profite avec une petite boule au cœur.
La chanson se termine. Le concert est terminé, ils remercient, saluent et quittent la scène. Les lumières se rallument, la foule se précipite déjà vers les sorties. Nous, on est pas du tout pressés, bien au contraire. On laisse partir les gens dans la préfosse, on récupère à boire auprès du « tronc » qui a l’air content que ça se termine et enlève ses boule-Quies devant nous.
On regarde les gens sortir en buvant nos bouteilles d’eau. L’écran est déjà en train d’être descendu, il y a des tonnes de techniciens qui s’affairent déjà pour déplier cette scène extraordinaire. The Claw est vraiment immense. On se dirige tranquillement vers la sortie de la préfosse, puis on va vers la sortie. On est dans les derniers, les escaliers sont libérés.
Je regarde une dernière ( ?) fois cette scène majestueuse et on sort. On retrouve V et I, qu’on avait largué. Ils ont passé une soirée géniale aussi, ils étaient vraiment bien placés. Ils ne nous en veulent pas d’avoir couru comme des dératés, parce que c’est nous les vrais de vrais. On se dit que le RER B sera trop blindé, on décide de suivre les gens qui vont un peu plus loin vers le RER D.
Finalement personne ne sait où est cette ligne, on se perd à moitié dans Saint-Denis, on finit par récupérer la ligne 13 à Carrefour Pleyel (ca fait une trotte !). Elle est blindée aussi, on se glisse dedans. J’ai les oreilles qui sifflent. Je descends avant les autres, je prends un vélib’ pour finir le trajet.
Mes oreilles sifflent et j’ai mal aux jambes, à cause du festival, de la fatigue, de l’attente du concert debout et du concert pendant lequel on a pas arrêté de sauter. Je rentre chez moi, je vais sur l’ordinateur puisque je suis seul pendant ces vacances. Je mets des live à fond chez moi malgré la fatigue. Demain je regarderai des vidéos de « Mon » concert.
Je veux revoir U2, vivre de nouvelles expériences de ce genre avec ce groupe. A bientôt Bono, Edge, Larry et Adam !















