Bono prêt à sauver le monde chez Oprah (4e partie) - U2 France
Accueil / Caritatif / Bono prêt à sauver le monde chez Oprah (4e partie)

Bono prêt à sauver le monde chez Oprah (4e partie)

dimanche 22 septembre 2002 / par Corine/Dead

BONO : Oh, c’était une super idée. Voyons c’était le millénaire, pas vrai ? Ca démarrait !
WINFREY : Ouais.
BONO : OK ? Tout le monde voulait lancer une grande invitation, ok ?
WINFREY : Correct.
BONO : J’aime les fêtes.
WINFREY : Ouais, moi aussi.
BONO : mais personne ne savait vraiment, vous savez...

WINFREY : Quoi faire.
BONO : ...comme, quoi faire. Alors je suis allé voir Bill Clinton et je lui ai dit : ’Regardez, y’a cette idée en ce moment qui est, vous savez saisir cette opportunité d’annuler les vieilles dettes,’ parce que de nombreux pays, vous savez, les plus pauvres des pauvres, nous versent des sommes ridicules chaque semaine.

WINFREY : Ouais.
BONO : Je veux dire, nous sommes impliqués dans le Live Aid.
WINFREY : le Live Aid, ouais.
BONO : Nous avons récolté 200 millions de dollars. Wow ! On a pensé qu’on avait tout épongé. L’Afrique verse 200 millions de dollars par semaine aux pays les plus riches du monde, vous savez, en Europe et en Amérique. Nous avons dit : ’Et bien, vous savez quoi ? Donnons-nous une chance — arrêtons ça et recommençons. Et en fait, vous savez Bush et Clinton s’y sont mis et c’est une chose qu’il faut faire au-delà de la politique.

WINFREY : Mais je pense que les Américains diraient : "Mais combien ça va nous coûter ?" On a laissé tomber leur dette et puis quoi ?
BONO : Bien, vous savez, nous ne — tout d’abord, voici comment faire en sorte que ça marche. Nous devons être fermes sur ce sujet. Ne faisons pas — je ne suis pas un libéral, en passant. Je ne suis pas un hippy avec des fleurs dans les cheveux. Je viens du punk rock.
WINFREY : OK.
BONO : Nous — compris ? ok ?

WINFREY : C’est bon j’ai compris.
BONO : OK ? Alors vous savez, j’ai une organisation — qui — dans laquelle nous sommes impliqués et qui s’appelle DATA.
WINFREY : DATA.
BONO : OK. Et ça signifie dette, sida, commerce. Ce sont les gros problèmes qu’affronte l’Afrique. Mais en retour, l’acronyme fonctionne dans les deux sens — en échange de la démocratie, de la responsabilité, de la transparence — si ces pays africains sont corrompus, s’ils ne jouent pas, ils n’obtiennent pas de pauses.

WINFREY : Dette, sida et commerce. C’est ça.
BONO : Oui. Ils n’obtiennent pas ces pauses. Aussi c’est dur. Aussi ce que vous dites c’est, vous savez, d’où vient la nouvelle démocratie, il y a un bon gouvernement et, vous savez — et ils sont ouverts à la société civile, puis nous disons : ’OK, maintenant nous annulerons vos dettes.’ OK.

WINFREY : Une des choses que je vous ai entendu dire c’est que cette génération se rappellera et on s’en souviendra comme celle de l’Internet...
BONO : C’est exact.

WINFREY : ...la guerre à la terreur et ?
BONO : Et comment nous avons laissé un continent tout entier, l’Afrique, éclater en flammes alors que nous nous tenions tout à côté avec nos jerricans d’eau, ou pas. Et je pense que c’est excitant de faire partie d’une génération qui dit en fait, non, aujourd’hui dans et — avec — le monde est un endroit plus petit, la distance ne peut pas décider de qui est notre voisin à aimer. Vous savez, aime ton prochain. Il n’est plus question de distance. Et one ne peut se permettre de ne pas le faire. Le monde est trop proche, mais là — les feux qui s’allument — en Afghanistan, ils sont à notre porte.

WINFREY : Oui. Ne le savons-nous pas maintenant.
BONO : OK.
WINFREY : Ne le savons-nous pas maintenant.
A venir, l’acteur comique Chris Tucker qui a voyagé avec Bono en Afrique. En fait, Bono affirme que Chris était la vraie rock star du voyage. Tout le monde le connaissait.
BONO : C’est certain.
WINFREY : Et nous parlerons avec Chris Tucker quand nous reviendrons. A tout de suite !

(Pubs)
(Extrait d’une vidéo musicale de U2)
WINFREY : la star du rock ’n’ roll Bono est en notre compagnie. L’homme de spectacle devenu militant est en mission pour que l’attention se porte sur des millions de personnes démunis mourant en ce moment même en Afrique. Et Bono a déclaré dans une récente interview que ’C’était un holocauste de tous les jours. Nous devons toujours nous souvenir de la situation de l’Afrique parce que je pense que l’histoire et Dieu lui-même nous jugera implacablement si nous continuons de l’ignorer.’ Bono a également déclaré que les moments les plus intenses pour lui sur ce voyage a été sa visite dans un orphelinat en Ethiopie, où il a rencontré soeur Bénédicte. MTV a filmé cette visite pour un nouveau documentaire intitulé "The Diary of Bono and Chris Tucker : Aiding Africa," qui sera diffusé sur les ondes de MTV le 9 octobre prochain. Regardez plutôt.

