’Quel triomphe...’ - U2 France

’Quel triomphe...’

dimanche 23 août 2009 / par Corine/Dead / Tags:
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Vendredi 17 juillet 2009. Nice - Berlin. Journée de chargement

Voler, voler. Apparemment, de violents orages sévissent sur l’ensemble de l’Allemagne, aussi mon voyage en solo pour Berlin a duré plusieurs de plus que ce qui était prévu. Je me suis envolé de Nice pour l’aéroport de Berlin Tegel via Munich, avec ajournements, retards et autres retenues tout au long du trajet. En milieu d’après-midi, j’ai reçu un texto de Smasher m’informant que certains des camions n’étaient pas encore arrivés à Berlin, en lisant cela je me suis dit qu’il n’y avait pas urgence pour arriver sur place et suis parvenu à adopter une attitude plutôt zen sur ce sujet. J’ai lu le journal, me suis un peu assoupi, ai revu dans ma tête le spectacle, ses points faibles, attendant le bon moment.

Une source de diversion durant ce vol Nice-Munich m’est venue lorsque j’ai compris qu’une américaine bruyante d’une cinquantaine d’années assise juste en face de moi était complètement faite. A l’évidence elle s’était accordée quelques boissons raides combinées à une bonne dose d’automédication. Elle portait des lunettes mangeant la moitié de son visage et son petit fils (je suppose) l’appelait, assis, sans surprise, du côté opposé de l’appareil. Ce jeune homme était un poster enfant pour Generation Duh !, complété par un sweat à capuche, des sous-vêtements ostentatoirement exposés et ajouté à tout ça un énigmatique cocard. Apparemment son nom était Dino il avait largement eu sa dose supportable de sa compagne de voyage, qui l’appelait de l’autre bout de l’avion sans discontinu lui posant des questions auxquelles il était impossible de répondre. ’Deeeee... tu crois qu’on va avoir notre correspondance ?’, ’Deeeee... .tu sais s’il y a des hôtels tout près de l’aéroport de Munich ?’, ’Deeee... pourrais-tu me passer un magazine ?’ Les réponses de Dino restaient invariablement très polies, suivies par un coda marmonné, soigneusement pratiqué, à un volume inaudible pour sa parente. ’Oh, ne t’en fais pas, je suis sûr qu’on va y arriver, (toi foutue idiote), ’Je suis sûr qu’ils font (duh !)’, etc.

Je ne suis pas certain de qui me faisait le plus pitié, jusqu’à ce que l’ancienne rentre en collision avec une hôtesse polie et intelligente de ce vol de la Lufthansa. ’VAN BLONK !’ hurlait-elle, ce qui on le comprend sans peine demandait à l’Allemande quelques tentatives avant de comprendre. Elle lui rapporta une boisson mais comprenant son état, lui refusa d’autres par la suite, lui offrant café ou eau comme substitut. Je vous épargne les détails, mais vous pouvez imaginer comment ça a dérapé. Adultes, hein ? J’espère ne jamais en devenir un.

J’attrapais ma correspondance pour Berlin mais pas mon sac enregistré à mon arrivée à l’aéroport Tegel de Berlin (’comme un aéroport mais plus petit’), j’ai dû remplir une tonne de paperasses avant que l’on ne me présente un kit de survie, une centaine d’euros en liquide et la promesse d’une livraison à mon hôtel un peu plus tard dans la soirée. Après m’être enregistré à l’Hotel Fabulous, j’appelais mes gars au stade qui me dirent que le dernier camion vidéo venait à peine d’arriver. Malheureusement, il s’agissait du camion qui contenait certaines des pièces les plus vitales, aussi il n’y aurait rien à faire avant les premières heures du jour. Comme substitut au boulot, je décidais de partir dîner, rencontrant Joe puis Ned en chemin. Nous voilà donc partis, trois joyeux compères au Grill Royal. On nous avait assuré que pour l’heure, c’était l’endroit incontournable à Berlin, aussi imaginez mon amusement en arrivant sur place et en constatant que c’était exactement le même endroit où nous avions atterri après la cérémonie des Echo Awards, en février dernier, là même ou Bono et Michael Mittermeier avaient fini sans chemise.

Super dîner avant de rentrer à l’hôtel. En février, je n’avais pas remarqué que ce restaurant se situait sur Friedrichstrasse (rue Frédéric), juste à côté de l’U-Bahn (métro) station. Avant la chute du mur, c’était la station ouverte comme point de transfert entre les deux lignes de Berlin ouest, mais les sorties à l’air libre étaient bloquées et défendues par des gardes armés, pour si quelqu’un avait la bonne idée de passer à l’ouest. Quelle différence vingt ans plus tard. De retour à l’hôtel, toujours aucun signe de vie de mon sac, je me connectais au lien interne fourni par la Lufthansa. Apparemment mon sac se trouve maintenant à Hambourg, en raison d’une erreur d’affectation à Nice et il devrait arriver à Tegel demain matin à 7 h 50, ce qui réduit substantiellement mes options de garde robe pour demain. J’espère simplement que mon sac passe du bon temps à Hambourg, s’ébattant probablement sur le tapis roulant avec le sac à dos de Dino.

Samedi 18 juillet 2009. Berlin. Journée de concert

Je me suis réveillé en apprenant qu’à présent mon sac se trouvait quelque part dans Berlin, apparemment (NDLT : Willie affectionne particulièrement les "apparemment" dans ce billet ;-)), bien que son statut hôtel soit actuellement inconnu. Je remettais mes dessous fétides de la veille et sautait dans le van direction le génial stade Olympic. Quel triomphe que ce lieu - exemple brillant de comment amener un bâtiment historique dans le 21e siècle tout en retenant l’essence de son architecture originale (tout comme ça n’a pas été fait pour le stade de Wembley). Ma partie préférée est le toit. Ils sont parvenus à installer un profond, toit en porte à faux soutenu par seulement 24 mâts, chacun occupant l’espace d’un siège dans la tribune. Et il abrite tous les éclairages du stade à l’intérieur de sa structure. Impressionnant.

Notre structure scène est absolument fantastique en ce lieu aussi tout le monde a-t-il réagi comme des dingues. je suis également parvenu à m’extraire du clocher de l’autre côté du champ de course pour avoir une vue aérienne. C’est devenu une sorte de tradition pour moi chaque fois que je fais un spectacle à l’Olympic ou au Waldbuhne tout proche. Ce clocher est là depuis les JO de 1936 mais depuis la tournée Vertigo, il a été rénové et contient à présent un centre pour visiteurs avec l’histoire des jeux de 1936. Ils y vendent également une sorte de glace au chocolat sur un bâtonnet appelée ’Nogger’, aussi chacun monte pour sa Noggers chaque fois que nous venons ici.

La vue d’en haut était cette fois particulièrement bonne puisque la tour fait face à ce qui est habituellement l’arrière de la scène, mais bien entendu, la scène à 360° est équitablement photogénique tout autour. C’était simplement délicieux de la voir trôner là dans le fossé au dessus du site de la flamme olympique. Encore un concert super avec les débuts pour 2009 de ’Stay’ interprétée dans la ville pour laquelle elle a été composée, ce qui n’est pas passé inaperçu de ses résidents. De retour à l’Hotel Fabulous, je retrouvais mon sac et des sous vêtements propres, au grand soulagement de l’ensemble de la troupe de la tournée.

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