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Les Etats-Unis, mauvais élève de l’aide au développement

lundi 18 mars 2002 / par Dom

Alors que George W. Bush a annoncé une augmentation de 5 milliards de dollars d’ici à 2005, les Etats-Unis demeurent le mauvais élève de l’aide au développement.
L’annonce par le président américain, George W. Bush, d’une augmentation de 5 milliards de dollars d’ici à 2005 de l’aide publique au développement (APD) est loin de combler le retard américain en la matière, affirment économistes et organisations non gouvernementales (ONG) à Washington.

"Cela laisse quand même les Etats-Unis au dernier rang des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d’aide au développement", affirme Phil Twyford, de l’ONG Oxfam USA.

Il se félicite toutefois de l’initiative américaine, reconnaissant qu’elle a pris beaucoup de monde par surprise. "C’est un engagement très clair des Etats-Unis pour atteindre les objectifs du millénaire, c’est une véritable percée", affirme-t-il.

Ces objectifs, retenus par les Nations unies en 2000, visent à réduire d’ici à 2015 de manière drastique la pauvreté, assurer une éducation pour tous, renforcer la sécurité, lutter contre le sida et protéger l’environnement.

Dans une étude publiée juste avant l’annonce, jeudi 14 mars, du président Bush, le Centre pour le développement mondial (Center for Global Development) affirmait que les engagements des Etats-Unis pour l’APD dans leur budget 2003 étaient parmi les plus faibles depuis la seconde guerre mondiale.

Avec 11,6 milliards de dollars (soit 0,55 % du budget total), elle représentait une baisse de 15 % par rapport aux niveaux enregistrés dans les années 80.

Les 5 milliards de dollars promis par M. Bush vont corriger un peu la balance mais laisser les Etats-Unis solidement ancrés à la dernière place des pays de l’OCDE avec 0,10 % de leur produit intérieur brut (PIB) consacrée à l’APD pour 1,06 % au Danemark, 0,80 % pour la Norvège et 0,32 % en France et au Royaume-Uni.

Par cette annonce, le président Bush veut parer les coups qui lui étaient destinés lors de la conférence des Nations unies sur le financement du développement à Monterrey, où il sera lui-même présent.

"Le débat entre les Etats-Unis d’un côté et la Banque mondiale et les Européens de l’autre était complètement polarisé et c’est une bonne chose que l’administration américaine ait choisi une position de compromis pour se sortir des cordes. Nous commencions à avoir très peur que la conférence de Monterrey soit un désastre complet en raison de l’opposition entre les deux parties", affirme Phil Twyford.

Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, souhaite un doublement dans les cinq prochaines années des montants consacrés à l’APD par les pays riches pour la porter à 100 milliards de dollars, la somme qu’il considère nécessaire pour atteindre les objectifs du millénaire.

"Ce que le président Bush et les Européens ont proposé est encore très loin du compte", souligne le responsable d’Oxfam USA.

L’argent américain s’accompagne également de conditions que les pays en développement devront remplir s’ils veulent le recevoir avec notamment une bonne gestion des affaires publiques et la fixation de "critères objectifs" pour mesurer les progrès accomplis.

Cette "conditionnalité" suscite l’opposition de plusieurs organisations dont "Jubilee", qui, regroupée autour du chanteur de rock Bono du groupe U2, milite pour l’annulation de la dette des pays pauvres.

Bono était présent aux côtés de M. Bush lorsque celui-ci a annoncé l’augmentation de l’aide. "La conditionnalité doit partir du bas vers le haut et ne pas être imposée par la bureaucratie de Washington", où se trouvent également les sièges de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), a-t-il affirmé dans un communiqué.

Jubilee regrette également que le président américain n’ait pas évoqué l’annulation de la dette.

"Même si les PVD à compter d’aujourd’hui arrêtaient de s’endetter, le paiements des intérêts sur la dette qu’ils supportent déjà va couler le navire de l’aide au développement avant même qu’il ne quitte le port", a déclaré Marie Clarke, coordinatrice de Jubilee USA.

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