(Extrait du "Diary")
BONO : Quand j’étais gosse je me souviens avoir vu des films avec des nonnes amis je n’ai jamais vu de comparable à soeur Bénédicte. Vous ne pourriez croire que vous pourriez trouver une, je veux dire, belle personne.
O’NEILL : Ma soeur, merci beaucoup pour nous avoir autorisé à venir et à visiter votre maison et votre oeuvre et — et à voir ces personnes.
BONO : Au fond, les rock stars, les vedettes de cinéma, les artistes de hip-hop — je veux dire, nous sommes payés, vous savez, pour faire ce que nous aimons. Vous savez, nous ne sommes pas des héros. ces personnes sont les héros.
Un groupe d’enfants : (ils chantent) (une langue étrangère est parlée)
Soeur Bénédicte (Missionaries of Charity) : Les enfants que vous voyez là, ce sont tous des enfants abandonnés, comme je dis. Ce que nous faisons ici comme travail c’est de prendre soin de ces enfants. Nous les aidons à grandir, à devenir adultes et heureux, des personnes capables de donner de l’amour en retour aux autres. Et nous avons de très bons résultats. D’une certaine façon, ces enfants sont très mûrs.
BONO : cet endroit — combien nous avons été chanceux d’avoir été admis à entrer et à voir ces personnes dans leur faiblesse. Et je vous le dis : la seule excuse est que nous allons essayer et changer leurs vies pour le mieux. Et si nous échouons, puis, nous avons vraiment laissé tomber soeur Bénédicte et nous sommes comportés en touristes au milieu des tragédies de ces personnes.
(Fin de l’extrait)

WINFREY : Je pense que vous avez raison. Je me rends en Afrique à Noël dans des orphelinats et j’ai seulement envoyé une équipe de ma prod. pour qu’elle me ramène un montage. Et je dis que maintenant que nous avons vu, ne rien faire signifie que vous avez été témoin d’une atrocité. Maintenant que vous avez vu, vous devez faire quelque chose pour que ça change.
BONO : le congressiste, Lantos, que j’ai rencontré, m’a raconté, vous savez, qu’il avait été à Auschwitz.

WINFREY : Ouais.
BONO : Il a été prisonnier à Auschwitz. Et il dit que ce qu’ils ne pouvaient croire c’était de voir les gens les regarder s’entasser dans les trains, et en ce moment c’est ce qui arrive. Nous regardons les gens mis dans ces trains. Nous avons les médicaments. Nous avons le savoir-faire. Nous les regardons s’entasser dans les trains. Et je ne veux pas — vous savez, je me souviens avoir demandé à mon grand-père : ’Comment tout ça est arrivé pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Juifs et tout ça ? ’ Et bien, je ne veux pas que mes gosses me demandent : ’Comment as-tu pu laisser mourir 25 millions d’Africains pour la raison la plus stupide qui soit, l’argent ?’ C’est pareil.

WINFREY : Je n’avais jamais entendu cette analogie auparavant. Nous regardons les gens s’entasser dans les trains. Bien, vous disiez —
je pense que ce qui est si frappant c’est quand vous vous rendez dans ces orphelinats et quand vous voyez ces enfants, en dépit du désespoir, beaucoup d’entre eux semblent très heureux.
BONO : Ouais, c’est l’autre chose qu’il faut vous rappeler à propos de l’Afrique, parce que l’Afrique est un endroit séduisant. Je veux dire, en termes de continent c’est un bel endroit. Les gens, comme ces Ethiopiens que vous voyez là, ils sont tellement royaux, vous savez ?

WINFREY : Ouais.
BONO : A chaque coin de rue vous voyez Bob Marley. C’est en tout cas ce à quoi ça m’a fait penser. Et — et simplement — je pense que c’est vraiment important de s’en souvenir.

WINFREY : D’accord.
Chris Tucker a grimpé en haut de la liste du haut du panier des acteurs d’Hollywood avec deux films qui ont cartonné : "Rush Hour" et "Rush Hour 2." Le printemps dernier, Chris a passé du temps avec
Bono— et voici Chris qui passe du temps...
BONO : Maintenant il peut danser ici.

WINFREY : ...et le secrétaire O’Neill durant leur voyage en Afrique. Chris nous a rejoint via satellite de Washington, où il tourne un nouveau film.
Comment allez-vous Chris ?
TUCKER : Hey, Oprah. Comment allez-vous ?

(A suivre !)

Notez cet article (de 1 à 5)

Partagez cet article


Portfolio


Nous Contacter

Le site de la communauté francophone U2. Depuis 1997 avec U2France accédez à l'actualité de U2, des tonnes de ressources, du contenu multimédia en tout genre et une communauté de fans via le forum. Vous trouverez toutes les actualités (news, revues, vintage, divers), les derniers ajouts de notre partie ressources, les discussion du moment sur le forum, ainsi que des extras tels que le son de U2 pour bien commencer la semaine, des albums photos et des fonds d'écran.

  • Adresse: Paris
  • Email: contact [@] u2france.com
  • Facebook: facebook.com/U2France
  • Twitter: twitter.com/u2france
  • Google+: https://plus.google.com/+u2france
  • Visiteurs sur le site : 54

Derniers posts

Instagram widget

go-top