Le vol de U2 vers le présent (Turbulences incluses) - Part II - U2 France
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Le vol de U2 vers le présent (Turbulences incluses) - Part II

dimanche 3 mai 2015 / par Corine/Dead / Tags:

par JON PARELES

Photos : Todd Heisler/The New York Times

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Un écran vidéo avec Bono.

Un mois après sa sortie, Apple annonçait que quelque 26 millions de personnes avaient téléchargé dans son intégralité l’album. Mais ce que U2 et Apple considéraient comme un cadeau — Apple a largement payé Universal pour distribuer "gratuitement" l’album — a été traité par une réaction rapide de la blogosphère comme un spam, une intrusion dans les objets personnels connectés et un exercice abusif de pouvoir par un groupe de rock suffisant et un géant de la technologie. U2 s’est alors fendu d’une vidéo interview d’excuses partiales via Facebook, dans laquelle Bono qualifiait cette sortie d’album comme “un soupçon de mégalomanie, une touche de générosité, une pointe d’autopromotion et une crainte profonde que ces chansons dans lesquelles nous avons versé nos existences au cours de ces dernières années pourraient ne pas être entendues. Le bruit ne manque pas là dehors. Je suppose que nous avons dû, nous aussi, être un petit peu bruyants pour qu’on nous remarque.” Apple offrait, quant à elle, un outil pour supprimer l’album d’un simple clic.

Aujourd’hui, Bono s’épanche sur le sujet : “Je pense qu’Apple et nous-mêmes avons subi cette virulente réaction plus particulièrement ciblée vers les Grosses Technologies qui en savent trop sur nous. Mais, en fait, Apple n’était pas intéressée par les moindres recherches que vous ayez jamais effectué — elle ne s’intéressait qu’à notre musique, aussi était-ce injuste de lui sauter à la gorge avec autant de véhémence. Et, en tant que membre défenseur d’Amnesty International, et de tous les crimes contre les droits de l’Humanité, je pense que c’est une sorte de mail indésirable s’il figure en tête de votre liste ou ne serait-ce qu’à mi-parcours, la vie est vraiment fantastique.”

Kevin Weatherly, vice-président de la programmation sur CBS Radio et directeur des programmes sur KROQ à Los Angeles, prédit : “Cette tournée va générer un très gros intérêt. Lorsque tout sera dit et fait, les gens vont revisiter cet album. La qualité remportera la donne.”

Malgré le cadeau, les ventes physiques de la version “deluxe”, qui comprend quelques titres supplémentaires, débarquée en octobre, l’album figure bien dans le Top 10 de Billboard. Nielsen SoundScan a tablé sur les ventes de 101 000 exemplaires de “Songs of Innocence”. Mais la poursuite de la promo de cet album a dû être abruptement interrompue en novembre, juste avant que U2 ne prenne résidence une semaine durant dans l’émission “The Tonight Show Starring Jimmy Fallon” et n’annonce la tournée qu’il avait programmée depuis 2013. Cela correspondait à l’accident de bicyclette de Bono dans Central Park… un grave accident qui a entraîné de nombreuses fractures (épaule, coude et main) ainsi qu’un sévère dommage à l’œil. “Je pensais vraiment que ma tête était plus résistante que n’importe quelle surface avec laquelle elle entrerait en contact, mais ce n’est plus le cas”, de confier Bono en coulisse. “Je ne suis pas tombé d’une Harley-Davidson. Je suis tombé de vélo et me suis brisé en mille morceaux. Je n’en suis pas fier.”

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Le group après une répétition.

Sur la scène du coliseum, Bono travaille l’espace avec l’assurance d’un chanteur leader de longue date, utilisant souvent sa main gauche pour s’emparer du micro ou pointer un doigt vers le ciel. Mais il est toujours en période de convalescence. “J’ai l’impression que c’est la main de quelqu’un d’autre”, explique-t-il. Il montre son 4e doigt courbé et son petit doigt avant de poursuivre : “Je ne peux pas les plier, et cette partie” — il indique une autre région de sa main — “est un peu comme de la rigueur cadavérique. Mais ils m’ont dit que les nerfs guérissaient à la vitesse d’un millimètre environ par semaine, aussi, dans environ treize mois, je devrais être fixé et savoir si ça re-fonctionnera.” Il fait un geste vers son avant-bras et son coude. “Tout est engourdi ici et, là, c’est du titanium. L’épaule va mieux, le visage aussi.”

Il lève de nouveau la main : “mais, c’est la partie difficile pour moi car je ne peux pas jouer de la guitare”, enchérit-il en jetant un œil aux autres membres de son groupe. “Ça ne semble pas les contrarier”, ajoute-t-il dans un demi sourire.

La semaine dernière, U2 explorait sa nouvelle installation en salles tandis que son équipe de production s’essayait à des effets vidéo et autres, suivis par des réunions où la moindre possibilité était disséquée : une section cordes pour des balades ? Des images vidéo ou des champs colorés ? Comment réduire une set toujours plus considérable ? Bono assurait la plupart des discussions mais il était évident que U2 était déterminé à bosser par consensus, chacun pesant respectueusement les idées de l’autre. “Les chansons sont le patron. Elles nous disent ce qu’il faut faire et le disent à toutes les personnes à l’intérieur de ce bâtiment”, de préciser the Edge au cours d’une réunion dinatoire. “Il nous suffit de décrypter ce que nécessitent les chansons et de faire ce qu’elles nous disent.”

L’idée de départ était d’œuvrer sur deux concerts totalement différents, mais U2 s’inquiétait de voir les fans délaisser les bases ou qu’ils puissent penser que le second concert pourrait être meilleur que le premier. Jusqu’à la semaine passée, il avait programmé une première partie relativement fixe et une seconde variable — séparées, pour la première fois sur une tournée de U2, par un entracte. Le groupe prévoit également de travailler sur l’ensemble de la salle. S’étendant sur la quasi surface au sol du coliseum, la triple plateforme de U2 : une vaste scène rectangulaire (une bande qui pourrait s’éclairer en “I” pour Innocence), une plus petite ronde (figurant le “e” d’experience) et, entre les deux, une passerelle suffisamment large pour devenir la troisième scène, parfois prise en sandwich entre des écrans vidéo LED. “Ici, ils sont dans une salle et nous voulons qu’ils soient sur les genoux du public”, d’expliquer Es Devlin, le designer de la production, qui a également œuvré sur les tournées de Kanye West et Lady Gaga.

(à suivre)

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Voir en ligne : The New York Times

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