U2 à propos de son titre pour Nelson Mandela (Exclusive Video) - U2 France
Accueil / Cinéma / Théatre / Academy Awards / U2 à propos de son titre pour Nelson Mandela (Exclusive Video)

U2 à propos de son titre pour Nelson Mandela (Exclusive Video)

samedi 22 février 2014 / par Corine/Dead / Tags:

"Nous nous sentions vraiment concernés par ce qui se passait en Afrique du sud", affirme Bono du groupe irlandais, qui a participé à un concert contre l’Apartheid à la fin des années 1970, alors que lui-même, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen, Jr. n’avaient pas vingt ans.







par Scott Feinberg

Cela surprendra surement nombre d’entre vous d’apprendre que les quatre membres de la formation rock irlandaise U2Bono (chant et guitare), The Edge (guitare, clavier et chant), Adam Clayton (basse) et Larry Mullen, Jr. (batterie et percussions), nommés à l’oscar dans la catégorie "Meilleure chanson originale" avec "Ordinary Love", au générique de Mandela : Long Walk to Freedom — compose et interprète de la musique sur l’Afrique du sud depuis la fin des années 1970, alors qu’ils n’avaient pas encore vingt ans. J’en ai appris autant que ça la semaine dernière au cours d’une conversation candide et fascinante avec nos rockeurs irlandais à New York, vidéo que The Hollywood Reporter est heureux de partager avec vous en exclusivité dans ce post.

"Très tôt, nous avons compris que la musique consistait bien plus qu’à simplement se lâcher et que nous pourrions en fait — peut-être — faire une petite différence", de confier Mullen. Aussi, lorsque notre quartet — que The Edge qualifie de "le groupe d’enseignement secondaire qui a juste continué" — a entendu parler de Nelson Mandela et de l’Apartheid, il a décidé de passer à l’action en donnant un concert pour protester contre la ségrégation et la discrimination institutionnelles qui avaient lieu à l’autre bout du monde.

Pourquoi s’en souciant-ils ? "Nous nous sentions vraiment concernés par ce qui se passait en Afrique du sud", d’expliquer Bono. "Les Irlandais sont très conscients de ce que les courants politiques — effectivement la politique mondiale — peuvent affecter leur propre existence. Par exemple, tout le monde sait que l’intérêt que nous portons aux économies en voie de développement du monde est dû au fait qu’il n’y a pas si longtemps que cela, nous en étions une. Et nous nous intéressons à la lutte contre l’extrême pauvreté car nous en avons nous-mêmes été victimes. Et nous comprenons ce qu’est la famine — elle a coûté la vie à la moitié de la population de notre pays."

Après avoir étudié et voyagé en Afrique au cours des années 1980 — en trouvant des missions pour appuyer les faits, pour lever des fonds et attirer l’attention au travers de la musique (voir l’album "The Sun City") et dans certains cas (comme celui de Bono), y être même allé en lune de miel personnelle — les membres du groupe se sont réjouis lorsque Mandela a été libéré de prison en 1990 et enchantés qu’il ait souhaité les rencontrer et travailler avec eux dans l’Afrique du sud post apartheid.

Le groupe, honoré de connaître Mandela, est bientôt devenu bon ami avec le dirigeant sud africain, qui a vu comment il pourrait l’aider à répandre la parole pour la paix et la compréhension. "C’était quelqu’un de très sensible et, évidemment, c’est cette même sensibilité à laquelle il a fait appel pour démanteler l’apartheid. Ce n’était pas seulement sa force, c’était sa sensibilité", de poursuivre Bono. Et The Edge d’enchérir : "Nous nous sommes rendus à Robben Island avec M. Mandela lorsque nous étions en sur place, et le simple fait de voir cette cellule dans laquelle il avait vécu pendant tellement d’années c’était vraiment bouleversant, de comprendre que lorsqu’il y est entré, il pensait ne jamais en sortir."

