U2 lance une garden party - U2 France

U2 lance une garden party

dimanche 24 juin 2001 / par Corine/Dead

Le formulaire d’inscription de U2 pour le boulot de meilleur groupe au monde est revenu estampillé de la mention “approuvé”.

Des questions ? ben alors, demandez aux 20 000 fans qui ont balance au rythme des accords de la musique des 4 paddies l’autre dimanche soir, le 17 juin, au Madison Square Garden. Le quartet dublinois ramenait sa tournée Elevation à New York pour leur premier concert en ces lieux saints depuis 4 ans. Un habile mélange expert de standards tels les "With or Without You" ou "Bad" avec les nouveaux titres du dernier album "All That You Can’t Leave Behind," le groupe a présenté une expérience de concert de l’avant – on pourrait même se risquer à l’ivresse et dire élévatrice !

A partir du moment où ils se sont lies physiquement à la scène pour jouer le titre même de leur tournée jusqu’au final quelque deux heures plus tard, les vétérans du rock ont joué comme si leur vie toute entière en dépendait.

Avec les lumières de la sale à leur zenith, le groupe a traversé la foule et s’est enchaîné à une scène dépouillée, ceinte d’un podium en forme de coeur. Envolée la folie des Trabant (NDLT : marque personnelle de la caisse de Stain) … les voitures de la tournée Zoo-TV, et la dérangeante Pop arche genre logo McDo (NDLT : pas amatrice de pop la demoiselle apparemment … bon voyons, ce qu’elle a à dire pour sa défense !). Pas de belly danseuses (NDLT : ça par contre c’est pas cool … j’adore les belly danseuses moi, quand je serais plus grande je veux être belly danseuse et me marier avec EDGE na !!), pas de citrons (NDLT : non mais bientôt une volée d’injures de ma consoeur Stain), pas de costumes en lamé argent, et surtout pas de personnages ennuyeux comme MacPhisto (NDLT : damned … pourvu que Stain ne lise pas cette news … ça va saigner !!!). Simplement 4 mecs sur scène – un groupe garage, assumant que le garage en question est une véritable collection de jaguars (NDLT : jolie métaphore madame, mais je ne suis pas sure que ça suffise à calmer Stain … elle va te sortir sa collection de uzis elle !!).

EDGE, portant un T-shirt avec des sequins estampillé du chiffre 2 (NDLT : merci pour l’info ça va aller dans mon article sur sa collection de tee-shirts tournée Elevation … hey hey !), a joué de ses accords déchirants et envoûtants qui sont sa signature avec plaisir (en espagnol dans le texte « gusto »), alors que Lord Clayton, décontracte et en retrait comme à son habitude, assurait la partie impeccable guitare basse, Junior, dont le temps ne semble pas avoir d’emprise dessus, nous a régalé de quelques moments hautement percutants notamment sur "Sunday Bloody Sunday" et "Desire," à la batterie.

Bono a utilisé le podium tout au long du spectacle, tantôt courant, tantôt nageant, tantôt sautant et à l’occasion même s’allongeant sur son dos. Pour "Until the End of the World," EDGE et Bono ont engagé un semi corps à corps, avec Bono lançant furieusement des coups de pieds en direction de la guitare d’ EDGE. La poignée d’écran vidéo en fond de scène fut utilisé avec parcimonie mais avec ô combien d’efficacité : la silhouette d’une danseuse "Mysterious Ways," et pour la signature en rouge de la manchette en arrière qui titrait "Where the Streets Have No Name."

Bono semblait en parfaite osmose avec le public et ne faire plus qu’un, rejoignant constamment la foule, jouant avec elle (NDLT : euh … ça fait un peu chien fou comme commentaire ça madame la journaliste !). A un certain moment il s’est même lance d’un coin du podium pour se laisser porter en triomphe par la foule. Ce désir pour un contact physique remonte au moment des concerts des tous débuts du groupe, au cours desquels il se balancer dans le public, au grand dam de ses comparses. Comme ça le faisait d’ailleurs pour avec le personnel de la sécurité, méchamment nerveux à l’idée d’un Bono un peu trop désireux d’entrer en contact son public d’adorateurs.

Pour une raison quelconque – appelez ça une crise du milieu de son existence ou peut-être une réunion scolaire de retrouvailles – Bono semble focaliser sur la fuite du temps. 20 ans fut un thème récurrent au cours de cette soirée.

"Il y a 20 ans, nous sommes venus en Amérique et avons joué dans des venues comme le Mudd Club et le Ritz," se souvient Bono.

"Un soir on a joué pour tout juste 11 personnes. Mais on a joué comme si nos vies toutes entières en dépendaient."

Cette obsession de Bono pour le mi-parcours est tout à fait compréhensible. 20 ans en arrière c’est un sacré bout de temps dans la vie de n’importe quel groupe surtout si l’on veut rester au sommet. Toute une génération a vieilli depuis que U2 a pratiqué son rock séminal avec son concert en 1983 intitulé "Live at Red Rocks," et le groupe rivalise pour capter l’attention en compagnie d’artistes aussi divers et variés que Britney Spears, Limp Bizkit ou bien encore Destiny’s Child. Et, comme le faisait si justement remarquer Paul Simon, chaque génération envoie ses propres héros au sommet des charts.

U2 a reconnu cette vérité non controversée en octobre dernier en apparaissant dans le show télé de MTV destine aux ados, intitulé “TRL”. La question qui flottait dans l’air était : U2 était-il toujours en mesure de déclencher la flamme.

Demandez et l’on vous répondra.