L’été dernier, Harvey Weinstein, une autre connaissance de l’industrie du spectacle de Mandela et ami de U2 depuis qu’il était promoteur de concerts au début des années 1980, a approché le groupe, à la demande de Anant Singh et du réalisateur Justin Chadwick, pour savoir s’il composerait une chanson originale qui irait avec Mandela : Long Walk to Freedom, une version pour le grand écran de la propre autobiographie de Mandela. Nos quatre Dublinois n’avaient pas sorti de musique originale depuis des années — de 2009 à 2011 ils avaient parcouru le monde pour la tournée à 360° de U2, la plus grosse recette de l’histoire de cette industrie, et rentraient enfin chez eux lorsque Weinstein a appelé avec son offre, qu’ils ne pouvaient refuser. Comme le dit The Edge : "Il nous a fallu respirer un grand coup car nous avons compris qu’en fait cela allait semer la pagaille dans d’autres domaines de notre boulot. Mais cela faisait partie de ces trucs que nous nous devions de faire, voyez-vous, en raison de notre connexion."

Singh a envoyé à Bono des copies des lettres d’amour écrites par Mandela à sa femme Winnie alors qu’il était prisonnier. Et notre chanteur de poursuivre : "Lire ses lettres était vraiment un régal. On comprend que c’était cette espèce d’amour extraordinaire mais, en fait, l’amour extraordinaire est le thème de films, de livres, de romans et de chansons, peut-être que le plus important est l’amour ordinaire — ces choses simples que les gens font... et qu’eux ne pouvaient pas faire. Ils avaient cette passion grosse comme leur pays, leur continent, mais en fait, lorsqu’il est sorti de prison, ils n’ont pas su comment gérer l’ordinaire, le côté intime."

C’est pourquoi la chanson composée par Bono qui "devait toujours être à la fin [de ce film], après la scène au cours de laquelle [Mandela] se lève, s’avance et que ces personnes qui étaient ses ennemies le saluent" — que notre chanteur considère comme "l’un des plus beaux instants du siècle dernier" — n’est pas le morceau entraînant pour lequel il avait été originellement sollicité, mais plutôt une vision honnête de ce que Mandela a dû penser à cet instant, intitulé "Ordinary Love". Et Bono d’élaborer : "Il disait qu’il avait remporté la plupart de ses batailles — [même] si cela lui avait coûté vingt-sept ans de sa vie — mais qu’il avait perdu en amour, il avait perdu sa femme et cela le rendait profondément triste. C’est ce que nous voulions pour cet instant, qu’alors qu’il sortait, subsiste cette douleur de l’amour perdu."

Le groupe insiste sur le fait que la mort de Mandela le 5 décembre dernier — moins d’une semaine après que le single de U2 soit sorti pour le public — ne met pas fin à sa relation avec l’Afrique du sud. Le mot de la fin revient à The Edge : "Nous avons passé des moments merveilleux dans ce pays. C’est un pays absolument magnifique. Je pense que c’est une période charnière et, qu’en nous quittant, M. Mandela l’a laissée aux mains de ceux qui ont quelque intérêt pour son héritage, pour qu’ils fassent un pas en avant et s’assurent vraiment que toute cette belle ouvrage qu’il a accomplie ne soit pas perdue. Et notre volonté est assurément de faire tout ce que nous pouvons en ce sens."

JPEG - 162.7 ko
Notez cet article (de 1 à 5)

Partagez cet article


Voir en ligne : The Hollywood Reporter

Toutes les versions de cet article : [English] [français]


Nous Contacter

Le site de la communauté francophone U2. Depuis 1997 avec U2France accédez à l'actualité de U2, des tonnes de ressources, du contenu multimédia en tout genre et une communauté de fans via le forum. Vous trouverez toutes les actualités (news, revues, vintage, divers), les derniers ajouts de notre partie ressources, les discussion du moment sur le forum, ainsi que des extras tels que le son de U2 pour bien commencer la semaine, des albums photos et des fonds d'écran.

  • Adresse: Paris
  • Email: contact [@] u2france.com
  • Facebook: facebook.com/U2France
  • Twitter: twitter.com/u2france
  • Google+: https://plus.google.com/+u2france
  • Visiteurs sur le site : 36

Derniers posts

Instagram widget

go-top