"C’est ainsi que nous jouerons ce soir” a-t-il lancé à la foule dans un rugissement du public, "comme si nos propres vies en dépendaient."

Il n’y avait pas assez de temps dimanche soir pour bavarder. U2 était un groupe emprunt d’une mission. Evidemment, piqué au vif par la tiédeur des fans et les réactions des critiques en 1997 sur leur album "Pop" et sur leur tournée PopMart, ils se sont rapidement remis au travail.

Une des choses qu’ils n’ont pas laissé en arrière est elur sens de l’humour. Pilonnant le foyer de son thème des vingt ans, U2 a fait jouer par son DJ les mesures d’ouverture de "Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band," très peu de temps avant de prendre d’assaut la scène. Pour les fans non-Beatles qui s’y trouvaient, voici comment commence la chanson "It was 20 years ago today/Sgt. Pepper taught the band to play./They’ve been going in and out of style…" [C’était il y a vingt ans aujourd’hui / Le sergent Pepper apprenait au groupe à jouer / Ils ont continué entrant et sortant des modes ….]

Des numéros époustouflants dont le fameux "Sunday Bloody Sunday," au cours duquel Bono a accepté un drapeau irlandais que lui offrait l’un des membres du public et l’a déroulé tout autour du podium.

"J’aime mieux m’allonger par terre," dit-il énigmatiquement.

La set list incluait certaines des meilleures chansons du large catalogue du groupe, rejoignant un couple de décades du défi de la jeunesse de "I Will Follow," et retraçant leur évolution de "Boy" – le nom de leur premier album – aux hommes.

Les chansons de ATYCLB, incluant "Beautiful Day," "In a Little While" et "Kite" convenaient parfaitement au spectacle, bien que le meilleur, de loin, fut le sublimissime "Stuck in a Moment You Can’t Get Out of." Bono et EDGE ont mêlé leurs voix de façon splendide alors que la chanson s’élevait dans un glorieux crescendo sur son verset final "And if your way should falter/Along this stony path …" (et si ta manière devait chanceler, le long de ce sentier pierreux …)

Connu pour être un groupe aux opinions politiques particulièrement fortes, U2 ne pouvait décemment résister à la tentation de faire quelques grandes déclarations. Un "Bullet the Blue Sky" réorganise fut introduit par un refroidissant clip du porte parole de NRA, Charlton “ben Hur” Heston discourant sans fin sur les armes, ni bonnes ni mauvaises, alors que clignotaient des images de cadavres et de violence par les armes à feu sur les écrans vidéo.

Une déclaration, qui parut quelque peu déplacée, fut l’hommage que rendit Bono au manager du groupe Paul McGuinness, qui fêtait son anniversaire. McGuinness était assis avec les célébrités du jour, notamment Prince qui arborait le mot "slave" (NDLT : esclave ? il travaille pour la trad. team d’Abel ou quoi ?) sur la joue.

"J’ai demandé à Prince pourquoi il avait écrit ce mot sur son visage," déclarait Bono.

Une implication politique dans l’inégalité raciale américaine ? Une référence ironique à sa vie amoureuse ? (NDLT : très fort Bono !) … Nan !

"Prince m’a dit qu’il ne possédait plus son propre monde," expliquait Bono. "Que les grosses compagnies le possédaient.

"Mais, merci à Paul McGuinness, ceci n’est pas arrivé à U2," a-t-il croassé. "Nous possédons les grosses compagnies !"

La réponse des fans s’est manifestée par une tiédeur caractérisée. Mais, hé, laissons ça au corporatisme de la finance.

Bien que cette soirée comportait des chansons de chaque étape du développement du groupe, U2 semblait quelque peu ambivalent à propos de son expérience "Pop". Ils ont laissé de côté leurs deux succès sur cet album : "Staring at the Sun" et "Discotheque," optant au lieu de cela pour le beaucoup plus obscure "Gone." Surprenant fut également l’absence de l’omniprésent "The Sweetest Thing." (NDLT : j’espère qu’ils nous ferons aussi à nous cette giga surprise parce que Sweetest thing ça le fait qu’à Ali … (] ;-D …) D’autres omissions nous sont également restées en travers : qui ne voudrait échanger "Desire" avec "Ultraviolet" ? Le plus que parfait "Pride [In the Name of Love]" avec "Trip Through Your Wires" ou bien enfin "All I Want Is You" pour "Running to Stand Still" ? (NDLT : euh ! madame la journaliste on peut pas avoir les 6 plutôt qu’un échange aussi douloureux ?).

Pourtant au Panthéon des concerts de U2, celui-ci était proche du sommet. Les mecs sont de retour en ville et de nouveau sur la carte et ils veulent que tout le monde le sache. Les deux concerts de jeudi 21 et vendredi 22 juin 2001 au Meadowlands dans le New Jersey, se sont vendus à guichets fermés depuis des mois. Un bon conseil aux fans suffisamment désespérés pour acheter aux revendeurs : de nombreuses personnes se sont fait dépouillés au Madison Square Garden dimanche dernier, en payant des fortunes pour des billets contrefaits.

Une Lisa éjectée de Westchester a dit avoir payé $ 400 pour deux billets qui s’avérèrent être faux.

Mais, elle était toujours pleine d’espoir alors qu’elle observait quelqu’un d’autre en vendre des supplémentaires.

"J’adore ce groupe," dit-elle. "ce n’est pas comme s’ils venaient par ici tous les ans ou quelque chose comme ça. C’est particulier."

A en juger par le concert de dimanche soir, pas étonnant qu’ils aient le boulot.

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